Les coups de cœur de Fatima

Prêt à faire une escale? Embarquons ensemble vers mes coups de cœur – du classique au plus contemporain – en résonance avec les actualités du monde. Le fil rouge : une invitation au voyage vers de nouvelles contrées, et surtout vers l’autre dans sa singularité et sa diversité. 

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Catherine Meurisse, 2016

Après l’attentat du 7 janvier 2015, Catherine Meurice, dessinatrice de presse à Charlie Hebdo, un journal satirique français, part en quête de la beauté dans l’art. Touchant et profond, son récit évoque son parcours de résilience ponctué d’humour qui nous fait sourire et nous rend plus léger.

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Sous la direction de Marjane Satrapi, 2023

Un roman graphique réalisé à plusieurs mains par des spécialistes de la géopolitique de l’Iran et des artistes de la BD. Une qualité esthétique graphique remarquable. Une grille de lecture intéressante permettant de mieux saisir la genèse du mouvement de protestation de la jeunesse iranienne. 

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Irvin D. Yalom, 2007

Je l’ai dévoré grâce à son style fluide rendant accessible certains concepts philosophiques. C’est une invitation à une réflexion sur la liberté, les souffrances et l’éternel retour. Au cours de longs entretiens brillants, nous découvrons la pensée nietzschéenne et les prémices de la psychanalyse freudienne.

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Romain Gary (Émile Ajar), 1975

Une histoire pleine de tendresse qui se déroule à Paris, dans le quartier de Belleville, entre un petit garçon arabe, Momo, et Madame Rosa, une juive rescapée d’Auschwitz et ancienne prostituée. Grave et profond, le récit est drôle et léger par sa narration, et empreint d’humanité.

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Bram Stoker, 1897

Je ne suis pas une adepte des romans fantastiques et d’horreur, mais ce récit épistolaire a été une belle surprise. Un notaire anglais se rend en Transylvanie chez son nouveau client, un vampire. La complexité de la figure du comte Dracula nourrit bien l’intrigue, dans une atmosphère étrange qui m’a complètement happée.

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Nicolas Bouvier avec Irène Lichtenstein-Fall, 1992

Dans la littérature des écrivains-voyageurs, que j’adore, Nicolas Bouvier est l’incontournable qui nous fait découvrir le monde hors des circuits touristiques. Ce long entretien est une belle invitation à découvrir ses nombreux récits et son parcours singulier d’homme-voyageur. 

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Louise Archambault, 2023

Ce film a été pour moi la première découverte de la réalisatrice Louise Archambault. Un aumônier de rue et curé depuis plus de 25 ans décide de partir en vacances avec des itinérants dans le Bas-Saint-Laurent. Une histoire sensible et délicate sur la différence et la marginalité.

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Paolo Sorrentino, 2014

Je suis une spectatrice inconditionnelle de toute la filmographie de Sorrentino dans laquelle nous retrouvons la question de l’éternelle jeunesse. La Grande beauté est l’un de ses meilleurs films : Jep Gambardella – incarné par l’excellent acteur Toni Servillo – est un journaliste mondain et cynique à Rome.

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Eran Kolirin, 2007

Avec ce film, j’ai eu un coup de cœur pour l’actrice Ronit Elkabetz. Une petite fanfare de la police égyptienne, venue jouer pour l’inauguration officielle d’un centre culturel arabe, se retrouve dans une petite ville perdue dans le désert d’Israël. Une rencontre teintée d’humour et de finesse. 

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Sous la direction de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado, 2014

Sebastiao Salgado commente ses photographies en noir et blanc témoignant de son parcours de photographe dans le monde pendant plus de quarante ans. J’ai été bouleversée par son récit et la musique qui accompagne les images. C’est le genre de film qui laisse son empreinte pendant longtemps dans votre esprit.