Les cartes postales numérisées sont regroupées dans la banque de données PISTARD par localité (Montréal, Alma) sauf pour la ville de Québec où elles sont classées par quartier. Il est donc possible de les rechercher dans le champ TITRE du mode de recherche avancée. Il est également possible de les regrouper en recherchant la cote P547 dans le mode de recherche avancée.
Vous pouvez aussi voir d'autres cartes postales tirées de la collection numérique.
C'est à un Autrichien, le professeur Emmanuel Hermann, que l'on attribue la paternité de la carte postale. Cherchant à simplifier le système postal existant, ce dernier met au point un feuillet cartonné devant circuler à découvert, c'est-à-dire sans la protection d'une enveloppe, tel que l'avait proposé un fonctionnaire des postes prussiennes, Heinrich Stephan, lors de la Conférence postale germano-autrichienne tenue à Karlsruhe en 1865. Mise en circulation le 1er octobre 1869, la première carte postale officielle, ou « Postkart », (sans illustrations) soulève très vite un vif intérêt hors des frontières de l'Empire des Habsbourg. Ainsi, dès les années 1870, les autres pays du continent européen, les États-Unis et le Japon adoptent à leur tour ce nouveau moyen de communication.
La ville de St. John's (Terre-Neuve)
au début du siècle
La Cathédrale St. Dunstan
(St. Dunstan's Basilica), Charlottetown
Gare du Canadien National au début
des années 1930, Québec
Fort Garry Hotel, Winnipeg
Édifice du Parlement de l'Alberta,
à Edmonton
Le port d'Halifax (Nouvelle-Écosse)
Bateau sur la rivière Saint-Jean,
à Fredericton
Ottawa, Château Laurier,
rue Rideau
L'Assemblée législative
de la Saskatchewan, à Regina
Le port de Victoria
En juin 1871, deux ans avant son voisin américain, le Canada devient le premier pays en dehors de l'Europe à émettre des cartes postales et à en admettre la circulation sur son territoire. Il s'agit alors de cartes officielles non illustrées devant servir à transmettre les messages d'affaires du gouvernement. La carte postale illustrée « privé » ne fait son apparition que vers la fin des années 1890, lorsque le Canada décide d'amender la Loi des postes, le 9 décembre 1897, afin de permettre aux entreprises privées de produire des cartes postales illustrées.
Aux États-Unis, la carte postale illustrée fait son apparition à l'occasion de la « World Columbian Exhibition » en 1893 à Chicago; pour commémorer le 400e anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, on émet des cartes à l'effigie des divers pavillons de cette exposition. En Europe, et plus particulièrement en Allemagne, la popularité grandissante des cartes de type « Grüss aus » (« Salutations de ») qui sont agrémentées de «vues multiples» d'un lieu, avait depuis les années 1885 véritablement lancé la carte postale illustrée.
Du début du siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, la carte postale devient le moyen de communication le plus populaire au monde. Les années 1900 à 1914, que l'on qualifie d'« âge d'or de la carte postale illustrée », voient la production de cartes atteindre des sommets avec plus de 800 millions d'exemplaires. Au Canada, cet âge d'or est plus tardif, car le ministère des Postes n'adopte qu'en 1903 le format standard et définitif que l'on connaît de nos jours, c'est-à-dire un recto illustré et un verso divisé comportant un espace à gauche pour le message et un autre à droite pour l'adresse.
Soulignons que le succès de la carte postale est largement tributaire de la montée du tourisme et du phénomène de villégiature. Plus qu'un outil de promotion, la carte postale permet au touriste de ramener en quelque sorte avec lui une parcelle du paysage admiré, le souvenir du monument observé. Au Québec, les éditeurs tirent profit de l'intérêt des visiteurs pour la nature sauvage en proposant des « vues » des chutes Montmorency ou des rapides de Lachine. Quant aux compagnies ferroviaires et de navigation, en s'associant à différents éditeurs, elles contribuent par leurs séries de cartes postales à faire connaître et à mettre en valeur les municipalités situées sur leurs parcours.
Symbole de la Belle Époque, la carte postale se transforme progressivement en instrument de propagande au cours de la Grande Guerre. Le développement d'autres moyens de communication, comme le téléphone, à la fin des années 1910 explique également son déclin. Certes, la carte postale trouve au cours du siècle de nouveaux adeptes et de nouvelles utilisations. En 1942, par exemple, le gouvernement canadien met à la disposition du public des « cartes-avion » qui permettent de correspondre avec les prisonniers de guerre en Allemagne et en Italie. À partir de 1944, la carte postale est aussi utilisée par les hôpitaux pour communiquer avec les proches parents de soldats blessés ou morts au combat. Toutefois, il faut attendre le milieu des années 1970 pour assister à la renaissance de l'intérêt pour ce moyen de communication. Depuis, des historiens, des intervenants du milieu muséal ainsi que des collectionneurs ont multipliés les travaux sur l'histoire et l'importance de ce phénomène et ont organisé de nombreuses expositions qui lui ont redonné une certaine visibilité.
Aujourd'hui, nous retrouvons encore la carte postale dans sa forme traditionnelle un peu partout au monde. Par contre, depuis le début des années 1990, elle s'est trouvé un nouveau médium : l'Internet. En effet, plusieurs sites web offrent un service d'envoi de cartes virtuelles et certains proposent même une vaste gamme d'images et de cartes anciennes issues de collections privées. Finalement, de plus en plus d'institutions mettent en ligne des séries entières de cartes postales anciennes, ce qui permet au grand public de profiter de la richesse de ces collections.
HautLa Collection Magella Bureau de Bibliothèque et Archives nationales du QuébecNous vous proposons plus de 32 000 cartes postales du Canada tirées de la Collection Magella Bureau qui ne compte pas moins de 150 000 cartes. Constituée par un fonctionnaire du ministère de l'Agriculture, elle rassemble des cartes anciennes provenant du monde entier. Ces cartes, qui datent des années 1890 à 1965, illustrent différents lieux mais montrent aussi des personnages, des paysages naturels et des animaux.
Né le 15 juin 1902 dans le Faubourg Saint-Jean-Baptiste à Québec, Magella Bureau fut un collectionneur passionné non seulement de cartes postales mais aussi de cartes de vœux, de cartes de Noël, d'images pieuses et de timbres. Il s'est aussi intéressé à l'observation des oiseaux et à l'herpétologie, plus particulièrement à l'étude des serpents. Il a d'ailleurs fait plusieurs communications scientifiques et publié un article en 1935 dans le Naturaliste canadien.
Cette série de cartes postales du Canada que publie en ligne Bibliothèque et Archives nationales du Québec (cote P547,S1,SS1) rend accessibles près de 20 000 cartes illustrant des villes et des villages du Québec. Les villes de Québec et Montréal sont particulièrement bien représentées, avec près de 4000 cartes chacune. Quant aux autres provinces et territoires canadiens, environ 11 400 cartes postales leur sont consacrées. Organisée par provinces et par villes, la série permettra à tous les internautes de découvrir les paysages du Québec et du Canada.
Soulignons que l'ensemble des cartes postales est disponible sur CD-ROM et qu'il est possible de les consulter au Centre de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La Collection Magella Bureau compte aussi un nombre important de cartes provenant d'autres pays, comme les États-Unis (cote P547,S1,SS2), la France (cote P547,S1,SS3) et l'Italie (cote P547,S1,SS4) avec respectivement 30 410, 30 000 et 7 700 cartes postales.
Les cartes postales numérisées sont regroupées dans la banque de données PISTARD par localité (Montréal, Alma) sauf pour la ville de Québec où elles sont classées par quartier. Il est donc possible de les rechercher dans le champ titre du mode de recherche avancée. Il est également possible de les regrouper en recherchant la cote P547 dans le mode de recherche avancée.
HautLe Canada des années 1920 en cartes postalesL'invitation au voyage...
Vous êtes-vous déjà posé les questions suivantes?...
À quoi ressemblaient les capitales provinciales du Canada au début du siècle?
Quelles étaient à l'époque les villes les plus urbanisées?
Est-ce que la capitale de l'île de Terre-Neuve, St. John, était desservie par un tramway?
Qu'est-ce qui pouvait bien intéresser un visiteur de Regina, de Victoria ou d'Halifax au début du siècle?
Quels étaient les principaux attraits de ces villes?
Ces attraits sont-ils les mêmes aujourd'hui?
Voilà bien des questions auxquelles les livres d'histoire n'apportent pas toujours la réponse et qui pourtant éveillent la curiosité des petits et des grands! Source de renseignements souvent négligée, la carte postale permet de découvrir les transformations qui touchent le paysage urbain et rural, l'architecture des grandes villes, le développement des infrastructures de transport ou encore, tout simplement, ce qui a fait la réputation d'un lieu et a su séduire ses visiteurs.
Afin de découvrir la richesse de la collection Magella Bureau de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, nous vous proposons un voyage virtuel à travers les capitales provinciales canadiennes. Nous avons privilégié les années 1920 et 1930 vu la gamme impressionnante de cartes postales de l'entre-deux-guerres qui composent cette collection. Observez bien ces scènes de vie urbaine, ces tramways et surtout ces automobiles, de plus en plus présentes dans ces images que l'on propose aux touristes. Constatez l'importance que l'on accorde déjà à l'époque aux hôtels du Canadien National et aux édifices du Parlement des provinces de l'Ouest récemment entrées dans la Confédération canadienne. Voyez comment certaines prises de vues illustrent le rôle économique et commercial d'une ville ou l'importance déterminante d'un port ou d'un fleuve pour son développement et son choix comme capitale canadienne. Ouvrez l'œil et prêtez attention à ces petits détails qui en disent long. Bon voyage!
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