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Journal personnel de Marie-Laure-Angélina Godbout

Le journal personnel d’une enseignante de Québec : Marie-Laure-Angélina Godbout (1884-1961)

BAnQ Québec, fonds Marie-Laure-Angélina Godbout, (P595)

Page tirée du journal de Marie-Laure-Angelina Godbout

Alors qu’elle est atteinte d’une maladie (probablement la tuberculose) qui la garde prisonnière de son lit depuis bientôt 10 mois, une jeune enseignante de 23 ans entreprend, en 1907, la rédaction d’un journal personnel, une œuvre qu’elle poursuivra sur près de 50 ans. Marie-Laure y raconte en détail les activités de sa famille, les horaires et les travaux de ses membres, les visites de ses parents et amis. Elle y dépeint les traditions, les jeux et les passe-temps du début du siècle et fait part de ses lectures personnelles, de ses déceptions et de ses épreuves.

Comme en témoignent plusieurs journaux féminins de l’époque, la vie religieuse semble occuper une place fondamentale. Sur un ton très personnel, Marie-Laure nous entretient de ses croyances, de ses angoisses et de ses préoccupations spirituelles. Le sermon dominical et la vie paroissiale avec ses associations pieuses, ses fêtes, ses neuvaines et ses retraites fermées sont aussi abondamment discutés. Des décès aux mariages, en passant par les incendies et les concerts, rien ne semble échapper à son oeil et à sa plume.

Femme instruite et curieuse, Marie-Laure s’intéresse aux événements de l'actualité québécoise, canadienne et parfois même mondiale. On remarque également qu’avec les années et la maturité, l'écriture personnelle de Marie-Laure a cédé le pas aux citations, sentences et maximes de grands auteurs, notamment de Maistre, La Rochefoucauld, Louis Veuillot, Napoléon, Vauvenargues Joubert, George Sand et Lacordaire.

Nous ne savons à peu près rien de la vie de Marie-Laure Godbout, sinon qu'elle a habité avec ses parents (de 1907 à 1924 à tout le moins) dans la paroisse Notre-Dame-de-Jacques-Cartier, qu'elle avait un frère Hector et des soeurs aînées. Par les informations qu’elle laisse « échapper » dans son journal, nous pouvons croire qu’elle a enseigné au «couvent», peut-être le couvent Notre-Dame de Jacques-Cartier (fondé en 1909 par la Congrégation Notre-Dame) et qu'elle ne s'est jamais mariée. C’est donc à travers le regard d’une femme ordinaire, mais instruite, que nous vous invitons à découvrir ce que pouvait être la vie quotidienne à Québec dans la première moitié du XXe siècle.

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