Guide des archives hospitalières de la région de Québec 1639-1970

Hôpital Saint-Louis [1811-1873]

Hôpital Saint-Joseph de Lévis [1882-191-?] Hôpital Saint-Luc [1909-1960]

FONDS

Hôpital militaire

Hôpital Saint-Louis [1811-1873]
Rue St-Louis
Québec, Qc

TYPE, DATES EXTRÊMES ET ESPACE OCCUPÉ PAR LES DOCUMENTS

HISTORIQUE

Les publications de Parcs Canada nous donnent quelques éléments d'histoire de cet hôpital destiné aux soldats, également appelé Hôpital de la Garnison.

En 1811, le gouverneur Craig achète la maison de la veuve du juge Emsley sur la rue Saint-Louis pour l'aménager en quartiers d'officiers et construire un hôpital dans la cour arrière. Les travaux commencent en 1811. Un relevé de 1819 indique que l'hôpital peut accommoder de 150 à 200 malades. Il dessert tous les malades de la garnison sauf ceux du régiment Royal Artillery. Il comprend également un entrepôt pour les médicaments et un autre pour des provisions du commissariat. En 1821, il peut recevoir 320 hommes. En 1922, une section de l'hôpital est aménagée pour accueillir les malades du régiment Royal Artillery. Durant l'épidémie de choléra, en 1822, le nombre de lits de l'Hôpital de la Garnison semble insuffisant car on aménage temporairement, dans le collège des Jésuites, une section d'hôpital pour 341 malades.

L'ouvrage de Noppen, Paulette et Tremblay nous donne également quelques renseignements sur cet établissement. Cet hôpital a été construit au pied du cavalier du Moulin dans les premières années du XIXe siècle. Il apparaît sur les plans de E. Bennet du Québec Directory de 1822. Après l'incendie du Palais de Justice en 1873, l'hôpital abrite le tribunal. Avant d'être incendié en 1940, l'édifice a servi de caserne et il était désigné sous le nom de « vieilles casernes de l'avenue Sainte-Geneviève ».

L'ouvrage de Camille Gosselin enchaîne avec les propos suivants. À partir de 1837, les autorités militaires prévoient la construction d'un hôpital à la Citadelle pour le régiment d'infanterie qui y loge. Cependant, la construction ne débute qu'en 1845. En 1841, l'Hôpital de la Garnison peut recevoir 148 malades. Ce nombre est réduit à 104 avec la construction de l'hôpital de la Citadelle qui a une capacité de 74 lits. En 1871, les autorités militaires évaluent la capacité de l'Hôpital de la Garnison à 58 lits et celle de l'Hôpital de la Citadelle à 33.

Les annuaires de Québec permettent de constater qu'il était également nommé General Military Hospital.

CONTENU

Les archives de cet établissement n'ont pas été trouvées au cours de nos recherches.

PORTÉE

LIEU DE CONSERVATION DES DOCUMENTS

PERSONNE RESSOURCE

CONDITIONS D'ACCÈS ET RESTRICTIONS À LA CONSULTATION

SOURCES COMPLÉMENTAIRES

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

GOSSELIN, Camille. Histoire de la médecine 1. Le développement du réseau hospitalier de la région de Québec : L'année, les raisons de fondation et l'évolution des hôpitaux de la région de Québec. Sainte-Foy, Université Laval, 1994. 123 p.

NOPPEN, Luc, Claude PAULETTE et Michel TREMBLAY. Québec, trois siècles d'architecture. Québec, Libre Expression, 1979.xi-440 p.

PROULX, Gilles. La garnison de Québec de 1748 à 1759. Ottawa, Lieux historiques nationaux, Service des parcs, 1991. 54 p. Coll. « Études en archéologie, architecture et histoire, 0821-1035 ».

RIOUX, Christian. La garnison britannique à Québec, 1759-1871. Ottawa, Parcs Canada, Patrimoine canadien, 1996. 55 p. Coll. « Études en archéologie, architecture et histoire, 0821-1035 ».

 

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.