Des lectures pour mieux vivre ensemble
Comment mieux vivre ensemble? Voici quelques suggestions de livres qui lancent des pistes pour y arriver, à travers différents thèmes : l’inclusion, la précarité, la crise du logement, l’itinérance, les parcours difficiles, les enjeux de santé mentale, et les moyens pour s’en sortir.
Les résumés sont adaptés de ceux des éditeurs.
Certains des titres proposés ci-dessous sont disponibles en format adapté pour les personnes ayant une déficience perceptuelle.
Et si la crise du logement n’existait pas? Dans cet essai, Ricardo Tranjan démontre que les hausses de loyer ne sont pas le fruit des aléas du marché, mais l’œuvre d’une élite qui accapare les revenus d’une classe méprisée. Il déconstruit les mythes entourant les locataires et les propriétaires.
Depuis au moins 2006, Billy Poulin note tout ce qui lui passe par la tête. Ce qu’il ignore mais dont il sent l’envahissement le gagner, c’est qu’il entre dans la première phase de la maladie qui perturbera à jamais sa vie : la schizophrénie. Six ans plus tard, Billy commet l’irréparable.
L’itinérance au féminin est présentée à travers les témoignages de femmes en situation de précarité au Québec. Leurs parcours sont marqués par la violence, les traumatismes et les enjeux liés à la sexualité et à l’intimité. Des solutions, dans une perspective inclusive, y sont évoquées.
Psychologie communautaire : réflexivité, action et justice sociale explore les fondements de cette approche. Des stratégies d’intervention innovantes et inclusives visant à promouvoir l’équité et la justice sociale sont également proposées.
Entre essai, récit et autofiction, Marie Darsigny, autrice de Trente et de Filles en 2018, creuse ici sa propre histoire de dépendance à l’alcool et aux drogues.
Devenir chienne relève autant du portrait collectif que de l'essai autobiographique. Prostitution, voile, sexualités, transidentité, précarité sociale sont autant de thématiques qui traversent le texte, dans une démarche résolument intersectionnelle et anti assimilationniste.
Les parcours de vies marquées par la maladie mentale lèvent le voile sur ce que c'est que de vivre avec des troubles mentaux sévères et imposent au lecteur l'expérience d'un rythme lent et long, celui de la persistance ou de la récurrence du mal-être psychique.
Michel Godin et Ghislaine Aubin ont traversé une enfance difficile et un parcours empreint de solitude et de détresse. Animés de prendre soin des plus démunis et de leur redonner de l’espoir, ils ont bâti « Le Café Rencontre », un organisme phare dans la basse-ville de Québec.
En se fondant sur des témoignages de travailleurs sociaux de rue de divers pays, l'ouvrage illustre l'influence qu'ils ont sur l'environnement et le modèle de société. Les travailleurs sociaux de rue sont présentés comme des acteurs de transformation sociale.
Dans Médecin de Rue, Jean Robert raconte comment il a travaillé à ce grand réseau de médecine pour les plus démunis. Puis, il donne la parole à ceux qu'il considère comme ses véritables professeurs, les patients de la rue.
Dans l'unité psychiatrique de l'hôpital Sainte-Marie, à Montréal, Hadrien Jalbert, alias Pivot, attend la fin d'un énième enfermement injustifié manigancé par l'organisation secrète qui le persécute depuis des années. Ses compagnons d'infortune, eux, sont bel et bien fous.
Âgés et en fin de parcours, Bob, Leïla, Suzanne et le narrateur choisissent de se retrouver à Paris, près de Reuilly-Diderot, pour vivre ensemble dans une sorte de phalanstère. Ils cherchent ainsi à éviter l'Ehpad et à tenir la mort à distance le plus longtemps possible.
Gloria a été internée dans son adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Eric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu'elle : ils se sont aimés comme on s'aime à seize ans. Et le jour où Eric, métamorphosé en vedette médiatique, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu'elle est prête à changer.
Ici, c'est le P'tit Hippolyte, clin d'œil à l'hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine où sont enfermés les psychiatrisés. C'est là que logent le narrateur, fin observateur; Père Vert, prêtre défroqué; Fuck the World, qui a tout du chien enragé; Steph-y-Cut, pusher paranoïaque; et Marcel, Marcel qui lit, lit et lit.
À bout de ressources après plusieurs mois passés dans la rue, Marie part vivre à la campagne. Elle laisse à Paris sa fille de cinq ans, Nisa, placée dans une institution. Depuis la mort de son mari, elle vit dans le chagrin et la solitude, et ne pense plus qu'à une chose, récupérer sa fille.
Tiohtiá:ke, Montréal, c'est l'endroit où des autochtones de différentes nations finissent par se retrouver et se reconstruire une communauté perdue, et ce, parfois après avoir été bannis par leurs communautés d'origine. Élie Mastanapéo, un innu de Nutashkuan, fait partie de ceux-là.