Accessibilité des vidéos

Principe de base

Une vidéo contient à la fois des éléments visuels et des éléments sonores.

Pour que la vidéo soit accessible, il faut s’assurer :

  • que tout élément visuel ait un équivalent sonore;
  • que tout élément sonore ait un équivalent visuel.

Contrôle

  • Éviter que la vidéo démarre automatiquement.
  • Donner le contrôle à l’usager : lecture, pause, marche arrière, avance rapide.
  • Faire en sorte qu’il soit possible de naviguer dans la vidéo avec le clavier.
  • S’assurer de l’accessibilité de la page qui héberge la vidéo.

Intelligibilité 

  • Privilégier les vidéos courtes, sur un sujet précis.
  • Éliminer toute source de distraction, y compris le bruit de fond.
  • Parler clairement.
  • Utiliser un vocabulaire simple, sans jargon spécialisé.
  • Faire une révision linguistique du texte avant l’enregistrement.
  • Captures vidéo d’écran :
    • Décrire verbalement ce qu’on voit à l’écran.
    • Synchroniser la parole avec les images.
    • S’assurer que les mouvements à l’écran soient suffisamment lents.
  • Texte écrit :
    • Appliquer les critères d’accessibilité : grande taille, police facile à lire, contraste de couleurs important.
    • Afficher le texte pendant un temps suffisant pour permettre la lecture.
    • Accompagner le texte d’un équivalent sonore. Par exemple, on peut le lire à voix haute.
    • Éviter les effets de transition.
  • Images fixes (photos, illustrations, graphiques, etc.) :
    • Utiliser des images seulement si nécessaire.
    • Si des images sont nécessaires à la compréhension, les décrire verbalement.
    • Simplifier le design le plus possible.
    • Afficher les images pendant un temps suffisant pour permettre la compréhension.
    • Ne pas utiliser la couleur pour signifier quelque chose : la couleur doit être uniquement décorative.

Sous-titres et transcription

Une vidéo devrait toujours avoir des sous-titres. 

  • Inclure tout le contenu audio, pas seulement le texte entendu dans la vidéo.
  • S’il y a plusieurs interlocuteurs, indiquer qui parle.
  • Synchroniser les sous-titres avec le texte parlé.
  • Afficher une ou deux lignes à la fois, et ne pas dépasser 32 caractères par ligne.
  • Éviter les sous-titres générés automatiquement : on ne peut pas en faire la révision linguistique, et des groupes de caractères inhabituels risquent d’apparaître si la personne qui parle dans la vidéo utilise des sigles comme « BAnQ », hésite en prononçant un mot ou a un accent non prévu par l’application. Toutefois, les sous-titres automatiques restent préférables à l’absence de sous-titres.
  • Si possible, offrir une transcription, surtout si la vidéo est longue et contient beaucoup de texte (conférence, formation, discours). Suivre les mêmes principes que pour les sous-titres et s’assurer que la transcription est accessible.