Les coups de cœur de Fatima
Prêt à faire une escale? Embarquons ensemble vers mes coups de cœur – du classique au plus contemporain – en résonance avec les actualités du monde. Le fil rouge : une invitation au voyage vers de nouvelles contrées, et surtout vers l’autre dans sa singularité et sa diversité.
Après l’attentat du 7 janvier 2015, Catherine Meurice, dessinatrice de presse à Charlie Hebdo, un journal satirique français, part en quête de la beauté dans l’art. Touchant et profond, son récit évoque son parcours de résilience ponctué d’humour qui nous fait sourire et nous rend plus léger.
Un roman graphique réalisé à plusieurs mains par des spécialistes de la géopolitique de l’Iran et des artistes de la BD. Une qualité esthétique graphique remarquable. Une grille de lecture intéressante permettant de mieux saisir la genèse du mouvement de protestation de la jeunesse iranienne.
Je suis une lectrice assidue des romans d’Elif Shafak depuis Soufi mon amour (2010). Dans 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange, elle nous plonge dans une Turquie poétique, contemporaine, et engagée. L’esprit d’une prostituée assassinée nous fait rencontrer les marginaux d’Istanbul, et vivre des histoires singulières déchirantes.
Je l’ai dévoré grâce à son style fluide rendant accessible certains concepts philosophiques. C’est une invitation à une réflexion sur la liberté, les souffrances et l’éternel retour. Au cours de longs entretiens brillants, nous découvrons la pensée nietzschéenne et les prémices de la psychanalyse freudienne.
Une histoire pleine de tendresse qui se déroule à Paris, dans le quartier de Belleville, entre un petit garçon arabe, Momo, et Madame Rosa, une juive rescapée d’Auschwitz et ancienne prostituée. Grave et profond, le récit est drôle et léger par sa narration, et empreint d’humanité.
Je ne suis pas une adepte des romans fantastiques et d’horreur, mais ce récit épistolaire a été une belle surprise. Un notaire anglais se rend en Transylvanie chez son nouveau client, un vampire. La complexité de la figure du comte Dracula nourrit bien l’intrigue, dans une atmosphère étrange qui m’a complètement happée.
« Parvenir à l’âge adulte n’est pas facile, parvenir à être aîné, je le sais encore moins ». Je me suis laissé porter par la lecture de ce magnifique recueil de poésie, pétri d’une douce mélancolie et d’une intensité de vie au sein de la nature.
Dans la littérature des écrivains-voyageurs, que j’adore, Nicolas Bouvier est l’incontournable qui nous fait découvrir le monde hors des circuits touristiques. Ce long entretien est une belle invitation à découvrir ses nombreux récits et son parcours singulier d’homme-voyageur.
« Je devrais être emprisonnée, disparue ou même assassinée, mais je suis encore là... Une émergence insoumise! ». La réflexion engagée et puissante de Wylde ne laisse pas indifférent, car elle aborde un sujet fort sur les enjeux liés aux femmes autochtones.
Cet essai m’a replongée dans les histoires mouvementées de Carrie Bradshaw et Mister Big avec une nouvelle paire de lunettes. Une réflexion pertinente et critique portant un regard plus éclairant sur nos représentations des relations amoureuses stéréotypées véhiculées dans les films et les séries.
Cette biographie originale et riche en citations, avec un graphisme soigné et coloré, est une excellente fenêtre sur la pensée de Simone de Beauvoir dans une approche contemporaine. Elle permet de mieux connaître certaines coulisses de sa vie de femme tout simplement.
Ce film, réalisé par Mona Chokri, est une romance drôle et décapante, entre Sophia, professeure en philosophie, et Sylvain, entrepreneur en construction, qui réunit tous les ingrédients : des tensions sociales à travers un humour décapant, de la passion et des désirs remplis de doutes.
Ce film a été pour moi la première découverte de la réalisatrice Louise Archambault. Un aumônier de rue et curé depuis plus de 25 ans décide de partir en vacances avec des itinérants dans le Bas-Saint-Laurent. Une histoire sensible et délicate sur la différence et la marginalité.
Je suis une spectatrice inconditionnelle de toute la filmographie de Sorrentino dans laquelle nous retrouvons la question de l’éternelle jeunesse. La Grande beauté est l’un de ses meilleurs films : Jep Gambardella – incarné par l’excellent acteur Toni Servillo – est un journaliste mondain et cynique à Rome.
Avec ce film, j’ai eu un coup de cœur pour l’actrice Ronit Elkabetz. Une petite fanfare de la police égyptienne, venue jouer pour l’inauguration officielle d’un centre culturel arabe, se retrouve dans une petite ville perdue dans le désert d’Israël. Une rencontre teintée d’humour et de finesse.
Sebastiao Salgado commente ses photographies en noir et blanc témoignant de son parcours de photographe dans le monde pendant plus de quarante ans. J’ai été bouleversée par son récit et la musique qui accompagne les images. C’est le genre de film qui laisse son empreinte pendant longtemps dans votre esprit.