Les coups de cœur de Louis
Voici une liste non exhaustive de romans, de récits personnels, de bandes dessinées, de films et d’œuvres musicales qui sont devenus pour moi des coups de cœur.
Un roman historique et sentimental qui raconte un épisode assez peu connu de l’histoire de l’Inde : la révolte de cipayes contre l’occupant anglais. L’héroïne, la râni Lakshmî Bâî, est déchirée entre son sentiment nationaliste et l’amour qu’elle porte à un peintre anglais. Le style est d’une élégance un peu surannée, mais pleine de charme.
Les aventures et les mésaventures d’un jeune médecin anglais qui doit s’exiler dans une île de Polynésie à la suite d’un incident. Il devra y surmonter plusieurs épreuves et difficultés. Roman bien écrit, captivant et rempli de rebondissements dans un décor enchanteur et envoûtant, et qui a fait l’objet d’une adaptation au cinéma.
Un grand classique. Dans ce livre qui nous plonge au cœur du Moyen Âge, un ex-inquisiteur accompagné de son secrétaire, narrateur de la saga, est chargé par le père abbé d’une abbaye bénédictine de faire la lumière sur les meurtres qui s’y produisent à un rythme alarmant. Roman d’érudition singulier et envoûtant, assaisonné de dialogues brillants, souvent savoureux.
Un classique indémodable et jouissif. Dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, l’héroïne, la spirituelle et belle Elizabeth Bennet, a bien du mal à forcer le destin pour voir clair en elle-même et trouver enfin la voie de l’amour et du mariage tels qu’elle les désire. Humour, verve et style incisif caractérisent ce roman.
J’ai été captivé par cette histoire hallucinante d’une Américaine qui, lors d’un séjour à Téhéran qui ne doit durer que quelques semaines, comprend finalement qu’elle et sa fille y seront retenues contre leur gré par son mari et la famille de celui-ci. Isolée, faisant face à un environnement socioculturel hostile, elle tentera de fuir avec sa fille.
(Édition en gros caractères et édition anglaise seulement)
Un récit personnel réaliste et teinté d’humour. L’autrice, originaire de Beijing, y relate sa rencontre et son mariage avec un Français de passage dans la capitale chinoise, qu’elle suivra en France par la suite. Dans un style plein de verve, elle décrit les différences entre les mœurs et coutumes des deux pays.
J’ai toujours adoré les bandes dessinées de la collection « Les aventures de Blake et Mortimer », mon album préféré étant Les 3 formules du professeur Satō. Divisé en deux tomes, ce récit haletant est riche en rebondissements. Les dialogues sont brillants, étoffés, et les dessins, d’un réalisme et d’une minutie qui laissent pantois.
Huit volumes et trois hors-série. Voilà une grande saga élégiaque dans le style des Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë. On y raconte les amours, les péripéties et les mésaventures de Julie, jeune fille aux yeux rouges poursuivie par une espèce de malédiction familiale dans la France du roi Louis-Philippe. Dessins sombres mais réalistes et fascinants.
Un film singulier et fascinant. Au XIXe siècle, un ancien samouraï devenu aveugle, mais redoutable combattant, affronte un gang puissant pour aider deux geishas à venger la mort de leurs parents. Le scénario, habilement construit, est inspiré des exploits d’un héros très populaire au Japon. Jeu savoureux de T. Kitano. La scène de la danse finale est époustouflante.
En 2084, Douglas Quaid mène une vie tranquille. Cependant, il ne se sent pas à sa place et rêve très fréquemment de Mars, alors qu’il n’est jamais allé sur cette planète. Obsédé par ce rêve, il décide de s’y rendre. C’est alors que sa vie change brusquement. Récit émaillé d’effets visuels spectaculaires, de poursuites haletantes et de réparties savoureuses d’Arnold Schwarzenneger.
Un grand classique que j’ai toujours plaisir à revoir. Humphrey Bogart y est magistral dans le rôle d’un propriétaire de café-casino en apparence dur et froid, mais au fond sensible et généreux. Quant à Ingrid Bergman, elle est magnifique, égale à elle-même. Le dénouement, inattendu, est une pièce d’anthologie dans l’histoire du cinéma.
C’est peut-être mon film préféré, toutes catégories et toutes époques confondues. Il se déroule presque entièrement à huis clos, dans la salle de délibération d’un jury. L’enjeu des échanges entre les douze hommes composant ce jury et, ultimement, de leur verdict : la vie d’un adolescent accusé de meurtre. Chacun des acteurs est magistral. Un film puissant, autant psychologique que judiciaire.
Haendel demeure l’un de mes compositeurs favoris, et ses ouvertures d’opéras et d’oratorios comptent au nombre des plus belles pages orchestrales de la période baroque. Le chef d’orchestre Karl Richter, grand spécialiste du compositeur, dirige une interprétation aérée et sensible, magnifiée par une superbe prise de son.
Toujours de Haendel, une version magnifique de l’oratorio Le Messie. Karl Richter dirige le London Philharmonic Orchestra et le chœur John Alldis. Sublime du début à la fin.
Le Requiem de Gabriel Fauré est une œuvre d’une beauté et d’une pureté à couper le souffle, et la cheffe d’orchestre Laurence Equilbey en propose une interprétation à la fois sensible, profonde et puissante.
Des chansons et une voix qui m’ont bercé dès l’adolescence et que je peux écouter pendant des heures sans me lasser. Françoise Hardy avait l’art de composer des chansons suaves et très mélodieuses, qui restent dans la mémoire longtemps.