Activités

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Type de l'activité :

Rencontre

Titre de l'activité :

Créer le politique

Date :

6 février 2014

19 h 00 - 19 h 00

Lieu/édifice :

Grande Bibliothèque

Salle :

      Auditorium

Description :
Photo d'une femme entourant son visage de ses bras.

Photo : ATSA

Série L’art pense
Après 50 ans d’avenir - L’art pense qui, en 2012-2013, amenait le public à s’inspirer de thèmes philosophiques pour inventer des possibles, la série se tourne cette année vers le présent de l’art : l’acte créateur. Un membre de l’Académie des lettres du Québec et un artiste réfléchissent à diverses facettes du processus de création et encadrent les performances de trois artistes multidisciplinaires de la relève.

Créer le politique
Animation : Pierre Ouellet, membre de l’Académie des lettres du Québec, écrivain et professeur titulaire de la Chaire d’esthétique et de poétique de l’UQAM, et Annie Roy, cofondatrice de l’ATSA
Programmation et coordination artistique : Catherine Lalonde Massecar, directrice de Péristyle Nomade
Idée originale : Jasmine Catudal, directrice de l’OFFTA et codirectrice artistique de l’Usine C
Avec Anaïs Barbeau-Lavalette, réalisatrice et auteure, Hélène Matte, poète interdisciplinaire et Alexandre Belliard, auteur-compositeur-interprète

« Le politique, c’est l’affaire de la Cité, de l’espace public, que les Grecs appellent Agora, grande place au coeur des villes où la parole collective se fait entendre haut et fort. La création artistique la plus inventive, elle, est l’affaire des marges, des souterrains, où on la refoule le plus souvent, comme toute parole singulière, originale, qui détonne par rapport à l’opinion et se fait entendre sous forme de cris ou de murmures venus des profondeurs ou des franges de la Cité. Comment la "langue de bois"et le "sens commun" qui se dégagent du Politique, à force de consensus et de pensée unique, peuvent-ils retrouver vie et reprendre sens au contact de cette "parole vive" et de ce "non-sens partagé" que l’Art incarne? Voilà la question qu’on peut se poser...

« Des pistes s’ouvrent : le politique ne relève pas seulement de la gestion du bien public, mais aussi du "partage du sensible", celui des peurs et des désirs, des angoisses et des espoirs, de la mémoire et des rêves qui définissent le destin de toute communauté...C’est sur un tel partage que l’art agit, drainant la colère et l’enthousiasme, l’élan et l’indignation, les peines et les plaisirs, qui permettent de mieux comprendre les aspirations les plus profondes de la Cité. Le printemps étudiant de 2012 l’a montré : la politique est inventive quand elle est animée non pas par la quête du pouvoir, mais par la mise en oeuvre collective des puissances les plus vives de l’imagination créatrice... L’art est politique non tant parce qu’il s’engage dans les affaires publiques que parce qu’il dégage la chose publique de l’espace étatique pour la replonger dans le monde sensible d’où elle vient et où elle peut se recréer à l’infini : il réinvente le politique en le sortant de lui-même, en le jetant à la rue, en le projetant dans ses marges, en l’enfonçant dans ses sous-sols les plus enfouis mais les plus riches en évènements et en rebondissements, qui le tiennent en éveil à chaque instant, loin de l’inertie et de la léthargie où il se complaît trop souvent. »
- Pierre Ouellet

En collaboration avec l’OFFTA et l’Académie des lettres du Québec

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