L’Iran par son cinéma et sa littérature

En Iran, créer est un geste de résistance. Réaliser un film, parfois dans la clandestinité, apparaître sans voile pour une actrice, écrire ou scander des mots dans les rues du pays comme sur les réseaux sociaux sont des actes passibles de prison.   

Face à la répression et à la censure, le cinéma iranien contemporain continue de se distinguer sur la scène internationale. Les poèmes, classiques et contemporains, se font hymnes de liberté et d’amour. Les romans témoignent de l’exil et des révoltes intimes et collectives.   

« Le chagrin des êtres chers et des amis,  
– les uns en exil, les autres en prison –   
est un fardeau lourd sur mes épaules.  
Pas une fois, ni deux, mais cent fois,  
 j’ai porté le deuil de mes amis.  
Combien de larmes de sang  
j'ai essuyées de ma main sur mes cils.  
Mes mots amers attestent du massacre du jardin.  
Je n’ai pas confié les bouquets de fleurs à l’eau,  
je les ai confiés à la terre. »  

Extrait du poème « Combien j’ai persévéré... », Grappe de lumières, 
Simin Behbahani (1927-2014), poétesse iranienne, appelée « la Lionne de l’Iran ».

Certains des titres proposés ci-dessous sont disponibles en format adapté pour les personnes ayant une déficience perceptuelle.