L'autre moitié du monde s'expose à la Grande Bibliothèque

Montréal, le 13 mai 2013 – Au tournant des années 1970, militantes, écrivaines et artistes québécoises osent s'exprimer! Dans l'aire de la Collection nationale de la Grande Bibliothèque, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) présente l'exposition La moitié du monde est une femme  – Féminisme et écritures des femmes au Québec, 1969-1987, qui rappelle cette prise de parole. Dernière réalisation de la série Ateliers d'écrivains, qui rend hommage aux écrivains québécois, cette exposition reprend le titre de la chanson thème de l'Année internationale de la femme (1975) écrite par Jacqueline Lemay et notamment interprétée par Pauline Julien.

Un groupe de personne devant un élément de l'exposition.

De gauche à droite, Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BAnQ, Guy Berthiaume, pdg de BAnQ, Jacqueline Lemay, parolière de la chanson La moitié du monde est une femme (1975), Julie Derouin, chargée de projets à BAnQ, Mariloue Sainte-Marie, co-commissaire, Hélène Hotton, co-commissaire, et Sophie Montreuil, directrice de la recherche et de l'édition de BAnQ. Photo : Michel Legendre.

« Grâce à une sélection de documents tirés des fonds d'archives et des collections patrimoniales de BAnQ, l'exposition La moitié du monde est une femme met en lumière les grandes lignes du féminisme québécois et de la création au féminin en donnant à voir leurs diverses expressions et revendications », a souligné Guy Berthiaume, président-directeur général de BAnQ.

Mariloue Sainte-Marie et Hélène Hotton, toutes deux agentes de recherche à la Direction de la recherche et de l'édition de BAnQ, ont travaillé au projet à titre de commissaires.

Une parole au féminin

« Au tournant des années 1970, un vent de contestation balaie presque toutes les sociétés occidentales, écrit Mariloue Sainte-Marie dans l'introduction à l'exposition. Peu présentes au sein du mouvement contre-culturel, les femmes trouvent dans le féminisme l'occasion de faire leur propre révolution. »

Les trois volets de l'exposition relatent cette « révolution ». Le premier est consacré aux revendications des années 1960-1970. Le deuxième aborde la prise de parole féministe au théâtre et le troisième, la production artistique et littéraire des femmes qui ont trouvé dans ce mouvement un élan créateur.

« L'exposition repose sur l'élément crucial de la révolution féministe, explique Hélène Hotton, ce qui l'a portée, ce sur quoi elle a reposé et ce dont elle s'est nourrie : la parole. » La parole des femmes, celle qui s'exprime librement, sans censure et hors des carcans traditionnels, s'est alors révélée redoutable.

Construits autour et à partir de la parole des féministes des années 1960 et 1970, la scénographie et le graphisme de l'exposition sont le fait de Rita Studio qui a cherché à illustrer, à partir d'un graphisme brut, la qualité provocatrice et les moyens matériels du mouvement.

En résumé :
La moitié du monde est une femme
Collection nationale de la Grande Bibliothèque (niveau 1)
Entrée libre du mardi au vendredi de 10 h à 22 h
ainsi que le samedi et le dimanche de 10 h à 18 h
Renseignements : banq.qc.ca

Remonter en haut de la page.HautAu sujet de Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Plus grande institution culturelle du Québec et pilier essentiel de la société du savoir, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a pour mission d'offrir un accès démocratique à la culture et à la connaissance. Elle rassemble, conserve et diffuse le patrimoine documentaire québécois ou relatif au Québec. Elle offre aussi les services d'une bibliothèque publique d'envergure. BAnQ regroupe la Grande Bibliothèque, le Centre de conservation et neuf centres d'archives répartis sur tout le territoire québécois, soit à Montréal, Gatineau, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Sept-Îles, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, de même qu'un point de service à Gaspé.

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.