À rayons ouverts, no 96

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Rubriques

D'art et de culture
Territoires de tremblay

par Éric Fontaine, rédacteur-réviseur à la Direction de la programmation culturelle, BAnQ Vieux-Montréal

Non seulement l'art de Michel Tremblay a bouleversé le théâtre et la littérature du Québec, il a également eu des répercussions sur la société. Présentés à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque en complément à l'exposition L'Univers de Michel Tremblay et dans le cadre de l'année thématique Territoires à BAnQ, les quatre entretiens de la série Territoires de Tremblay s'intéressent aux liens entre l'œuvre de Tremblay et la collectivité d'où elle a jailli. Paul Lefebvre, conseiller dramaturgique au Centre des auteurs dramatiques, est à la fois concepteur et animateur de cette série.

L'effet Belles-Sœurs

Le mardi 14 octobre dernier, en compagnie du dramaturge et écrivain René-Daniel Dubois, Paul Lefebvre s'est penché sur la place que la langue populaire a peu à peu prise aux côtés du français dit international à la radio, à la télévision et dans l'espace public dans la foulée de la création des Belles-sœurs en 1968 : « Toute une partie de la population, qui n'osait pas auparavant prendre la parole et à qui on la refusait, a pu commencer à se faire entendre », a expliqué M. Lefebvre. L'entretien a été ponctué d'extraits de la pièce lus par la comédienne Debbie Lynch-White, connue du public sous les traits de Nancy « Nazie » Prévost dans la télésérie Unité 9.

La traversée des travestis

Le mardi 9 décembre, Paul Lefebvre s'entretiendra avec Michel Dorais, sociologue de la sexualité et professeur titulaire à l'Université Laval, au sujet du travestisme dans l'œuvre de Tremblay. Elles sont les grandes stars de son univers : la Duchesse de Langeais, Sandra et Hosanna. Or, ces « elles » sont aussi des « ils », des travestis dont les identités multiples s'emboîtent les unes dans les autres comme des poupées russes. « Ces personnages, comme on l'a dit parfois, ne sont-ils que des symboles de l'ambiguïté identitaire des Québécois ? se demande Paul Lefebvre. Ont-ils contribué à faire du Québec une collectivité plus tolérante envers ses minorités sexuelles ? » Voilà deux des quest ions qui seront abordées lors de cet entretien qui profitera également de la participation de l'auteur et comédien Simon Boulerice.

Le « duo dynamique »

Le 17 mars 2015, en compagnie de l'essayiste et critique de théâtre Robert Lévesque, Paul Lefebvre explorera la collaboration du tandem Michel Tremblay et André Brassard. Pendant plus de 35 ans, que ce soit au Théâtre du Rideau Vert, au Théâtre de Quat'Sous, au Théâtre du Nouveau Monde ou avec la Compagnie Jean-Duceppe, le metteur en scène André Brassard a créé les pièces de Michel Tremblay. « Or, en quoi le regard d'André Brassard a-t-il défini l'image que nous avons de l'univers de Michel Tremblay? se demande Paul Lefebvre. Comment la quête artistique de l'un se reflétait-elle dans celle de l'autre? Partageaient-ils une même vision du théâtre, une même idée de la condition humaine? » On sait que lors de la création d'Albertine, en cinq temps, Brassard a coupé cette réplique : « Ça sert à rien de vivre. » En quoi les divergences entre l'auteur et le mett eur en scène ont-elles été, finalement, fécondes? La comédienne Debbie Lynch-White sera de nouveau de la partie.

Où est michel?

Enfin, le 19 mai 2015, avec le concours de Dominique Lafon, professeure émérite au Département de théâtre de l'Université d'Ottawa, la série cherchera la part autobiographique dans l'œuvre de Tremblay. Dans ses pièces comme dans ses romans et ses récits, Tremblay ne cesse de suggérer au lecteur ou au spectateur des pistes qu'il s'empresse ensuite de brouiller. « Cela commence dans En pièces détachées, explique Paul Lefebvre, où il est question d'un petit Michel, l'enfant d'une certaine madame Tremblay… Et dans Damnée Manon, sacrée Sandra, qu'est-ce que veut nous indiquer le travesti Sandra lorsqu'il révèle qu'il a été “inventé par Michel” ? L'enfant de la Grosse Femme, est-ce bien Jean-Marc ? Et ce Jean-Marc, que partage-t-il avec l'auteur qui signe les livres dans lesquels il apparaît? » Simon Boulerice ponctuera de nouveau l'entretien d'extraits des œuvres citées.

 

Comptes rendus de lectures

par Simon Mayer, Ariane Chalifoux et Marie-Line Champoux-Lemay, bibliothécaires, Grande Bibliothèque

BRENDA DUNN-LARDEAU (DIR.)
Catalogue des imprimés des XVe et XVIe siècles dans les collections de l'université du Québec à montréal
Québec, Presses de l'Université du Québec, 2013 • ISBN 978 2 7605 3732 3

Cet ouvrage collectif, publié à l'initiative du Groupe de recherche multidisciplinaire de Montréal sur les livres anciens, est l'aboutissement d'une série de mises en valeur de la collection de livres anciens de l'UQAM. La sélection de 66 titres provient en grande partie d'un legs des jésuites de l'ancien Collège Sainte-Marie. Elle témoigne du rôle central joué par la compagnie dans la contre-réforme et reflète l'attachement de la communauté à la civilisation de l'Antiquité, à la Renaissance et à l'exploration du monde.

Une reproduction couleur de la page de titre de chaque ouvrage permet d'admirer le soin porté aux détails lors des débuts de l'imprimerie, alors qu'une description matérielle extensive offre une information de qualité au bibliophile. À ranger parmi les beaux livres humanistes. SM


ISABELLE ARSENAULT ET AUTRES

La pastèque – 15 ans d'édition
Montréal, Les Éditions de la Pastèque, 2013 • ISBN 978 2 923841 48 9

À l'occasion du 15e anniversaire des éditions La Pastèque, le Musée des beaux-arts de Montréal a présenté une exposition pour laquelle 15 bédéistes ont accepté de réinterpréter une œuvre de leur choix. Ce catalogue permet de découvrir ou de redécouvrir côte à côte les œuvres du musée qui ont inspiré les planches créées par les illustrateurs et celles-ci. En plus de ce projet original, le livre souligne l'apport de La Pastèque au sein de l'édition du neuvième art au Québec. On y dresse le portrait d'une maison d'édition riche, audacieuse et visionnaire. Le lecteur y trouvera des archives, des illustrations, une liste des prix et des nominations obtenus, ainsi que des textes de collaborateurs qui témoignent des aventures des artisans à l'origine de cette maison d'édition.

Ce livre indispensable aux amoureux de la bande dessinée québécoise nous offre une belle occasion de parcourir le travail de créateurs passionnés. AC


ALBERTO MANGUEL
Le voyageur et la tour – le lecteur comme métaphore
traduction de l'anglais par Christine Le Bœuf, Arles / Montréal, Act es Sud / Leméac, coll. « Lettres anglo-américaines », 2013 • ISBN 978 2 330 02443 7 (Actes Sud) / 978 2 7609 1268 7 (Leméac)

Dans son plus récent essai, Alberto Manguel retrace les origines sociologiques et les manifestations littéraires de trois grandes métaphores de la figure du lecteur. On découvre d'abord les multiples facettes de l'image fondatrice du lecteur en voyageur pour qui la lecture est une façon d'explorer et de comprendre le monde. Suivent les représentations traditionnellement péjoratives, mais non moins fascinantes, du lecteur reclus dans sa tour d'ivoire ainsi que du rat de bibliothèque, un dévoreur de livres pourtant imperméable au savoir.

Bien qu'apparues à différents moments dans le temps, ces métaphores qui perdurent aujourd'hui ne s'excluent pas les unes les autres. L'auteur nous montre à quel point elles font partie de l'imaginaire collect if qui les a façonnées et comment elles témoignent de l'importance universelle de la représentation par le langage. MLCL

 

Le cabinet des curiosités
Le Québec ancien de Ramsay Traquair

par Simon Mayer, bibliothécaire à la Collection nationale, Grande Bibliothèque

En 1913, le jeune architecte écossais Ramsay Traquair accepte un poste de professeur à l'École d'architecture de l'Université McGill. Alors spécialist e de l'architecture byzantine, il consacrera le reste de sa carrière à l'enseignement et, à partir de 1920, à l'étude de l'architecture traditionnelle québécoise, dans laquelle il découvre une architecture originale, qu'il qualifie d'authentiquement canadienne.

Les travaux du professeur Traquair, dont The Old Architecture of Quebec représente la somme, font l'objet de nombreux articles publiés dans les revues d'architecture au cours des années 1920 et 1930. Ils prennent assise sur un rigoureux travail d'inventaire incluant des photographies, des dessins, des relevés et des coupes, qui sont réalisés par le professeur, des collègues et des étudiants, et dont les archives sont conservées à l'Université McGill. Son adjoint Antoine G. Neilson, descendant de la famille des imprimeurs du XIXe siècle, l'historien E. R. Adair et l'anthropologue Marius Barbeau sont ses principaux collaborateurs.

Des origines à 1850

L'ouvrage puise dans cet inventaire pour accompagner les propos de l'auteur de pas moins de 179 illustrations de résidences et d'édifices religieux. En plus de traiter de l'architecture proprement dite, Ramsay Traquair consacre plusieurs chapitres au travail du bois. Il s'intéresse principalement à la menuiserie décorative des vieilles églises catholiques, jusqu'à leurs plus fines moulures. Les artisans et les écoles qui ont su entretenir et adapter les formes de la Renaissance française et de la Nouvelle-France y trouvent une grande place, comme les Baillairgé et les Levasseur, ainsi que l'École des arts et métiers fondée par Monseigneur de Laval à Québec et l'atelier de Louis Quévillon dans la région montréalaise.

Influence et reconnaissance

Ramsay Traquair a contribué au dévoilement et à la diffusion des connaissances sur le travail des architectes et des artisans de la Nouvelle-France et n'est pas étranger à l'apparition de multiples commandes de clients fortunés pour l'érection, dans les années 1920 et 1930, de résidences au style inspiré de l'esprit traditionnel québécois.

Traquair est apprécié des milieux intellectuels canadiens-français. Une conférence portant sur l'architecture nationale donnée en 1934 au congrès annuel de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) obtient un fort retentissement médiatique. En 1948, peu après la parution de son livre The Old Architecture of Quebec, il reçoit un doctorat honorifique de l'Université de Montréal. L'ouvrage n'est malheureusement toujours pas traduit en français à ce jour

 

Coup d'œil sur les acquisitions patrimoniales

par Daniel Chouinard, bibliothécaire aux acquisitions des collections patrimoniales, BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie, et Hélène Fortier, archiviste-coordonnatrice, BAnQ Vieux-Montréal, avec la collaboration de Sophie Morel, archiviste-coordonnatrice, BAnQ Trois-Rivières, de Donald O'Farrell, archiviste-coordonnateur, BAnQ Rimouski, de Lynda Corcoran, archiviste, BAnQ Québec, de Stefán Ketseti, bibliothécaire responsable des imprimés anciens, et de Jean-François Palomino, cartothécaire, BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie

Une allemande au canada

Fille d'un militaire prussien, Friederike Charlotte Louise von Massow (1746-1808) épouse en 1762 Friedrich Adolph von Riedesel (1738-1800), alors aide de camp du duc de Brunswick. Qui peut alors prédire jusqu'où la mènera son grand amour?

En 1776, devenu major général, von Riedesel doit diriger des mercenaires allemands en Amérique du Nord, en soutien aux forces britanniques durant la guerre de l'Indépendance américaine. Avec ses enfants, sa femme le rejoint dans la colonie en 1777. Après un passage à Québec puis à Trois-Rivières, ceux-ci se rendent même au front où combat l'armée du major général John Bourgoyne. Von Massow devient ainsi un témoin rapproché des deux batailles de Saratoga (19 septembre et 7 octobre), dans l'État de New York.

À la suite de la capitulation de Bourgoyne et de l'accord signé le 17 octobre, von Riedesel est placé en captivité à Cambridge, au Massachusetts, d'abord, puis à Charlottesville, en Virginie. Sa famille l'accompagne. Durant ce séjour américain, les Riedesel rencontrent Lafayette et Jeff erson. En 1778, l'officier allemand libéré, sa femme et ses enfants le suivent à New York, puis, en 1781, à Québec. De 1781 à 1783, le militaire est affecté à Sorel, où le gouverneur général Frederick Haldimand fait bâtir pour lui et ses proches la Maison des Gouverneurs. C'est là que, le 25 décembre 1781, le premier sapin (en fait, un pin) de Noël du Canada, voire de l'Amérique du Nord, est dressé à la demande de la baronne. Durant son séjour, celle-ci visite Québec et Montréal où elle observe les coutumes et les mœurs de la population, tout comme celles des Amérindiens. La famille retourne en Allemagne en 1783, à la fin de la guerre.

Ayant conservé son journal, de même que des lettres rédigées par elle et son mari en Amérique du Nord, von Massow en publie en 1800 une édition familiale, puis une édition publique, Die Berufs-Reise nach America (Le voyage professionnel en Amérique), acquise récemment par BAnQ. Couvrant des événements allant du 22 février 1776 à la mi-septembre 1783, l'œuvre composée de lettres et de récits dans la langue de Goethe est publiée en hollandais en 1802, puis en anglais en 1827, en 1867 et en 1965. De l'auteure, on apprécie le style direct, honnête, rempli de fraîcheur, tout comme sa capacité d'être à l'écoute des autres, sa curiosité, sa culture, ses qualités d'hôtesse et de femme du monde, son courage et sa force de caractère. Il s'agit là d'un témoignage unique sur un amour indéfectible, sur la vie militaire et sur la société à une époque charnière de l'histoire. Ne reste plus qu'à en faire la traduction en français!

À cœur ouvert avec Françoise Larochelle-Roy

BAnQ a fait l'acquisition du fonds Françoise Larochelle-Roy, personnalité incontournable du monde de la radio dans la Vieille Capitale. Née à Québec le 9 mars 1917 et décédée le 31 mars 2011, Françoise Larochelle-Roy était l'aînée d'une famille de huit enfants dont le père, Émile, était professeur de chant. Élevée dans un milieu musical, la jeune Françoise suit des cours de chant classique. Dès 1939, elle fait carrière dans la chanson à Québec, dans le Trio Larochelle, aux côtés de son père et de son frère aîné, interprétant des chansonnettes françaises durant six ans à la radio de CKCV.

Entre 1948 et 1964, on la retrouve à la direction des pages féminines, puis critique musicale au quotidien L'Action catholique. À partir de 1966, elle anime une chronique radiophonique quotidienne intitulée À cœur ouvert sur les ondes de CHRC. Cette tribune radiophonique jouit d'une grande faveur dans la région de la capitale pendant près de 20 ans et joue un rôle d'éducation populaire auprès de ses fidèles auditrices.

Françoise Larochelle-Roy a marqué l'histoire de la radio à sa manière. Les documents qui composent le fonds sont de véritables témoins de l'art lyrique à la radio de Québec, des communications écrites et parlées de l'époque d'après-guerre et du journalisme féminin.

Le fonds (P970), qui sera conservé à BAnQ Québec, est composé de documents textuels tels que correspondance, dossiers thématiques, critiques de spectacles et coupures de presse qui illustrent diverses activités de l'animatrice et chanteuse, ainsi que de notes manuscrites, de photographies et de bobines d'enregistrement. Une vingtaine de documents sonores contiennent les chroniques radiophoniques diffusées sur les ondes de CHRC.

L'ensemble présente un intérêt pour la recherche reliée à l'histoire de la radio, notamment celle de la station CHRC à Québec, au journalisme au féminin, ainsi qu'à l'histoire du mouvement d'émancipation de la femme avant et après la Seconde Guerre mondiale.

David Ouellet, architecte, et François Soucy, constructeur

Coup sur coup, BAnQ a fait l'acquisition de deux importants fonds d'archives ayant trait au patrimoine bâti. Le fonds David Ouellet (P56) porte sur cet architecte réputé du XIXe siècle qui a notamment œuvré au Bas-Saint-Laurent dans des projets de construction et de rénovation d'églises ou de presbytères. Il couvre la période allant de 1876 à 1896. Le fonds François Soucy (P57) est consacré à un constructeur-artisan qui a œuvré conjointement avec l'architecte Ouellet et porte sur la période allant de 1859 à 1900. François Soucy a également réalisé des projets de construction de bâtiments publics, de gares ferroviaires et de ponts.

Ces documents témoignent de façon unique de la carrière de deux acteurs importants dans le domaine de la construction au Québec au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Les fonds sont conservés à BAnQ Rimouski.

Cartographie d'une obsession

L'idée de passer de l'Atlantique au Pacifique en contournant le continent américain par le nord a obsédé les Européens dès la fin du XVe siècle. Effectuée aussi bien à partir de l'Atlantique que du Pacifique Nord, la recherche du passage du Nord-Ouest a duré plus de quatre siècles, depuis la première tentative par Jean Cabot pour le compte de l'Angleterre en 1497 jusqu'à la réussite du Norvégien Roald Amundsen en 1906 en passant par la tragique disparition de John Franklin et de ses 128 hommes au cours d'une expédition entreprise en 1845.

Longue d'environ 1450 km depuis le nord de l'île de Baffin jusqu'à la mer de Beaufort, cette route difficile, coûteuse et périlleuse – on estime qu'il faut y éviter plus de 50 000 icebergs pouvant atteindre 90 m de hauteur – présente toutefois l'avantage non négligeable d'avoir 7000 km de moins que le trajet qui passe par le canal de Panama depuis 1914.

Ces nombreuses explorations ont donné lieu à une abondante production cartographique. BAnQ a eu le plaisir d'acquérir récemment un ensemble très rare de six cartes réalisées en 1752 pour l'ouvrage du géographe français Philippe Buache (1700-1773) intitulé Considérations géographiques et physiques sur les nouvelles découvertes au nord de la grande mer, qui fut l'objet de diverses éditions dans les années 1750. Buache, géographe du roi et membre de l'Académie royale des sciences, y présente une vision, largement hypothétique en raison du manque de données fiables issues d'observations directes, de la géographie du Pacifique Nord et de la partie nord-ouest de l'Amérique. Ces cartes illustrent notamment l'idée qu'il existerait une gigantesque mer de l'Ouest enclavée dans le continent, à laquelle le passage du Nord-Ouest donnerait accès, une théorie d'abord élaborée par son oncle, l'illustre géographe Guillaume Delisle (1675-1726). Même si elles sont erronées, ces hypothèses témoignent de façon éloquente des inévitables tâtonnements menant aux grandes découvertes et montrent que la France n'entendait pas laisser le monopole de ces explorations à l'Angleterre.

Plus de cinq siècles après avoir enfiévré l'imagination de la plupart des puissances maritimes européennes, le passage du Nord-Ouest pourrait maintenant retrouver une troublante actualité en raison de l'accroissement du trafic maritime engendré par la mondialisation et du réchauffement climatique anticipé pour le siècle à venir.

40 ans d'activités féminines

En juillet dernier, BAnQ a acquis les archives de L'Accueil féminin (P144), un organisme de Trois-Rivières ayant pour mission d'organiser pour les femmes des activités d'intérêt éducatif et culturel.

Tout a débuté grâce à Marie-Paul Dussault, qui souhaitait fonder un organisme destiné aux femmes de Trois-Rivières. À son grand étonnement, parmi les 300 femmes rejointes par téléphone à l'été 1969, 189 étaient présentes au premier souper tenu le 21 janvier 1970. Au cours des 40 dernières années, L'Accueil féminin a organisé des soupers-conférences, des défilés de mode, des voyages de groupe, etc. Il a aussi publié des bulletins et des agendas à l'intention de ses membres.

Le fonds se compose de documents datant de la création de l'organisme jusqu'en 2014. On y trouve entre autres les documents constitutifs, les procès-verbaux, les états financiers, les grands livres, les listes de membres, le bulletin des membres, les agendas et des albums souvenirs. Le fonds est conservé à BAnQ Trois-Rivières.

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.