Quatrième édition de L’audace des possibles : le savoir pour mettre l’avenir en marche

Le 30 octobre 2025, au Musée McCord Stewart, BAnQ et Projet collectif ont uni leurs forces pour présenter un grand événement conjuguant la 3e Journée des savoirs ouverts et la 4e édition de L’audace des possibles. Une journée entière consacrée à une idée simple et puissante : apprendre ensemble pour transformer le monde.

D’entrée de jeu, la pdg de BAnQ, Marie Grégoire, aux côtés de Vincent Chapdelaine et de Joël Nadeau, et co-directeurs de Projet collectif, a rappelé que le Québec s’est construit grâce à la force du savoir, et qu’à l’heure de l’intelligence artificielle, l’apprentissage doit devenir un réflexe partagé. Croiser les milieux, ouvrir les perspectives et bâtir des ponts : voilà le cœur de l’événement.

Croiser les regards, libérer la parole

Animée par Élodie Gagnon, de RECréation, une conversation entre Marie-France Bazzo et Nathalie Plaat a donné le ton. Deux voix fortes, deux parcours distincts, une conviction commune : l’éducation libère et émancipe. Toutes deux ont insisté sur l’importance de multiplier les éclairages, d’éviter les certitudes toutes faites et de sortir de nos silos pour encourager un dialogue authentique. Elles ont célébré la valeur des chemins de traverse, la force des mentors et des groupes de soutien, notamment entre femmes, et rappelé que l’art est vital, pour questionner, ressentir, comprendre autrement.

 

Conversation entre Marie-France Bazzo (au centre) et Nathalie Plaat (à gauche), animée par Élodie Gagnon, de RECréation (à droite). Photo : Philippe Frenette-Roy.

Des territoires qui apprennent

Ces réflexions ont trouvé écho lors du panel L’utopie en marche, animé par Marie Grégoire, qui a mis en lumière deux initiatives : transformer le Quartier latin de Montréal en quartier apprenant et faire du Saguenay–Lac-Saint-Jean la première région apprenante reconnue au Québec. Les panélistes ont présenté les actions menées sur leurs territoires et les conditions nécessaires pour faire émerger des milieux qui permettent d’apprendre tôt et toute la vie.

Apprendre comme posture de vie

En après-midi, un atelier animé par Joëlle Sarrailh a permis d’explorer la posture apprenante comme pratique quotidienne. Six « allumeurs » issus de milieux variés ont évoqué, à partir d’histoires concrètes, des ingrédients essentiels : courage, curiosité, écoute, humilité, confiance, droit à l’erreur et plaisir d’apprendre. Ensemble, ils ont imaginé un jeu de cartes, peut-être bientôt un outil concret pour les milieux de travail.

 

Quand les jeunes prennent la parole

Enfin, une conversation inspirante avec des élèves du secondaire et du collégial animée par Mathieu Thuot-Dubé, directeur principal de l’éducation et de l’action culturelle à BAnQ, a rappelé que les jeunes sont les premiers experts de l’apprentissage. Pour eux, apprendre ne se limite pas à l’école : c’est un geste quotidien nourri par la curiosité et l’humilité. Ils ont plaidé pour une école plus pratique, flexible et ancrée dans les projets, et pour un usage réfléchi de l’intelligence artificielle. Une société apprenante, ont-ils dit, est une société plus humaine, ouverte à la découverte et à l’art. Leur message : saisir chaque occasion d’apprendre, partout et tout le temps.

Au fil des échanges, une idée s’est imposée : une société apprenante n’est pas un horizon lointain, mais une pratique quotidienne fondée sur la curiosité, le courage et la collaboration. Cette journée n’a pas seulement servi à réfléchir à l’avenir : elle l’a mis en marche. C’est en ouvrant grand les portes, les savoirs, les esprits et les cœurs que pourra se façonner un Québec véritablement apprenant.