Collection Arthur Lamothe

Le cinéaste Arthur Lamothe a consacré la majeure partie de son œuvre à favoriser une meilleure connaissance des Amérindiens du Québec, principalement des Innus et de leur culture. Ces documentaires, tournés dans les années 1970, nous révèlent un créateur engagé et décidé à présenter fidèlement la réalité. En savoir plus sur Arthur Lamothe.

Arthur Lamothe et les Innus - Mémoire antérieure

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Année : 1974
Lieu de tournage : Betsiamites

Le 13 mars 1974, Barnabé Vachon, son fils Charles et Patrick Pinette, tous chasseurs de Betsiamites, ont abattu deux orignaux. Ils dépècent les bêtes, tout en évoquant les chasses d'autrefois dans les territoires du Nord. Barnabé et Charles dévalent la colline avec deux traîneaux chargés de viande. Pendant la descente, Barnabé danse et entonne des rêves de chasse.

Année : 1974
Lieu de tournage : Betsiamites

Le 14 mars en fin de journée, revenant de leur tournée des pièges à castor et à lynx, Barnabé Vachon et Patrick Pinette sont accueillis par des agents de la protection de la faune et accusés d'avoir abattu illégalement deux orignaux. Malgré la présentation des autorisations et permis de chasse en bonne et due forme, la viande est saisie, ainsi qu'armes et pièges.

Année : 1974
Lieu de tournage : Betsiamites

Le 19 mars, de retour à la réserve de Betsiamites, Barnabé Vachon et Patrick Pinette convoquent une réunion du conseil de bande au sujet de la saisie des orignaux dont ils sont victimes. Les notions de droits territoriaux et, plus largement, de la possession originelle du territoire par les premiers habitants sont au cœur de cette réunion, à la fin de laquelle une protestation est rédigée à l'intention des différents paliers de gouvernement.

Année : 1973
Lieu de tournage : Betsiamites

La réserve de Betsiamites fête l'Assomption, le 15 août. En procession, le missionnaire, suivi de membres de la Gendarmerie royale du Canada, accompagne la statue de la Vierge. Litanies et salves de fusils enrubannés s'entremêlent... Le soir, dans la salle paroissiale, les chants traditionnels accompagnés au tambour, les violons et les danses carrées égayent la fête qui est aussi celle du cinquantième anniversaire de mariage de quelques Innus.

Année : 1973
Lieu de tournage : Uashat

Marcel Jourdain fabrique un piège à martre dans la forêt en abattant une épinette, tout en donnant à son petit-fils des explications techniques pertinentes.

Année : 1978
Lieu de tournage : Matimekosh

Grégoire Gabriel, de la réserve de Matimekosh à Schefferville, démontre la fabrication des cadres d'une paire de raquettes à partir de la coupe d'un petit bouleau. Penamesh McKenzie, de la même réserve, prépare sur la neige une peau de caribou tendue pour confectionner la babiche destinée au tressage des raquettes. Puis, à l'intérieur d'un camp de chasse, tout en laçant la babiche, elle narre quelques épisodes remarquables de sa vie de femme nomade.

Année : 1974
Lieu de tournage : Matimekosh

La scapulomancie, ou divination de l'emplacement du caribou au moyen d'une omoplate de cet animal mise dans le feu, a été décrite par l'anthropologue Frank G. Speck dans son livre Naskapi – The Savage Hunter of the Labrador Peninsula. Dans son camp de chasse, non loin de Schefferville, le vieux chef Innu Mathieu André pratique cette divination devant son petit-fils en l'expliquant aux jeunes à l'aide de boîtes de conserve simulant le poêle. Ensuite, après des extraits du film Mémoire battante, nous le voyons dans les montagnes blanches dépecer un caribou fraîchement abattu. Il explique à son gendre Bernard Vollant le déroulement de la chasse. Puis, de retour à son camp, utilisant l'omoplate brûlée, il démontre à Penamesh McKenzie, qui découpe la babiche, la justesse de ses prédictions.

Année : 1977
Lieu de tournage : Nutashquan

À l'île Sainte-Hélène, située à l’embouchure de Natashquan, sur un canot renversé servant d'autel, le père René Lapointe, o.m.i., missionnaire de Nutashquan, célèbre la messe de la 1re Fête du saumon. Il lit en innu les premiers versets de l'évangile selon saint Jean. Au même endroit, dans l'après-midi, Michel Grégoire relate les rituels chamaniques du Kushapatshekan, la Tente tremblante, pendant que les parents préparent avec joie le repas de saumon et que les enfants s'amusent dans l'île, jouant à Atshen, jeu traditionnel des jeunes innus.

Année : 1973
Lieu de tournage : Uashat

Marcel Jourdain raconte l'histoire de la réserve de Sept-îles durant la première moitié du XXe siècle

Année : 1977
Lieu de tournage : Nutashquan

Après une pêche fructueuse, près de l'embouchure de la Natashquan, Marie Kaltush cueille du bois pour fumer les saumons pendant que son mari les vide et les prépare sur le bord de la plage, pour le portage. De retour à la réserve, avec leurs enfants, ils préparent le saumon pour le fumer. Ensuite, Joseph Bellefleur, interrogé par Antoine Malek, fabrique un filet à saumon derrière sa maison.

Année : 1977
Lieu de tournage : Nutashquan

L'Innu Benoît Kaltush, de Nutashquan, à partir d’un tronc d'épinette blanche qu'il a abattue, avec comme seuls outils une hache et un couteau, confectionne sous nos yeux les différentes structures et composantes servant à la fabrication d'un canot recouvert de toile en expliquant ses gestes.

Année : 1980
Lieu de tournage : Olamanshipu

Ce film comporte quatre récits véridiques ou tapatshimun. Dans le premier, à la réserve de La Romaine, au pied de la première chute, accompagné de membres du conseil de bande, le chef Jean-Baptiste Lalo raconte l'épisode où le pourvoyeur, qui possède la rivière, sortit sa carabine et fit feu sur un groupe d'Innus rassemblés un dimanche soir pour « admirer » les pêcheurs sportifs blancs. Puis, dans un deuxième temps, accompagné de son neveu Francis, Antoine Malek évoque le souvenir de ses grands-parents qui, en revenant de leur mariage à Musquaro, campaient à cet endroit, à la pointe Tienot. Dans le troisième récit, l'Innu Pierre Courtois évoque la période de la grande famine et la vengeance de Papakasiuk, l'Esprit maître du caribou. Une quarantaine d'Innus de l'endroit étaient partis jusqu'au lac de la Hutte Sauvage sur la rivière George pour tuer des caribous. Mais ceux-ci n'étaient pas au rendez-vous. Malgré les espérances exprimées par l'oracle Mistapéo dans le Kushapathsikan (la tente tremblante), ils se sont vus obligés de rentrer sans provisions au cœur de l'hiver. Seuls trois d'entre eux ont survécu. Finalement, dans le dernier récit, interrogé par la jeune Innue Germaine Mistanapeo, Michel Grégoire évoque sa vie nomade à l'intérieur des terres, ses chasses au castor, à la loutre et au rat musqué, ainsi que la disparition actuelle des sentiers de portage, délaissés par les jeunes.

Année : 1977
Lieu de tournage : Nutashquan

Michel Grégoire, interrogé par Francis Malek, parle des droits de pêche immémoriaux des Innus sur tout le bassin de la rivière Natashquan. À Nutameham, quatrième chute de la Natashquan, tenant des saumons fumés dans leurs mains, face aux pêcheurs sportifs blancs installés sur l'autre rive, les vieux Innus Charles Tetau et Pierre Courtois renchérissent sur les propos de Michel Grégoire. Puis, toute la population innue de Natashquan se rend en chaloupe à l'île Sainte-Hélène pour célébrer la Fête du saumon. Après un discours d'Antoine Malek évoquant la lutte des Innus pour se réapproprier ces lieux de pêche, on retrouve ce dernier à Nutameham questionnant le vieux Michel sur les combats, parfois magiques, que les Innus ont dû livrer, dans les temps anciens, aux usurpateurs micmacs et esquimaux, ces derniers bâtisseurs de quatre inukshuks géants, et dont les Innus sortirent vainqueurs. Tout cela se déroulant sur un fond de préparation et d'exécution d'une pêche de saumons aux flambeaux à Nutameham.

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