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Les « lettres au cher fils » d'Élizabeth Bégon

Les « lettres au cher fils » d’Élizabeth Bégon (1748 – 1753)

BAnQ Québec, fonds Famille Bégon, (P2)

Pièce provenant du cahier 1

Née à Montréal en 1696, Élisabeth Rocbert se fera connaître par son mariage fort critiqué avec le chevalier Claude-Michel Bégon, capitaine des troupes dans le détachement de la Marine au Canada. Ce dernier, faisant fi de l’opposition de son frère aîné Michel Bégon, alors intendant de la Nouvelle-France, de même que du refus du gouverneur Philippe de Rigaud, décide d’épouser Élisabeth à la « gaumine ». Après de multiples tractations, ce semblant de mariage est finalement régularisé. Claude-Michel Bégon est par la suite nommé major de Québec (1726), lieutenant du roi à Trois-Rivières (1731) et à Montréal (1733) et enfin, gouverneur de Trois-Rivières (1743).

Devenue Madame Bégon, cette roturière ou « iroquoise », comme on la surnomme dans sa belle-famille, fréquente les hautes sphères de la société en cette fin de régime français : Longueuil, Vaudreuil, Bigot font partie de ses relations. Elle est surtout reconnue comme une amie proche et influente du Comte de la Galisonnière, gouverneur général intérimaire de la colonie.

C’est vraisemblablement après la mort de son mari en 1748 que commence cette correspondance intensive avec son gendre, Michel de Villebois de la Rouvillière, veuf lui aussi et exilé depuis peu en Louisiane à titre de commissaire ordonnateur. Les écrits de Madame Bégon, qu’elle qualifie elle-même de « folies », dévoilent une relation pour le moins intime et qui existe sans doute depuis longtemps. C’est donc une correspondance personnelle qui place le lecteur au cœur de cette histoire d’amour impossible, voire à sens unique. En effet, bien que les lettres de Michel à Élizabeth n’aient jamais été retrouvées, on devine qu’elles n’étaient pas toujours chaleureuses.

Source incontournable pour qui veut comprendre la vie des élites montréalaises et les événements qui l’ont marquée dans les dernières années du Régime français, la correspondance de cette épistolière jette un regard incisif et sans complaisance sur ses contemporains. Partie attendre son « cher fils » en France à l’automne 1749 (soulignons qu’il ne s’y rendra jamais), Élizabeth Bégon découvre un monde qui la bouleverse et l’attriste profondément. Pour cette femme née dans une colonie, il s’agit d’un retour aux sources douloureux, mais qui génère pour le lecteur d’aujourd’hui d’intéressantes comparaisons entre l’« Ancienne France » et la Nouvelle-France.

Après plusieurs éditions de cette correspondance, les Archives nationales du Québec vous invitent à découvrir les originaux de ces fameuses « lettres au cher fils ». Il vous est possible de consulter à l’aide de Pistard une description détaillée de chacune d’elles.

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