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Palmarès reconstitués de la chanson au Québec

En 1878, Thomas Edison fait breveter le phonographe à cylindre de cire et, à peine quelques années plus tard, un véritable engouement pour cette nouvelle technologie s'empare du public occidental. Avec l'apparition du premier 78 tours en 1912, les enregistrements musicaux poursuivent leur essor et s'ancrent définitivement dans les habitudes de vie des gens.

Dans la plupart des pays, des palmarès de la chanson voient le jour. Dès la fin du 19e siècle, par exemple, on en voit apparaître aux États-Unis et en Angleterre. Le premier véritable palmarès panquébécois paraît en 1983 avec la publication de l'hebdomadaire Radioactivité. Cependant, dès 1949, de nombreuses listes des meilleures ventes ou des chansons connaissant la faveur populaire à la radio paraissaient déjà dans diverses publications québécoises.

Les palmarès étaient souvent produits en fonction de critères divergents alors que les sources étaient multiples et, dans certains cas, éphémères. Par conséquent, il s'est toujours avéré difficile d'accéder à un corpus unique dont la consultation aurait été conviviale et les données, fiables.

C'est dans ce contexte que Michel Gignac s'est attaqué pendant de nombreuses années à la reconstitution des palmarès de la chanson au Québec à compter de 1949. Pour ce faire, il a compulsé de nombreuses sources tout en prenant le soin de décrire en détail sa façon de procéder, qui prend appui sur une méthodologie très claire.

Le résultat? Un outil fascinant qui permet de jeter un regard neuf sur le lien d'amour intense qui, au fil du temps, s'est tissé entre la population québécoise et la musique, celle d'ici aussi bien que celle d'ailleurs. Au cours de ce voyage au cœur du temps, une ritournelle se glissera sans aucun doute au creux de votre oreille.

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