Mois de l’histoire des Noirs : des œuvres à découvrir
Célébrons la diversité de notre paysage culturel en plongeant dans la force créative d’autrices et d’auteurs noirs de chez nous. Par la bande dessinée, le roman, la poésie et le théâtre, les voix de ces artistes nous touchent, nous inspirent et nous bousculent parfois profondément.
Les résumés proviennent des éditeurs.
Certains des titres proposés ci-dessous sont disponibles en format adapté pour les personnes ayant une déficience perceptuelle.
Théâtre
S’enjailler met en scène quatre jeunes Montréalaises afrodescendantes pour qui les luttes quotidiennes avec le corps, le féminisme, la sexualité et le racisme prennent des proportions cosmiques. Puisant sans vergogne dans le créole haïtien, le joual québécois, l’anglais, l’argot français, le kirundi ou l’arabe, elles se racontent des anecdotes loufoques et souvent embarrassantes, se soutenant les unes les autres, mais se poussant dans leurs derniers retranchements…
Recueil de poèmes
Presque 30 ans nous séparent de la première parution de Balafres et plus de 25 ans depuis Et puis parfois, quelquefois... Pourtant, tout résonne. Les violences, les résistances, les luttes – tout est là, intact. Peut-être plus vibrant encore, à la lumière de notre époque. Car les injustices que Marie-Célie Agnant nommait alors ne se sont pas éteintes. Elles ont pris de nouvelles formes. Et sa parole, aujourd’hui, continue de les évoquer sans concessions. – Lula Carballo.
Roman
Zeynab, une documentariste engagée, tente de faire la lumière sur une vague d’expropriations dans un quartier où les résidentes ne se laissent pas faire. Tout en décortiquant le processus cinématographique à l’œuvre, ce roman choral dépeint les vies croisées de femmes noires – artistes, bonnes vivantes et guérisseuses – qui déterrent, inspectent et témoignent de la douleur, de la joie et de la guérison des unes et des autres.
Recueil de poèmes
Moi, écrivain, je me demande quoi écrire aujourd'hui quand les mots et les vies n'ont plus aucun sens. Il a fallu faire du feu. Faire du feu, pour revenir aux utopies. Faire du feu pour laver le monde de ses furies. Faire du feu pour recommencer la terre, les plantes, les rivières, le ciel. Faire du feu pour témoigner de futurs possibles. Le feu est né avec le poème. Alors, j'écris le feu. Alors j'écris l'amour. Alors, je bats le petit tambour. La magie du poème est dans le recommencement.
Ouvrage collectif
Fabrice Nguena est allé à la rencontre de 25 personnes afroqueer engagées dans leur milieu, afin de déconstruire les préjugés dont elles font encore l’objet. Sa motivation? Rendre audible la voix de personnes noires et LGBTQI+ qui subissent encore des discriminations et des agressions, allant parfois même jusqu’au meurtre, du fait de leur identité sexuelle et de leur minorité de genre. Il est temps que les jeunes afroqueer puissent enfin se reconnaître dans des modèles qui leur ressemblent…
Roman
Au cœur des marécages de la Tourmente, terre sauvage dévastée par un brouillard nocif, Neige découvre une fillette, qu'il baptise Olive. L'enfant ne sait pas qui elle est ni d'où elle vient, mais elle n'est pas native des brumes toxiques où Neige l'a trouvée, et n'aurait pas dû y survivre. Dans l'orphelinat des îles du ciel où son protecteur l'a abandonnée, Olive tente de rapiécer sa mémoire morcelée. En même temps qu'émergent ses souvenirs, un pouvoir inquiétant s'éveille en elle.
Bande dessinée
Dans Migrasyon, l’auteur plonge dans la mémoire de ses parents, arrivés d’Haïti au Québec dans les années 1970. Au fil des souvenirs, il recompose les gestes, les regards et les choix qui ont façonné leur parcours. Un récit sensible, porté par une voix singulière, où l’exil devient l’écho d’un héritage à apprivoiser.
Roman
Un après-midi d'été, l'écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination. « Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. »
Recueil de nouvelles
Stanley Péan arrive en force avec ces 25 nouvelles qui, comme toujours chez cet auteur, nous font voyager à travers plusieurs univers, dans un style précis, incisif, qui saura charmer autant le lecteur exigeant que celui en quête d’évasion. Entre tendresse infinie et cruauté indicible, La pénombre propice, c’est à la fois le temps et le lieu des métamorphoses et le thème récurrent de ce recueil.
Récit biographique
En bon gason, Fabrice A. Vil s'est conformé à sa famille, à ses écoles, à son travail et à sa mission. Forcé de se démarquer, il a réussi son coup. Mais était-ce ça, le sens de la vie? Ces mémoires en essais et erreurs, qui voyagent entre les générations, les identités ethniques, les classes sociales et les références culturelles, abordent des enjeux comme le colonialisme, l'élitisme, le racisme, l'éducation, les injustices sociales et la spiritualité. Loin de la théorie, Fabrice puise dans ses expériences intimes, critique sa propre tête de bouffon et invite, en lieu et place de certitudes, à un peu d'égarement.
Documentaire
« Ce sont les pieds qui tracent le chemin de la parenté et de l'amitié » disaient les anciens. Aujourd'hui, ce chemin se fait à travers les écrans et nous mène vers la facilité, l'isolement et l'anxiété. Les géants du capitalisme numérique le savaient très bien quand ils ont bâti leurs empires mercantiles. Déconnecter pour se rebrancher est un cri du cœur où, avec son humour et sa connaissance scientifique de l'être humain, Boucar nous implore d'honorer l'animal social que nous sommes encore au XXIe siècle.
Théâtre
Dans ce texte introspectif, elle met des mots sur la forme de racisme systémique qu'elle a vécue lors de son enfance, malgré l'amour de sa famille. Il y a eu énormément, énormément d'amour, a-t-elle expliqué à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18. Mes parents ont été élevés dans un système blanc, puis le système est empreint de racisme. Ils n'avaient pas nécessairement les informations pour me protéger du racisme. Plus jeune, Phara Thibault priait pour devenir blanche. Ce n'est que récemment qu'elle a appris à aimer la couleur de sa peau et à en être fière.