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Le Québec a-t-il connu la prohibition?

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Commission des liqueurs
File de clients devant  l’une des succursales montréalaises de la Commission des liqueurs, rue Saint-Denis.

Collection numérique, Images, BanQ

Oui, la Loi sur la prohibition a été adoptée par le gouvernement Gouin en 1919.

Cette loi interdisait la vente de spiritueux au Québec, sauf autorisation spéciale aux fins sacramentelles, médicinales, industrielles, scientifiques ou artistiques.

Cette loi ne concernait toutefois pas la vente de bière ou de cidre et n’a duré que 2 ans au final.

Au fil du temps, la population a été consultée à plusieurs reprises sur la prohibition. Les Canadiens français se sont toujours opposés à une telle mesure répressive.

Une réglementation toujours plus sévère

  • 1839 : Modification de la réglementation pour l’octroi du permis de vente d’alcool par le gouverneur général du Canada John Colborne.
  • 1850 : Acte pour mieux réprimer l’intempérance. Obtenir un permis devient encore plus difficile.
  • 1864 : Adoption de la Loi de tempérance, surnommée « loi Dunkin ». Les conseils municipaux ont la possibilité de tenir des consultations publiques relatives à la prohibition de la vente d’alcool.
  • 1895 : Une commission royale dépose un rapport qui propose la prohibition totale de la vente d’alcool.
  • 1898 : Wilfrid Laurier, Premier ministre du Canada, déclenche un référendum pour proposer la prohibition. Le référendum est rejeté.
  • 1919 : Adoption de la Loi sur la prohibition et de la Loi concernant la consultation des électeurs, par voie de référendum, au sujet de la vente de bière, cidres et vins légers par l’administration provinciale de Lomer Gouin.
  • 1921 : Création de la Commission des liqueurs et étatisation du commerce de l’alcool.

Publié le 13 janvier 2015

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