Tête, cœur, corps : l’art de ressentir

Grâce à l’estampe Un faux mouvement de l’artiste Guy Langevin et au regard de la psychologue Stéphanie Gauthier, vos élèves apprendront à décoder leurs émotions, à mieux les comprendre, à les réguler et donc… à mieux se connaître eux-mêmes! 

Description

Dans cette activité, les élèves sont invités à analyser l’estampe Un faux mouvement de Guy Langevin et à exprimer, à partir de trois axes – tête, cœur, corps – ce que l’œuvre fait résonner en eux. Ce court exercice sert de tremplin sensible au visionnement de la capsule vidéo de la psychologue Stéphanie Gauthier, qui présente de façon accessible les émotions, leur fonction et leur expression.

Inspirée de l’art-thérapie, l’activité propose des techniques simples pour reconnaître, exprimer et réguler ses émotions, en favorisant une démarche personnelle et créative liée à l’estime de soi.

Durée : 60 à 75 minutes (1 période) 

Préparation du personnel enseignant

Matériel à prévoir le jour de l'activité : 

Pour l’enseignant ou l’enseignante : 

  • Accès à l’estampe de Guy Langevin Un faux mouvement
  • Accès à la capsule vidéo de Stéphanie Gauthier 

Pour chaque élève : 

  • 2 feuilles blanches et 1 crayon

Objet culturel rattaché

LANGEVIN, Guy, Un faux mouvement, estampe (pointe-sèche), 60 x 45 cm, Trois-Rivières, Atelier Presse Papier, 2003.

Pour en savoir plus sur cet objet culturel, consultez la page qui lui est consacrée sur la plateforme BAnQ dans ta classe.

Déroulement

1. Projeter l’estampe Un faux mouvement de Guy Langevin dans la classe. Présenter rapidement l’artiste et sa technique : la manière noire (voir la fiche de médiation). 

2. Inviter les élèves à observer l’œuvre quelques minutes. 

3. Demander aux élèves de tracer sur une feuille trois zones, ou simplement d’écrire dans trois sections différentes : 

  • Dans ma tête
  • Dans mon cœur
  • Dans mon corps 

4. Inviter les élèves à remplir les zones en répondant à ces trois questions : 

  • Dans ma tête : Quel souvenir, pensée ou image me vient en tête spontanément quand je regarde cette œuvre?
  • Dans mon cœur : Quelle émotion est éveillée en moi, ou évoquée par cette œuvre?
  • Dans mon corps : Est-ce que je ressens quelque chose physiquement en lien avec ce que je vois? 

5. Proposer de mettre les réponses en commun. Poser les questions suivantes : 

  • Y a-t-il une émotion ou sensation qui est revenue souvent parmi les réponses?
  • Y a-t-il eu des réponses très différentes? Des réactions inattendues?  

6. Présenter rapidement Stéphanie Gauthier : « Psychologue et chercheuse, elle explique le rôle des émotions et propose deux petits défis inspirés des techniques d’art-thérapie, à faire pendant le visionnement. » 

7. Visionner la capsule vidéo de Stéphanie Gauthier (17 min) ci-dessous. Pendant le visionnement, inviter les élèves à : 

  • Prendre des notes;
  • Participer aux deux défis proposés par Stéphanie.  

8. Faire un retour réflexif en classe et poser les questions suivantes :  

  • Quelle idée ou conseil de Stéphanie t’a marqué?
  • Quel défi t’a semblé le plus difficile ou le plus surprenant? Explique pourquoi.
  • Ton regard sur l’estampe a-t-il changé après le visionnement de la vidéo? 

Intentions pédagogiques

  • Favoriser la reconnaissance et la compréhension des émotions à travers une œuvre d’art.
  • Développer la capacité d’expression personnelle en s’inspirant de l’art visuel.
  • Encourager l’introspection et la régulation émotionnelle à travers des stratégies créatives.
  • Initier les élèves à l’usage d’éléments symboliques et artistiques comme moyens de mieux se connaître et de se recentrer. 

Activités de réinvestissement

  • Créer un « antidote artistique » à une émotion forte : Inviter les élèves à représenter, par le dessin, un collage ou un mot-image, une façon de traverser une émotion (joie, colère, peur, etc.), c’est-à-dire ce qui les aide à se recentrer ou à transformer l’émotion.
  • Imaginer une trousse de secours émotionnel : Concevoir une « trousse » imaginaire contenant des éléments symboliques (couleurs, sons, textures, mots, mantras ou objets inspirants) qui peuvent aider à réguler une émotion difficile. Cela peut prendre la forme d’une affiche.
  • Prolonger la réflexion par des discussions philosophiques avec les élèves. Demander par exemple : peut-on choisir ce que l’on ressent? Existe-t-il vraiment de « bonnes » et de « mauvaises » émotions? 

Liens avec le PFEQ et la PDA

Arts plastiques 

Compétence 3 : Apprécier des œuvres d’art et des objets culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques
B. Interpréter le sens de l’œuvre ou de la réalisation : 
_ Expliquer la raison pour laquelle cet élément a suscité une réaction
- Faire des liens entre les éléments observés et la signification qui s’en dégage 

Culture et citoyenneté québécoise  

Compétence 2 : Réfléchir sur des questions éthiques
- Prendre conscience de ses ressentis, de ses réactions et de son point de vue initial