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Page tirée du journal d'Alfred
Desrochers |
Journaliste pendant de nombreuses années à La
Tribune de Sherbrooke et auteur du recueil de poésie
« À l’ombre de l’Orford », récompensé
en 1931 par le Prix du Lieutenant-gouverneur, Alfred DesRochers
nous est surtout connu par sa fille Clémence DesRochers.
Né le 5 octobre 1905 à Saint-Élie d’Orford,
il fréquente le collège séraphique des Pères
Franciscains de Trois-Rivières entre 1918 et 1921, puis devient
commis de magasin, homme de chantier et ouvrier de filature. En
1925, sa chance se présente enfin : il est engagé
par La Tribune de Sherbrooke et il y travaille périodiquement
comme journaliste jusqu’en 1952. Pendant quelques années,
il est également traducteur à Ottawa et travaille
pour La Presse canadienne de 1953 à 1964.
Au début de 1935, Alfred DesRochers prend la résolution
de tenir un journal personnel afin d’y noter ses lectures
et ses impressions. Bien que tenu irrégulièrement,
ce journal présenté sous forme de petits cahiers l’accompagne
toute sa vie, jusque dans sa retraite. DesRochers prend en note
ce qui l’intéresse et consigne ses activités
quotidiennes, notamment ses rencontres avec sa fille Clémence.
Son journal nous donne un bon aperçu de ses occupations et
de ses loisirs mais surtout, nous aide à comprendre la vie
privée et les tiraillements intérieurs de cet homme.
DesRochers consacre ses temps libres à la poésie,
aussi bien comme créateur que comme animateur de divers groupes
d’écrivains. Il met sur pied la Société
des écrivains de l’Est et son salon, rue George à
Sherbrooke, voit défiler les Françoise Gaudet-Smet,
Louis Dantin, Albert Pelletier - le père du comédien
Gilles Pelletier - Germaine Guèvremont et Jeanne Grisé.
En 1928, il publie son premier recueil de poèmes, intitulé
« L’offrande aux vierges folles ». L’année
suivante paraît « À l’ombre de l’Orford
», qui lui vaut plusieurs prix et distinctions. En 1967, il
publie son dernier recueil, « Élégies pour l’épouse
en-allée », en hommage à sa femme décédée
quelques temps auparavant. Récompensé par le Prix
Duvernay pour l’ensemble de son œuvre en 1964, DesRochers
se voit également décerner en 1976 un Doctorat honorifique
de l’Université de Sherbrooke. Disparu le 12 octobre
1978 à l’âge de 73 ans, ce poète du terroir
a su traduire le langage coloré des gens d’ici, tout
comme le fait aujourd’hui sa fille Clémence par ses
chansons et ses monologues.
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