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Recollections of Canada, le journal personnel de Lady Louisa Anne Whitworth-Aylmer

Recollections of Canada, le journal personnel de Lady Louisa Anne Whitworth-Aylmer, épouse d’un gouverneur général du Canada

BAnQ Québec, fonds Lady Louisa Anne Whitworth-Aylmer, (P363)

Seconde fille de Sir John Call, Louisa Anne épouse Matthew Whitworth Aylmer, le 4 août 1801. Militaire de carrière, Aylmer sera gouverneur général du Canada de 1831 à 1835. Ayant d’abord su s’attirer les sympathies des Canadiens français et des membres du Parti Patriote (dont celles de son chef, Louis-Joseph Papineau), Aylmer commettra cependant une série d’erreurs politiques qui le rendront particulièrement impopulaire auprès de l’Assemblée du Bas-Canada et qui conduiront à l’adoption des Quatre-vingt-douze Résolutions.

« Indian Squhas », dessin tiré du journal de
Lady Aylmer

Le journal de Lady Aylmer, intitulé Recollections of Canada, se présente sous la forme d’un album relié contenant des lettres et des notes crayonnées au jour le jour. Probablement écrit pour elle-même et pour ses nièces restées en Angleterre, cet album révèle les sentiments de Lady Aylmer et de son mari à l’égard des Canadiens français. Opposé aux partisans de l’assimilation et n’ayant aucune prétention contre les catholiques, le couple est reconnu comme étant très francophile. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le secrétaire d’État aux Colonies, Sir George Murray, a choisi Aylmer pour le poste de gouverneur, malgré le manque flagrant d’expérience politique et administrative de ce dernier. Louis-Joseph Papineau lui-même reconnaît cette qualité à Aylmer et ne manque pas de souligner qu’il parle français « avec la plus grande facilité et élégance ».

Très religieux, Aylmer et son épouse admirent la fidélité des habitants du pays envers leurs croyances. Le récit des visites de Lady Aylmer à l'Hôtel-Dieu, à l'Hôpital général et au monastère des Ursulines de Québec, où elle souligne avec admiration le dévouement des religieuses, est particulièrement révélateur de ce sentiment. On peut également y apprécier l’engagement dont fait montre cette grande dame lors de l’épidémie de choléra de 1831-1832 ainsi que son intérêt pour la cause de l’éducation (elle est présidente d’honneur de la Société d’éducation sous la direction des dames de Québec). En fait, il apparaît évident que Lady Aylmer et son mari prennent très au sérieux leurs responsabilités vice-royales : le Female Orphan Asylum, une fondation venant en aide aux immigrants, de même que le Quebec Driving Club, bénéficient largement de leur générosité.

Soulignons que le journal de Lady Aylmer renferme aussi de très belles illustrations de Québec réalisées par de grands dessinateurs et aquarellistes de l’époque, comme le colonel James Pattison Cockburn et John Grant. Ces esquisses représentent notamment les chutes Montmorency, la rivière Saint-Charles, Sainte-Anne-de-Beaupré et Saint-Ferréol, de même que divers paysages, monuments, scènes maritimes ou groupes d’habitants et d’Amérindiens.

Personnage ambigu, incompris et peut-être même un peu tragique, Lord Aylmer a semé autour de lui la controverse. Encore aujourd’hui, les historiens sont partagés quant aux responsabilités de son administration dans la crise politique qui secoue le Bas-Canada quelques années plus tard. Sans vouloir le défendre, certains auteurs disent de lui qu’il ne fut ni plus incompétent ni moins attentionné que la plupart des militaires qui gouvernèrent l’Amérique du Nord britannique au cours de cette période. Quoiqu’il en soit, le journal de Lady Aylmer nous révèle un peu mieux les véritables motivations de cet homme, tout en nous faisant prendre conscience du rôle que sa femme et lui ont voulu jouer dans le développement social, culturel et artistique du Canada.

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