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Véritable paradis de chasse et de pêche,
l’Île d’Anticosti est longtemps demeurée
sauvage et pratiquement inhabitée. Mise en vente en 1895 par
la société «Governor and Company of the Island
of Anticosti», l’île attire l’attention du
célèbre chocolatier français Henri Menier qui
décide de l’acheter et d’en faire une réserve
de chasse personnelle. Avant de conclure cette vente, Menier charge, à l’été 1895,
son ami George Martin-Zédé, homme de loi et grand voyageur,
d’une mission d’exploration d’une dizaine de jours.
Martin-Zédé, éblouit par la beauté de
l’île, revient en France avec de belles promesses de
chasse certes, mais aussi avec des projets d’agriculture, d’exploitation
forestière et d’énergie électrique. Pendant
trente ans, cet homme, qui sera le bras droit de Menier et son directeur-général,
fera d’Anticosti, un paradis terrestre pour les amoureux de
la nature tout en y développant notamment l’industrie
des pâtes de bois et de la pêche au homard.
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Colonel John
Francis Wilson
(1866-1958)
Pêche à la rivière Jupiter
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Rédigé entre 1896 et 1929, le journal de Martin-Zédé relate
les activités quotidiennes de l’île et nous permet
de comprendre l’histoire de son développement. Toutefois,
la source la plus impressionnante d’informations est, sans
nul doute, le lot de 1500 photographies contenues en dans ce journal,
qui illustre avec justesse les propos de l’auteur. Les nombreuses
prises de vue représentent surtout des paysages, des habitations,
les industries de pâte de bois et de mise en boîte du
homard, ainsi que les cours d'eau de l'île l’Île
d'Anticosti telles la rivière Jupiter et la baie Gamache.
On peut aussi y voir la demeure d'Henry Menier sur l'île, de
même que celle de Georges Martin-Zédé en France.
Des scènes de chasses à l'ours et au cerf, de pêche,
de navires ainsi que des photographies de la famille, des amis et
des connaissances des deux hommes s'y retrouvent aussi en quantité impressionnante.
Enfin, un livre de pêche de Martin-Zédé comprend également
lui aussi plusieurs photographies de pêcheurs, de bateaux et
de divers paysages et cours d’eau de l’île.
Par les efforts des Henri
Menier, George Martin-Zédé,
et plusieurs autres, Anticosti
a pu développer
son économie et
enrichir son écosystème.
En effet, aujourd’hui,
les chasseurs et les touristes
peuvent côtoyer à loisir
les quelques 120 000 descendants
des 200 cerfs de Virginie,
introduits par Menier et
ses amis sur l’île.
Que vous soyez intéressés
par l’histoire de
l’Île d’Anticosti,
par celle de la chasse
et de la pêche, du
tourisme ou tout simplement
par les beaux paysages,
le journal de cet aventurier
français sera certainement
pour vous, une source d’information
et d’éblouissement!
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