Les coulisses du balado «Signets au féminin»

Vous aimez les livres, la poésie et les discussions littéraires? Le balado Signets au féminin, produit par BAnQ, est pour vous! Découvrez les dessous de ce projet alors que Marie-Ève, Esther, Lidia et Dolly vous dévoilent leur toute première expérience dans l’univers du balado.

Littérature québécoise Poésie Balado Signets au féminin
Les 4 bibliothécaires lors de l'enregistrement de Signets au féminin à la Grande Bibliothèque
Esther, Dolly, Marie-Ève et Lidia lors de l'enregistrement de « Signets au féminin » à la Grande Bibliothèque. Photo : Stéphane Viau, BAnQ.

Depuis plus de deux ans, nous, les bibliothécaires et la cheffe de la section Arts et littérature de la Grande Bibliothèque, préparons un projet encore inédit à BAnQ : un balado littéraire! Dans Signets au féminin, nous explorons la poésie écrite aujourd’hui par des femmes du Québec en discutant de quatre recueils choisis. Nous en sommes tellement fières que nous avons décidé de vous révéler l’envers du décor de ce projet rassembleur!  

D’où nous est venue l’idée de créer le balado « Signets au féminin »?

Ça faisait longtemps que nous cherchions une nouvelle façon de faire la promotion des collections de la section Arts et littérature de la Grande Bibliothèque. Nous voulions également réaliser un projet qui transmette le plaisir de la lecture à toutes et tous. C’est à la suite d’une conférence donnée par une experte américaine en conseil de lecture, Becky Spratford, que s’est précisée notre vision : notre projet prendrait la forme d’une discussion, à la manière d’un club de lecture. La conférencière expliquait qu’il était important d’entretenir des conversations sur nos lectures et nos coups de cœur, que l’envie de lire passait par la transmission et l’échange des expériences, des émotions et du plaisir, et ce, même entre collègues.  

C’était pour nous une toute nouvelle approche, qui nous emballait beaucoup : qui n’aime pas discuter de ses lectures? Et cette nouvelle approche s’incarnerait dans un nouveau média. Nous nous sommes donc lancées dans l’aventure du balado avec Signets au féminin. Il faut dire aussi que le fait de réaliser quelque chose toutes les quatre ensemble nous enchantait. Après le confinement, la COVID-19 et l’arrivée du télétravail dans nos vies, ce projet a été l’occasion de nous revoir en personne. Un pur bonheur dès le début! 

Ce balado représente tellement pour moi! Comment décrire tout ce que je vis à travers ce projet et ce qu’il m’apporte?

- Marie-Ève

De quoi parlons-nous dans ce balado?

Une fois que nous avons eu cette idée du balado littéraire, il a fallu la préciser : la lecture et les livres, c’est vaste comme sujet! Deux critères se sont imposés tout naturellement : nous voulions lire des femmes contemporaines — c’était très important pour nous — et aborder un genre littéraire différent par saison. Tout le reste a déboulé assez vite. Enfin... c’est relatif, car la réalisation de cette première saison aura quand même pris plus de deux ans!

Entourée de bibliothécaires sensibles, à l’écoute et surtout complices, j’ai éprouvé un grand plaisir à discuter de la poésie des femmes, un genre que j’affectionne particulièrement dans tout ce qu’il recèle de sensibilité et d’expériences du réel.

- Dolly

Finalement, qu’est-ce que ça donne pour la première saison?

Les quatre premiers épisodes, dont nous sommes extrêmement fières, portent sur des recueils de poésie récents écrits par des femmes du Québec. Nous pensons que toute personne qui aime lire y trouvera son compte. Et si vous êtes tout simplement curieux ou curieuse, nous espérons que vous aurez envie de découvrir avec nous le talent des écrivaines que nous avons choisi de mettre en lumière dans cette première saison : Elkahna Talbi, Marie-Hélène Voyer, Daphné B. et Camille Readman Prud’homme

Comment avons-nous vécu cette expérience?

Marie-Ève, bibliothécaire responsable des collections de BD adultes

« Ce balado représente tellement pour moi! Comment décrire tout ce que je vis à travers ce projet et ce qu’il m’apporte? Je tiens à souligner qu’il s’agit du tout premier dossier d’envergure dont je suis la responsable. J’ai eu la chance de participer à toutes les étapes qui ont jalonné la première saison de notre balado, de l’organisation à l’animation, en passant par le montage et la préparation de l’image de marque. Bref, c’est gros, et ça n’a pas toujours été facile! Le début du projet a d’ailleurs été quelque peu éprouvant, puisque nous apprenions tout de A à Z. Mais nous nous sommes rapidement améliorées et nous avons pris confiance en nous. Je suis très fière de mener ce balado et j’adore le résultat. Quel bonheur de parler poésie avec Esther, Dolly et Lidia, ces femmes que j’aime tellement, que j’admire et qui m’éblouissent par tant de gentillesse, de justesse et de professionnalisme! J’ai beaucoup de chance de travailler avec elles sur des projets aussi excitants. »

Marie-Ève, bibliothécaire responsable des collections de BD adultes. Photo : Stéphane Viau, BAnQ.

Lidia, bibliothécaire responsable des collections de romans adultes en anglais

« Je ne suis pas une très grande lectrice de poésie : je préfère généralement le roman, même si la poésie est une forme littéraire pour laquelle j’ai le plus grand respect. Je suis tellement contente d’avoir pu prendre le temps de fréquenter l’écriture et les univers de ces autrices de talent, que je n’aurais peut-être pas découvertes autrement.

Le fait d’en discuter avec mes collègues sans gêne, en confrontant mon interprétation des textes à la leur dans un contexte où nous pouvions nous exprimer librement, a été très agréable. Même si l’enregistrement des épisodes était stressant au début et que j’ai toujours peur de dire des bêtises, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à faire ce balado. J’espère que ça paraîtra à l’écoute! »

Lidia, bibliothécaire responsable des collections de romans adultes en anglais. Photo : Stéphane Viau, BAnQ.

Esther, bibliothécaire responsable des collections de romans adultes en français

« Le balado représente pour moi une expérience de partage incomparable avec mes formidables collègues, à partir de ce que j’aime faire plus que tout : lire! Et j’aime particulièrement la poésie. Ses formes diverses, brèves et rythmées sont des concentrés d’émotions et de réflexions. La richesse des recueils que nous avons choisis nous a permis de découvrir ou d’exprimer toutes sortes de petites et de grandes vérités sur nous-mêmes, sur les autres et sur le monde. Dans chacun, il y avait matière à nourrir des discussions vraiment enlevantes!  

Je n’ai pas toujours trouvé facile d’exprimer clairement et simplement tout ce que ces lectures ont suscité en moi, et il a fallu que j’apprivoise la présence du micro! C’est la confiance, le plaisir et la complicité qui nous unissent, Marie-Ève, Lidia, Dolly et moi, qui m’ont rapidement donné de l’aisance et qui ont rendu nos rencontres si précieuses. »

Esther, bibliothécaire responsable des collections de romans adultes en français. Photo : Stéphane Viau, BAnQ.

Dolly, cheffe de service de la section Arts et littérature

« J’ai découvert tout le potentiel du balado durant la pandémie, une période où je peinais à lire et où, éloignée des miens, je cherchais à recréer le familial et l’intime entre mes oreilles. Participer au balado Signets au féminin, c’est un peu ça aussi. Entourée de bibliothécaires sensibles, à l’écoute et surtout complices, j’ai éprouvé un grand plaisir à discuter de la poésie des femmes, un genre que j’affectionne particulièrement dans tout ce qu’il recèle de sensibilité et d’expériences du réel.

Si l’enregistrement avec le micro était au départ un peu intimidant, nous avons réussi à recréer ces précieuses conversations de couloir, où l’on se parle à profusion de lecture. »

Dolly, cheffe de service de la section Arts et littérature. Photo : Stéphane Viau, BAnQ.

Quel est notre épisode coup de cœur?

Marie-Ève

« J’aime tous les recueils et tous les épisodes, mais je dois avouer que j’ai un faible pour celui sur Mouron des champs. Quelque chose de magique s’est produit à l’enregistrement, et j’en garde un souvenir impérissable. »

Lidia

« Élire un recueil préféré est une tâche impossible! Chacun des épisodes m’a apporté quelque chose, a nourri mes réflexions et enrichi ma vie en suscitant des réactions et des émotions différentes. »

Esther

« J’ai particulièrement aimé en apprendre davantage sur l’expérience de l’immigration à partir de tous les souvenirs qu’a soulevés chez mes collègues le recueil d’Elkahna Talbi, Moi, figuier sous la neige. J’ai le désir, depuis, de goûter enfin à la chair d’une figue fraîchement cueillie! »

Dolly

« Même si chaque épisode se démarque par son thème, son analyse ou même notre ressenti cette journée-là, mon préféré reste celui sur Moi, figuier sous la neige d’Elkahna Talbi, où j’ai osé me dévoiler un peu plus. » 

Merci à Zoé Gagnon-Paquin, réalisatrice de balados culturels et sociaux, pour son accompagnement dans ce nouveau projet.