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| Page tirée du « Journal
des Grèves » de Jacques Papineau |
Né à Montréal le 26 octobre 1897, Jacques
Papineau est le fils cadet de l’ingénieur Louis-Gustave
Papineau (voir son journal personnel : P7,S5,D2) et de Juliette
Mackay. Ordonné prêtre le 18 avril 1922, il poursuit
des études à Rome et décroche le titre de docteur
en philosophie. À sa mort en 1989, Mgr Jacques Papineau occupait
la fonction de vicaire épiscopal de Montréal.
Alors qu’il est étudiant au Grand Séminaire
de Montréal, Papineau consacre ses étés à
l’animation d’une colonie de vacances près de
Sorel. Fondée par des communautés religieuses en 1912,
Les Grèves de Contrecœur est la première
colonie de vacances du Québec à accueillir de jeunes
garçons francophones. Adressé à ses parents
sous forme de lettres, son journal raconte son séjour d’une
quinzaine de jours en compagnie de ses collègues séminaristes
et de quelques dizaines d’enfants.
Directeur en chef des « colons », comme il aime lui-même
se désigner, Jacques Papineau relate avec humour les activités
quotidiennes de cette petite colonie. Les jeux de balles, les baignades,
les expéditions en bateau et même les journées
de pluie sont racontés avec entrain et un amusement évident.
Ce récit « des travaux et des jours » de la colonie
nous laisse entrevoir un jeune séminariste dynamique qui
prend part à tous les travaux du camp et qui n’hésite
pas à relever les manches de sa soutane et à prendre
le marteau pour participer à la construction d’un nouveau
dortoir. Papineau évoque également son plaisir d’être
aux Grèves et compare son été à ceux
qu’il a passés en Gaspésie et aux Éboulements;
on retrouve d’ailleurs, au hasard des pages de ce journal,
une lettre du 6 août 1915, écrite des Éboulements.
En somme, le journal de vacances de Jacques Papineau saura non
seulement vous faire découvrir les premières heures
de la plus ancienne colonie de vacances au Québec, mais également
vous faire prendre conscience du rôle fondamental qu’a
joué l’Église catholique québécoise
dans le développement des loisirs et l’encadrement
des jeunes. |