Sanatorium Mastaï [1900-1970]
près du Centre
hospitalier Robert-Giffard
Beauport, Qc
Sœurs de la Charité de Québec
Documents textuels et iconographiques : 1901-1973 ; 0,24 m et plus
Les origines du Sanatorium Mastaï remontent à l'année 1847, alors que le Dr James Douglas acquiert cette propriété et en fait sa maison de campagne. Il la baptise « Glenalla ». La villa sera vendue en 1875, et en 1877 elle deviendra la propriété du Dr Jean-Étienne Landry. Celui-ci lui confère le nom de Villa Mastaï. En 1900, les Sœurs de la Charité de Québec achètent la Villa Mastaï du sénateur Louis-Philippe Landry et la transforment en sanatorium pour le traitement des pensionnaires privés, des alcooliques et des toxicomanes. La nouvelle fondation sera une succursale de l'Hôpital Saint-Michel-Archange jusqu'en 1936. L'hôpital était destiné à desservir anonymement et sans dossier les personnalités religieuses et politiques. On y traita en particulier les cas d'alcoolisme et de toxicomanie. Des personnes atteintes de maladies nerveuses et mentales y étaient aussi traitées et d'autres, qui avaient besoin de quelques jours de paix et de tranquillité, y étaient même reçues. Au début des années 1900, c'est le docteur Brochu qui y sera le médecin traitant. L'œuvre prend fin en 1970 alors que l'établissement devient une résidence pour les religieuses. L'immeuble est démoli en 1973.
Ce fonds contient les annales depuis les débuts de l'œuvre jusqu'en 1973, un court historique, des notes biographiques, des photographies, un plan des locaux, un rapport sur la responsabilité civile, des copies des statuts, des états financiers, les nominations des religieuses, les procès-verbaux du conseil local et des visites officielles, des informations sur les terrains, de la correspondance et des documents divers relatifs à l'établissement.
Ce fonds présente un intérêt de par la nature de l'établissement. En effet, ce sanatorium, dont l'origine remonte au début du XXe siècle, était destiné au traitement des toxicomanes et des alcooliques. Le fonds nous communique les informations essentielles sur son fonctionnement interne ainsi que sur la tâche accomplie par les religieuses.
Maison généralice
des Sœurs de la Charité
de Québec
2 655, rue Le Pelletier
Beauport, Qc
G1C 3X7
Gemma Gastonguay, s.c.q., archiviste: 418 628-8860
Sur rendez-vous.
Certaines archives sont sujettes à des restrictions de consultation compte tenu de leur caractère privé et confidentiel.
La communauté des Sœurs de la Charité de Québec ne dispose pas, pour le moment, d'instruments de recherche publiés pour ce fonds. Cependant, le chercheur peut recourir aux services de l'archiviste.
Certains documents relatifs au Sanatorium Mastaï se retrouvent dans les archives conservées à la Galerie historique Lucienne-Maheux du Centre hospitalier Robert-Giffard, ce sont surtout des photographies.
Archives du Centre hospitalier Robert-Giffard.
GOULET, Denis, et André PARADIS. Trois siècles d'histoire médicale au Québec : Chronologie des institutions et des pratiques (1639-1939). Montréal, VLB éditeur, 1992. 527 p. Coll. « Études québécoises ».
LAMBERT, Jules. Milles fenêtres. Beauport, Centre hospitalier Robert-Giffard, 1995. 209 p.
ROY, Francine, Yvonne WARD, s.c.q., et Nive VOISINE. Histoire des Sœurs de la Charité de Québec, tome II : Des maisons de charité. Beauport, Publications MNH, 1998. 305 p.
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