Les coups de cœur de Véronique

Des œuvres qui m’ont renversée et qui m’habitent toujours. Des films traçant des portraits de femmes sur des trames sonores irrésistibles. Des romans parfois durs, mais toujours écrits avec un souci du style et du mot juste. Des albums de musiciens de grand talent qui sortent de l’ordinaire. 

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Krzysztof Kieslowski, 1993

Ce premier volet d’une trilogie cinématographique met en vedette une jeune Juliette Binoche dans le rôle d’une femme qui, après avoir tragiquement perdu son mari compositeur et leur fille, tente de se couper de son passé. Une œuvre déchirante qui m’a longtemps habitée.

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Dominique Fortier, 2011

J’aurais pu choisir un autre roman de cette autrice que j’aime beaucoup. Celui-ci est simplement le premier que j’ai lu, donc peut-être celui qui m’a le plus marquée. Celui qui m’a fait dire : si j’étais romancière, je voudrais écrire aussi bien qu’elle. 

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Emma Hooper, 2023

Elles étaient neuf dans le ventre de leur mère; cinq vivent au-delà de la petite enfance. L’action de ce fascinant roman féministe se déroule dans l’Empire romain, sur fond de persécution des chrétiens. On y côtoie misère et violence, mais aussi sororité et émancipation. Tout cela porté par une magnifique plume, dans une traduction de Dominique Fortier.

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Anne Hébert, 1960

Les poèmes d’Anne Hébert, particulièrement ceux du recueil Le tombeau des rois, me suivent depuis que j’ai atteint l’âge d’être touchée par la littérature. Des images à la fois fortes et délicates pour dire la mort, le corps et bien d’autres choses qu’on ne peut dire autrement.

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Jocelyne Saucier, 2011

Loin des classiques histoires de trentenaires ou quarantenaires aux prises avec les obligations de la vie urbaine et moderne, voici des octogénaires marginaux vivant au fond d’une forêt. Mais quand on a choisi de se retirer du monde et que le monde vient jusqu’à nous, les bouleversements sont inévitables.

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Perrine Leblanc, 2010

Libéré après avoir passé son enfance dans un camp de travail en Sibérie, Kolia devient clown blanc. Avec lui, on découvre l’URSS des années 1930 aux années 1990. Ce premier roman de l’écrivaine québécoise est tout en délicatesse, malgré le sujet difficile.
L’homme blanc est aussi connu sous le titre Kolia.

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Jeremy Dutcher, 2023

Un matin de septembre 2024, j’entends à la radio qu’un certain Jeremy Dutcher a remporté le prix Polaris. Curieuse, je lance la lecture de son album sur mon téléphone. Sa voix de ténor, les cordes, le piano… C’est doux et puissant. J’aime instantanément. Dutcher est de la Première Nation Wolastoqiyik.

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Dominique Fils-Aimé, 2018

Je crois que je suis amoureuse. De cette voix, de ce talent, de ce jazz enveloppant. Tous les albums de cette autrice-compositrice-interprète montréalaise sont excellents, mais celui-ci me touche particulièrement. Attendez d’entendre sa version a cappella du classique Feeling Good…

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Benjamin Clementine, 2014

Quel artiste unique! Ce musicien autodidacte a un large registre vocal qu’il met à profit dans son style parfois théâtral. L’élégance et la sophistication de sa musique n’ont d’égal que la délicatesse de son interprétation. À découvrir.