Au cœur de la Grande Dépression, La Bolduc lance Ça va venir découragez-vous pas. Cette chronique chantée devient alors un air qui redonne espoir aux ouvriers québécois et fera d’elle une grande célébrité de l’époque.
Ça va venir découragez-vous pas donne aux auditeurs d’aujourd’hui un accès direct à ce que les gens de la classe ouvrière québécoise des années 1930 vivaient et pensaient. Dans cette chanson, la Bolduc (Mary Travers), qui fut la première chansonnière au Québec, raconte avec humour la faim qui guette le petit peuple et l’électricité coupée, en revenant toujours au courage et à la solidarité.
La chanteuse acadienne Édith Butler témoigne de la source d’inspiration que fut La Bolduc pour de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes des générations suivantes.
Elle, elle parlait vraiment le langage du peuple, et les gens se sont retrouvés dans ce qu’elle disait. […] Le fait qu’elle chante dans notre langage, elle nous a donné une fierté de parler cette langue-là. Parce que, quand elle était vivante, les gens avaient honte de ce langage-là.