Rapport annuel BNQ 2004-2005

MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

Table des matières

L’année qui a précédé l’ouverture de la Grande Bibliothèque restera évidemment unique dans l’histoire de la Bibliothèque nationale du Québec. Il y a donc pour nous un honneur et un plaisir particuliers à présenter au gouvernement et par là à l’ensemble des citoyens le présent rapport annuel. Il porte la marque de l’engagement Lise Bissonette - Photographie : Suzanne Langevinde toutes nos équipes, vécu dans la fébrilité mais aussi dans une sérénité née de notre confiance à la veille de la naissance de nouvelles installations sans précédent au Québec dans le milieu des bibliothèques.

2004-2005 se présente d’abord sous l’apparence d’une année de préparation matérielle trépidante : achèvement de la construction de notre imposant édifice de diffusion au centre-ville de Montréal, acquisition et préparation accélérée de nos multiples collections publiques, déménagement de nos collections patrimoniales et des collections acquises de la Bibliothèque de Montréal, développement majeur des systèmes informatiques au support de la bibliothéconomie mais aussi de la gestion de l’institution, achat et livraison de multiples équipements d’accueil du public, confection d’une panoplie d’instruments de communication. Mais la conduite de l’ensemble de ces activités, pour lourde que la charge en ait été, reposait d’abord sur une conviction ferme, partagée par toutes les équipes de la Bibliothèque nationale du Québec. Nous voulions mettre tout en œuvre, au sens littéral du terme, pour que nos concitoyens s’approprient bientôt avec bonheur et facilité un outil de développement culturel et un lieu – réel et virtuel – auxquels ils avaient droit.

En ce sens et au-delà de la préparation matérielle, il faudra retenir des actions qui ont traduit cette conviction au mieux, au sein de chacune de nos directions. Qu’il s’agisse de l’accueil et de la formation des nouvelles équipes à la Direction générale de la diffusion, de la mise en œuvre d’une politique élargie de développement de la collection nationale par la Direction générale de la conservation, de la création du portail de services à distance par la Direction générale des technologies de l’information et des télécommunications, du recrutement massif du personnel ou de la préparation de la gestion des immeubles à la Direction générale de l’administration et des services internes, de l’élaboration des multiples politiques touchant clientèles et services à la Direction des services juridiques, ou encore des programmes d’information issus de la Direction des communications et des relations publiques – pour n’évoquer ici que quelques-unes des multiples responsabilités de chacun – nous n’avons eu de cesse de nous rappeler les uns les autres que nous participions à la naissance d’un nouveau service public d’envergure. Sa finalité était chaque jour notre motivation.

L’une de nos grandes satisfactions aura alors été l’ouverture, avant la fin de cette année financière et surtout avant l’ouverture de la Grande Bibliothèque, de notre bibliothèque virtuelle et de nos services à distance dans l’ensemble du territoire québécois. Dès la fin de janvier 2005, en effet, le nouveau portail Internet de la Bibliothèque nationale du Québec devenait accessible à tous. Où qu’on se trouve au Québec, il propose et proposera un accès croissant au patrimoine documentaire québécois grâce à une véritable bibliothèque numérique, il offre et offrira des services sans cesse diversifiés de référence et d’aide à la recherche documentaire, il sert et servira de centre de ressources constamment enrichies à l’intention des autres bibliothèques du territoire, notamment des bibliothèques publiques de toutes tailles et de toutes catégories. De janvier à la fin de mars 2005, j’aurai eu le bonheur de présenter moi-même ces services dans toutes les régions du Québec, au cours d’une cinquantaine de réunions avec des individus et groupes des milieux documentaires, culturels, éducatifs et municipaux, entre autres. Avant même l’ouverture de la Grande Bibliothèque, l’impact de ce développement majeur s’est fait sentir, l’intérêt envers nos collections patrimoniales a augmenté. Trésor trop peu connu des Québécois, la Bibliothèque nationale du Québec commençait dès ce moment à élargir ses publics, comme en témoignait d’ailleurs l’attention accrue des médias.

Le rayonnement de l’institution devrait certes grandir quand nous pourrons profiter pleinement de tous les instruments mis en place au cours des dernières années. Mais 2004-2005 en propose les prémisses : renouvellement et élargissement majeur d’un accord de coopération scientifique avec la Bibliothèque nationale de France, renouvellement et enrichissement d’un accord avec la Bibliothèque d’Alexandrie, multiples ententes de coopération avec les milieux universitaires du territoire, collaboration désormais constante et suivie avec les réseaux de bibliothèques notamment au sein de la Table de concertation des bibliothèques présidée par la BNQ, relations suivies avec les diverses associations des milieux du livre, préparation d’expositions majeures avec la contribution d’établissements nationaux et internationaux.

L’ouverture de la BNQ aux voies contemporaines de développement les plus en pointe dans son domaine devait lui faire accueillir dans l’enthousiasme le projet de loi qui annonçait sa fusion avec les Archives nationales du Québec. Adoptée en décembre 2004 par l’Assemblée nationale, la loi sera mise en vigueur au cours de la prochaine année et la nouvelle institution que sera Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) a déjà commencé à prendre forme, à travers divers travaux et réflexions préparatoires, dès le début de 2005. Ce n’est pas sans regret que la BNQ a quitté, à la fin de 2004, deux lieux qui ont tant marqué son histoire, la Bibliothèque Saint-Sulpice et la Bibliothèque Ægidius-Fauteux, à Montréal. Mais l’ancrage réel des ANQ dans l’ensemble du territoire annonce une reconfiguration prometteuse de notre présence.

Aucun rapport ne saurait rendre justice aux équipes et à leurs directions, au sein de la BNQ, pour les travaux de l’année écoulée. Toute expression de gratitude est également insuffisante mais je la formule néanmoins en espérant qu’elle sera pleinement reçue par tous. Je pense d’abord aux cadres supérieurs de la Bibliothèque, ce petit carré d’innovateurs et de résistants qui ont fait arriver chaque jour le meilleur de ce que j’aurai pu espérer. Je pense à tous leurs collaborateurs, des premiers arrivés aux derniers, qui ont immédiatement adopté l’esprit de la maison et l’ont enrichi. Je pense à notre équipe de planification et de gestion de la construction, qui se préparait au début de 2005 à nous quitter dans l’amitié et la satisfaction d’un projet réussi dans l’harmonie. Je pense à nos partenaires si proches et si solides que sont les membres du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale du Québec, aux bénévoles qui acceptent de nous conseiller dans la multitude des comités indispensables à une institution en développement. Je pense à nos partenaires et collègues solidaires, au ministère de la Culture et des Communications. Je pense à des établissements qui ont accepté de profonds changements en vue de donner un meilleur service à leurs clientèles, qu’il s’agisse des équipes de la Bibliothèque centrale de Montréal, de l’Institut Nazareth et Louis-Braille, de La Magnétothèque. Je pense enfin aux Archives nationales du Québec qui ont entrepris avec nous et de façon exemplaire une mutation majeure.

On dit souvent des années qu’elles ont été bien remplies, la nôtre aura été débordante d’activités, mais d’abord et avant tout de l’énergie que donne la confiance en un grand projet de service public. Tel est l’esprit qui continuera à nous animer.

Lise Bissonnette

 

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.