
Illustration de Gabrielle Vincent tirée du site des éditions Casterman, seul détenteur des droits http://jeunesse.casterman.com
Ernest et Célestine:
25 ans de bonheur…tout en douceur
En 2006, on célèbre le 25e anniversaire de parution de l’album Ernest et Célestine ont perdu Siméon, premier titre de la célèbre série écrite et illustrée par Gabrielle Vincent.
Ernest et Célestine ont perdu Siméon
Perdre son doudou, quand on est petit, c’est une tragédie… En 1981, une adorable souris nommée Célestine montrait pour la première fois le bout de son museau dans un livre d’images. Elle cherchait partout Siméon, son précieux petit pingouin en tissu. Et comme tous les enfants qui ont perdu leur doudou, comme toi, Célestine était triste et voulait Siméon, et rien que Siméon. Et comme tous les papas, comme le tien, Ernest était prêt à tout pour calmer le chagrin de sa petite Célestine.
25 ans déjà
En 2006, cela fait 25 ans que Gabrielle Vincent, la vraie-de-vraie maman d’Ernest et de Célestine, a fait vivre à ses enfants de papier cette première aventure. Vingt-cinq ans déjà qu’elle nous chuchote tout doucement au creux de l’oreille et du cœur, à travers les mille et une petites joies et peines du quotidien, l’histoire tendre et belle d’Ernest l’ours et de Célestine la souris, un vrai papa et sa vraie fille adoptive.
Ernest…
Ernest, c’est le papa. C’est un ours. Un ours pauvre, balayeur de rue de son métier, un peu artiste à ses heures. Un gros ours, mais pas un ours qui fait peur, pas du tout! Au contraire… Même s’il est vraiment fort et un peu bougon, Ernest est sage et raisonnable, courageux et rassurant. Mais surtout, surtout, il a un cœur d’or et des bras généreux. Ernest a une belle âme… C’est quelqu’un de bon, voilà. Comme bien des papas.
... et Célestine
Célestine, c’est la petite fille. C’est une souris. Elle est vraiment, mais vraiment différente d’Ernest. D’abord parce qu’elle est née souris, bien sûr! Mais surtout parce qu’elle est coquette, facétieuse. Un peu chipie et capricieuse aussi… comme bien des petites filles! Célestine, elle a du caractère, de l’énergie. Même que parfois on oublie que c’est une toute petite souris, quelquefois fragile, pleine de peur et de doutes. Célestine a besoin plus que tout de se sentir aimée. Comme tous les enfants.
Il était une fois…
Alors ces deux-là, si différents mais qui s’aiment fort, si fort, comment ont-ils bien pu se rencontrer et s’adopter? Écoute bien... « Il était une fois un balayeur de rue qui, par une belle journée de pluie, entendit un bruit étrange dans une poubelle. Il y découvrit une petite, toute petite souris abandonnée. Il la recueillit, l’installa chez lui et lui donna un prénom. Célestine. » Voilà comment une souris orpheline et un ours balayeur de rue se sont choisis, adoptés. Et maintenant, entre eux, c’est à la vie, à la mort. Ils sont une famille.
Une famille comme les autres?
Une famille où un papa ours balayeur de rue prend soin d’une petite fille souris trouvée dans une poubelle, est-ce bien différent de ta famille à toi? Voyons voir… Ernest et Célestine ne sont pas très riches, c’est vrai. Ils vivent simplement. Mais il y a chez eux du bonheur, toutes sortes de bonheur. Celui de faire plaisir à l’autre, d’abord. De le rendre heureux. De laisser parler son cœur. Celui aussi de s’amuser et de s’étonner ensemble, d’être unis même quand la vie fait des siennes et nous malmène un peu. De trouver malgré tout une façon de faire la fête. Celui surtout de s’être inventé une famille débordante de tendresse et de fantaisie. Une famille comme on les souhaite!
Gabrielle Vincent, éternelle
Eh oui! tu as bien compris… Gabrielle Vincent est décédée le 24 septembre 2000, à Bruxelles. Elle avait 72 ans. Sa mort nous a surpris et attristés. Monique Martin, alias Gabrielle Vincent, était une grande, très grande artiste. En créant Ernest et Célestine, elle nous a offert son double talent de conteuse et d’illustratrice. Elle a aussi donné vie à d’autres personnages à découvrir absolument. Si on aime Ernest et Célestine, on aime aussi tous les autres, comme Papouli et Frédérico. À travers eux, leur créatrice est éternelle, rien de moins…
Ernest et Célestine, pour toujours

Les histoires d’Ernest et Célestine, il faut les lire, les relire ou se les faire raconter collé-serré-entouré par quelqu’un qu’on aime… Il faut les relire même si tu es déjà grand, les partager tendrement avec un plus petit que toi et les garder précieusement dans le cœur pour quand, devenu adulte à ton tour, tu les feras découvrir aux enfants de ta vie. Ernest et Célestine, on les aime infiniment, on les a adoptés définitivement dès la première rencontre. Ils font partie de notre famille à nous… pour toujours.