Publié le lundi 27 octobre 2014


Marie-Francine Hébert en lice pour le Prix de littérature à la mémoire d'Astrid Lindgren

Portrait noir et blanc de l'auteure.

Photo : Martine Doyon

L'auteure Marie-Francine Hébert a été désignée par le Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse de BAnQ à titre de candidate au Prix de littérature à la mémoire d'Astrid Lindgren 2015. Au total, 197 candidats de 61 pays ont été nommés cette année. Le lauréat sera annoncé en Suède le 31 mars prochain.

Auteure dramatique et scénariste depuis plus de 30 ans, cette Montréalaise d'origine fait figure de pionnière de la littérature jeunesse québécoise. Elle défend avec fougue son art et sa pratique, le patrimoine québécois en littérature jeunesse et la relation privilégiée de l'auteur avec son jeune lecteur. Ses livres sont traduits en plus de neuf langues et disponibles un peu partout dans le monde.

Dans les années 1970, elle signe des textes pour le théâtre québécois, dont Cé tellement cute des enfants et Oui ou non. Elle se consacre aussi à l'écriture télévisuelle de nombreuses séries, notamment Iniminimagimo.

Dans les années 1980, elle prend à cœur de donner aux jeunes accès à une littérature identitaire. Aux éditions de La courte échelle, elle cosigne Abécédaire avec Gilles Tibo (1979) et Le voyage de la vie avec Darcia Labrosse (1984). La série Méli Mélo (1988-1999) et la trilogie pour adolescents composée de Le cœur en bataille (1990), Je t'aime, je te hais (1991) et Sauve qui peut l'amour (1992) sont considérées comme des classiques du genre.

Particulièrement audacieux sur le plan des thèmes abordés, l'apport de Marie-Francine Hébert à la littérature jeunesse se mesure notamment dans Venir au monde (La courte échelle, 1987), qui explique aux jeunes enfants les mécanismes de reproduction dans un langage clair et direct, et Nul poisson où aller (Les 400 coups, 2003) qui évoque les désastres causés par la guerre.

L'auteure sait parler sobrement et sans détour aux jeunes de la douleur, de la violence, de la misère et de la tendresse, des thèmes privilégiés qu'elle traite avec finesse et sensibilité dans le roman Le ciel tombe à côté (Québec Amérique, 2003), finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada, et dans Tu me prends en photo (Les 400 coups, 2012), qu’elle dédie « aux enfants dont on prend la photo quand la guerre leur a déjà tout pris; aux photographes sans lesquels le reste du monde ignorerait leur existence ».

logo Astrid Lindgren Memorial Award.

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