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Onzième premier ministre de la province de Québec, Félix-Gabriel Marchand est né le 9 janvier 1832 à Dorchester (Saint-Jean-sur-Richelieu). Il est le fils cadet d’un riche commerçant de bois, propriétaire terrien et officier supérieur dans la milice, Gabriel Marchand, et de Mary Macnider, d’origine écossaise. Éduqué d’abord en anglais, il passe ensuite par le Collège de Chambly et par le Séminaire de Saint-Hyacinthe avant d’entreprendre ses études de notariat, à Saint-Jean, auprès de Thomas-Robert Jobson. Reçu notaire en 1855, il ouvre sa propre étude et acquiert graduellement une solide notoriété. Libéral modéré, Marchand fonde, avec son ami Charles Laberge, Le Franco-canadien (1860), un bihebdomadaire qui fera campagne, entre autres, contre le projet d’une confédération des colonies britanniques de l’Amérique du Nord. En 1867, Marchand brigue les suffrages dans la circonscription de Saint-Jean à l’Assemblée législative et remporte l’élection. Très tôt, il s’impose comme lieutenant d’Henri-Gustave Joly, chef de l’opposition. Il se fait remarquer en Chambre par sa lutte contre le double mandat, qui sera aboli en 1874, et sa promotion de la colonisation pour endiguer le mouvement migratoire vers les États-Unis. En 1878, Marchand entre dans le cabinet de Joly à titre de secrétaire de la province, puis de commissaire des Terres de la couronne. Réélu en 1881, en 1886 et en 1890, il est nommé orateur de l’Assemblée par Honoré Mercier, un poste qu’il occupe entre 1886 et 1892. De 1892 à 1897, il assume la fonction de chef de l’opposition et à la suite des élections de 1897, remportées par les libéraux, Marchand est assermenté comme premier ministre. Parallèlement à sa carrière politique, Marchand mène aussi une intense carrière journalistique et littéraire marquée par la fondation du journal Le Temps de Montréal, par sa collaboration à diverses revues et par la publication de plusieurs pièces de théâtre, œuvres en prose et en vers. Félix-Gabriel Marchand meurt à Québec, le 25 septembre 1900
Cette collection permet à la fois d’esquisser le portrait de la vie publique et de la vie privée de Marchand. Elle comprend des documents de différentes natures, par exemple de la correspondance, des papiers officiels et des photographies. On y retrouve notamment une correspondance politique avec le premier ministre canadien Wilfrid Laurier et avec Joseph-Israël Tarte, mais aussi avec sa femme et ses enfants. Véritable témoignage de la vie privée, cette correspondance permet de mieux connaître l'homme, en plus d’esquisser le chemin de son ascension politique; elle s’avère aussi un témoin des aléas de la vie sociale d’un député demeurant à l’extérieur de la capitale.
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