Rapport annuel BAnQ 2010-2011

MESSAGE DU PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL

Sous le signe de l’innovation responsable

Table des matières

 

Guy Berthiaume

Au terme de l’exercice 2010-2011, le deuxième depuis mon entrée en fonction, je me réjouis de pouvoir affirmer que, malgré un travail très exigeant d’adaptation à sa nouvelle réalité financière, BAnQ a réussi à maintenir le cap sur ses missions fondatrices. Grâce à la créativité et à la capacité d’innovation de notre conseil d’administration et de nos équipes, notre institution joue toujours pleinement son rôle de pilier essentiel de la société de la connaissance.

Cette position stratégique de BAnQ a bien été mise en relief à l’occasion des célébrations qui ont souligné le cinquième anniversaire de l’inauguration de la Grande Bibliothèque. Le 29 avril 2010, le premier ministre Jean Charest, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ainsi que des personnalités éminentes des milieux politique, culturel et documentaire ont rendu hommage à la réussite de notre institution et à l’esprit visionnaire de ceux et celles qui l’ont conçue. Puis, le 17 mai, le colloque Cultiver la ville, que nous avons tenu en collaboration avec Culture Montréal, a mis en lumière le rôle déterminant des bibliothèques dans l’émergence d’une participation culturelle renouvelée. Enfin, le 8 novembre, pour clore les festivités du cinquième anniversaire, une réception a permis à BAnQ de rendre un hommage chaleureux aux écrivains québécois afin de souligner leur rôle déterminant dans l’énorme succès de la Grande Bibliothèque.

Pour favoriser la démocratisation du savoir, BAnQ a travaillé très activement à faire la promotion de la lecture et de la littératie. Parce que la capacité de lire et de comprendre est déterminante dans le parcours scolaire des jeunes et qu’elle oriente le reste de leur vie, l’urgence de développer de nouvelles actions tournées vers la lutte contre le décrochage scolaire s’est imposée à nous et a animé notre volonté de relancer la Fondation de BAnQ.

Notre premier don d’importance provenant d’une entreprise, celui de la Financière Banque TD, nous a permis d’organiser l’Heure du conte TD à la Grande Bibliothèque. Grâce à cette initiative, les jeunes nouveaux arrivants se voient offrir l’Heure du conte en cinq langues : l’espagnol, le créole haïtien, l’arabe, le roumain et le chinois. Par ailleurs, toujours grâce à la Fondation de BAnQ, les jeunes de 8 à 13 ans bénéficient d’ateliers d’aide aux devoirs trois après-midi par semaine dans les locaux de la Grande Bibliothèque. Enfin, le Programme de soutien à la recherche de BAnQ repose dorénavant sur l’appui financier de notre fondation. La valeur des bourses qui ont été décernées aux étudiants des 2e et 3e cycles et aux chercheurs de l’extérieur du Québec cette année s’élève à près de 70 000 $.

Pour favoriser l’accès à la culture, nous avons élaboré, au terme d’une large consultation des milieux intéressés, une politique qui permettra à notre vaste programmation culturelle d’être plus cohérente et plus ciblée. Personnellement, j’ai eu le plaisir d’apporter une modeste pierre à l’édifice en créant et en animant une série d’entretiens simplement nommée La bibliothèque de…, où des personnalités de premier plan sont invitées à échanger sur leurs livres favoris afin de susciter le goût de la lecture chez des publics moins initiés.

Pour affirmer sa place et élargir son champ d’action, BAnQ a signé en 2010-2011 de nouvelles ententes de partenariat avec l’Université Concordia, l’Université Laval, l’Université de Montréal et Télé-Québec. De plus, l’entente avec la Cinémathèque québécoise pour faciliter le dépôt légal des films a été renouvelée. Ces signatures ouvrent la voie à de nombreuses initiatives nouvelles tout en nous donnant accès à des ressources et à des publics diversifiés.

Nos efforts de gestion ont porté sur le retour à l’équilibre budgétaire et sur la mise en œuvre de mesures destinées à accroître les revenus autonomes de BAnQ. Les choix que nous avons faits ont été guidés par notre volonté de maintenir la qualité plutôt que la quantité des services à nos usagers. La réduction significative des heures d’ouverture de nos édifices a amené des économies importantes qui ont toutefois, inévitablement, entraîné une baisse de la fréquentation de l’ordre de 9 %.

Des ajustements à notre structure administrative ont permis d’alléger nos processus, en particulier à la Direction des communications et des relations publiques ainsi qu’à la Direction des ressources humaines. Nous avons également mis en œuvre notre plan de vérification interne et il s’en est suivi des évaluations indépendantes et objectives des processus de gestion des risques, de gouvernance et de contrôle qui nous ont permis de dégager de nombreuses pistes d’amélioration. De plus, dans la foulée des nouvelles attentes du gouvernement du Québec, nous avons procédé à la planification rigoureuse du développement de nos ressources informationnelles.

Compte tenu de l’importance croissante de la numérisation des sources documentaires, BAnQ doit être à la fine pointe des pratiques en vigueur à l’échelle internationale. C’est pourquoi, afin de faciliter la coordination des activités de numérisation, nous avons créé, par un remaniement interne, une Direction de la numérisation qui relève de la Direction générale de la conservation. 

Au chapitre des ressources humaines, nous avons procédé à la mise en œuvre de l’exercice de maintien de l’équité salariale et à l’instauration d’un programme de reconnaissance des employés. Le 14 février 2011, à l’occasion du cinquième anniversaire de la création de BAnQ, la technologie nous a permis de convier à une grande fête virtuelle l’ensemble de notre personnel : pour la première fois en cinq ans, tout le personnel œuvrant dans nos 11 édifices et notre point de service a pu participer à une rencontre commune, ce qui nous a permis de développer le sentiment d’appartenance à notre institution.

L’exercice 2010-2011 nous a permis de relever le défi de la créativité et de l’innovation tout en pratiquant une gestion responsable, empreinte des principes du développement durable. Ad augusta per angusta : malgré un contexte budgétaire difficile, nous avons réussi à maintenir les hauts standards de qualité qui caractérisent le travail des équipes de BAnQ. C’est sur cette qualité que repose fondamentalement notre ambition d’être la plus grande institution culturelle du Québec.

 

Guy Berthiaume

Guy Berthiaume

 

Mettant à profit tous les moyens dont elle dispose, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) travaille de tout cœur à offrir aux Québécois un meilleur accès à la culture et à la connaissance. De nombreuses raisons incitent les gens à fréquenter ses 11 édifices répartis sur le territoire québécois, ce qui confère à BAnQ un rôle essentiel dans le monde de la culture au Québec. Cette année encore, la Grande Bibliothèque a reçu près de trois millions de visites.

Le Plan stratégique qui guide BAnQ dans ses activités est fondé sur un énoncé de vision qui se décline en cinq volets désignant chacun une caractéristique de l’organisme. BAnQ est une institution carrefour, une institution de mémoire, une institution de savoir, une institution résolument engagée dans les voies de l’avenir ainsi qu’une institution communicante.

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.