
LE QUÉBEC
FN88-005
Paysages de la Nouvelle-France
[1940], 00:10:52, Fr.
Suivant le parcours d’une automobile à travers la province de Québec, ce film correspond à la vision d’un tourisme de circuit progressivement mis en place par le gouvernement québécois à partir des années 1920. L’élaboration d’un réseau routier efficace (la Loi des bons chemins) dans les années 1910 permettra de relier entre eux les différents attraits touristiques de la province et de proposer les tout premiers circuits. Ce tourisme de circuit quadrille donc les campagnes et incorpore des attractions très valorisées, dont les plus renommées sont la paysannerie canadienne-française pour l’île d’Orléans, le rocher Percé en Gaspésie et la Maison Maria-Chapdelaine au Lac-Saint-Jean, l’accent étant mis sur le caractère pittoresque de ces lieux et la survivance des vieilles traditions françaises.
Ce film qui évoque la « route de la Nouvelle-France », parsemée de vieux fours à pain, permet d’y découvrir les principaux circuits et attraits touristiques du Québec tels qu’ils se présentaient à l’aube des années 1940. Panorama des régions de Québec, du Lac-Saint-Jean, du Saguenay et de la côte de Beaupré, ce film nous montre, par-delà lacs et rivières du parc national des Laurentides, le pays de Maria Chapdelaine à Péribonka et la réserve des Montagnais à Pointe-Bleue. Suivant le fleuve Saint-Laurent, nous visitons ensuite Tadoussac et La Malbaie, puis le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré et enfin la chute Montmorency avant de revenir à Québec.
FN88-182
Les îles du Saint-Laurent
[1941], 00:10:32, Fr.
Ce film nous propose une visite de différentes îles du Québec. À une époque où l’État mise beaucoup sur la culture et le caractère pittoresque du Québec pour attirer les touristes, il n’est guère surprenant d’entendre le narrateur du film vanter la beauté de ces îles où la vie française et la tradition se sont maintenues. Que ce soit dans les vieilles maisons de l’île Perrot, à la place Bon Secours à Montréal, à l’île d’Orléans, notre « fleur de lys », dans les moulins de l’île aux Coudres ou à l’île Bonaventure, en Gaspésie, l’île aux oiseaux, c’est sur le Québec des traditions et la « paysannerie canadienne-française » que l’on attire le regard du spectateur.
Ainsi, l’île de Montréal nous est d’abord décrite comme une ville qui reflète la civilisation ancienne et traditionnelle de la Nouvelle-France, mais qui a su adopter la gaieté de la vie moderne. Quant à l’île d’Orléans, elle nous est présentée comme un lieu où la vie rurale est à l’honneur. De fait, depuis les années 1920, le programme de promotion touristique du Québec accorde une place toute particulière à l’île d’Orléans dans ses guides, le « tour de l’île » étant l’occasion idéale de faire la promotion du modèle du paysan canadien-français. Notre narrateur souligne donc que ses habitants ont su garder les coutumes de leurs ancêtres normands et que la vie y est imprégnée des « meilleures traditions ». Enfin, une insistance toute particulière est portée sur la conservation des arts domestiques qui constituent, selon le narrateur, « l’expression de l’âme de notre peuple et de ses vieilles coutumes ».
FC07007
Camping-Québec
1968, 00:14:30, Fr.
À partir de 1965, le gouvernement québécois et son tout nouveau ministère du Tourisme favorisent la mise en place d’éléments attractifs et de nouvelles installations en vue d’Expo 67. C’est ainsi qu’est créé un vaste réseau de parcs, de terrains de camping et de haltes routières dans différentes régions du Québec. Produit en 1968, après la manne touristique d’Expo 67, ce film fait la promotion de ce réseau et vise à inciter les touristes à utiliser les installations existantes. C’est donc par une visite des terrains de camping, établis par le ministère du Tourisme dans les différentes régions du Québec, que ce film nous propose un tour d’horizon du Québec.
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