Collection Arthur Lamothe

Arthur Lamothe.

Photo : collection personnelle Nathalie Gressin

Né en 1928 à Saint-Mont, dans le Gers, en France, Arthur Lamothe est un cinéaste documentaire spécialisé dans les cultures amérindiennes. Après des études en économie politique à l’Université de Montréal (1954-1958), il oeuvre à la Société Radio-Canada aux émissions « Ce soir » (1959-1960), « Premier plan » et « L’événement » (1960-1961). De 1962 à 1965, il est cinéaste à l’Office national du film. Il est le président-fondateur de la Société générale cinématographique (SGC, 1965-1970), entreprise-pilote de production de films pédagogiques, sociopolitiques, d’actualité, etc. Il est également président-fondateur des Ateliers audiovisuels du Québec, qui poursuivent l’œuvre de la SGC. Sous sa direction et à son initiative, la SGC et les Ateliers ont offert gratuitement à deux entreprises, Normédia incorporée (Rouyn-Noranda) et Igor Films (Rimouski), ainsi qu’à la Coopérative de productions audiovisuelles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, des stages de formation et des services techniques.

De 1962 à 1978, Arthur Lamothe réalise les courts métrages « Les bûcherons de la Manouane », « De Montréal à Manicouagan », « La moisson », « Le train du Labrador », « Au-delà des murs », « Pour une éducation de qualité », « Actualité Québec », « Le monde de l’enfance », « Special Delivery », « Les gars d’Lapalme », « La route du fer », « La chasse aux Montagnais » et « C’est dangereux ici ». De 1965 à 1969, il réalise les longs métrages « La neige a fondu sur la Manicouagan », « Ce soir-là », « Gilles Vigneault », « Poussière sur la ville » et « Le mépris n’aura qu’un temps ». De 1973 à 1980, il produit les longs métrages « Chronique des Indiens du nord-est du Québec », 12 films dont les deux grands volets s’intitulent « Carcajou... et le péril blanc » et « La terre de l’homme ». En 1983, il réalise « Mémoire battante », puis suivra « équinoxe » en 1986. De 1992 à 1998, il réalise « La conquête de l’Amérique I et II », « L’écho des songes » ainsi que « Le silence des fusils ». En 2004, il refait une série de treize documentaires sur les Amérindiens, tournées dans les années 1970 intitulée « Mémoire Antérieure ». De plus, la même année, il coréalise « Les pêcheurs Acadiens de l’Île Lamèque ».

Au cours de la carrière d’Arthur Lamothe, plusieurs de ses films ont été primés et sélectionnés lors de différents festivals, par exemple « La conquête de l’Amérique » (Festival Henri-Langlois à Tours, 1996; Festival du cinéma québécois de Blois, 1993; Festival Henri-Langlois à Tours, 1992; Festival international de Varsovie, 1992); « La moisson » (Premier Festival du film agricole de Santarém, 1971; Foire internationale de Padoue, 1970; Sixième Festival international de l’agriculture à Berlin, 1970; Festival de Melbourne, 1969; Festival international de Sydney, 1969; Festival de films de Londres, 1969; Film Week, Berlin, 1968; Festival de Tours, 1968; Festival international du film de Montréal, 1967); « Oliver Jones in Africa » (Ducat d’or du Festival de Mannheim, 1990; Festival international de jazz de Montréal, 1990).

Arthur Lamothe a aussi reçu de nombreux prix alors que son oeuvre a fait l’objet de plusieurs rétrospectives. Signalons, entre autres, la rétrospective de l’ensemble de l’oeuvre d’Arthur Lamothe organisée par la Cinémathèque française en 1980 (première rétrospective consacrée à un cinéaste canadien), le prix Albert-Tessier du gouvernement du Québec (1980), le prix de l’Association des producteurs de films du Québec (1983) et le prix d’excellence Mishtapew de l’Association d’affaires des Premiers Peuples – Wendake, Québec (1999).

Note : Biographie tirée du fonds d'archives Arthur Lamothe.

Source : http://www.freewebs.com/arthurlamothe/ (date de la consultation : le 31 mars 2009).

Pistard - Archives, Fonds Arthur Lamothe

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