À rayons ouverts, no 96

<< Table des matières


Mot de la présidente-directrice générale

par Christiane Barbe

Les possibles du territoire

C'est avec une grande fierté que je signe ce premier mot pour la revue À rayons ouverts. Œuvrant depuis maintenant près de trois mois au sein de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, je découvre encore avec beaucoup de plaisir la richesse de nos missions et la qualité du personnel qui les met en œuvre. Je suis heureuse d'aller aujourd'hui à la rencontre des lecteurs de notre revue, à qui j'ai l'honneur de présenter le premier de deux numéros conçus en écho à l'année Territoires.

Aux territoires culturels qui font l'objet de notre programmation culturelle se conjugue ici le territoire physique qui constitue le Québec. Les fonds d'archives et les collections patrimoniales de BAnQ contiennent nombre de documents qui décrivent ce territoire, qui le tracent, le découpent, l'illustrent, le racontent. Tous, à leur façon, en donnent une représentation, c'est-à-dire une image qui n'est jamais neutre. Ils véhiculent un message ou répondent à une visée déterminée. Bien sûr, plus on explore et découvre le territoire, plus on le décrit avec force détails et précision. Les rivières, les chaînes de montagnes et les ressources naturelles apparaissent sur les cartes géographiques, les frontières et les cadastres se fixent sur les plans, et les paysages, les villes et villages et les édifices prennent d'assaut les cartes postales, les guides touristiques et les affiches. Pourtant, tous ceux qui « prennent possession » du territoire au moyen d'une représentation documentaire, tous autant qu'ils sont – arpenteurs, explorateurs, cartographes, plus tard compagnies ferroviaires, promoteurs et publicitaires, sans oublier les romanciers –, sont habités par une intention. Avec le recul du temps et le regard des experts en matière, cette intention transparaît dans le tracé imprécis d'une ligne territoriale, dans le recours à des symboles passéistes ou dans une construction anachronique. C'est à une exploration des possibilités et des limites de la représentation du territoire que vous invitent les articles du dossier qui constitue le cœur de ce numéro.

***

En écho à l'article de Ghislain Roussel, je tiens à remercier les dirigeants et les administrateurs de la Fondation de BAnQ pour les efforts déployés dans le cadre de la campagne de financement. Ces efforts ne cessent de porter fruit, comme en témoigne la certification reçue en juin dernier du Bureau de la normalisation du Québec. Les statistiques dont fait état Isabelle Crevier à propos du Programme de soutien à la recherche, financé par la Fondation, confirment par ailleurs l'utilité d'un financement de nature philanthropique pour une institution comme la nôtre.

Je profite de cette tribune pour témoigner ma plus profonde gratitude à nos donateurs, ceux qui contribuent à notre campagne de financement, mais aussi ceux qui nous aident à enrichir nos fonds et nos collections. Grâce à Radio-Canada et à la Ligne nationale d'improvisation, plus de 1000 microsillons québécois et plus de 3,5 mètres linéaires d'archives et de photos sont entrés récemment à BAnQ. Ils seront préservés dans des conditions qui assurent leur pérennité, mais c'est d'abord à la population québécoise que ces documents sont destinés : nous vous attendons en grand nombre, amateurs de musique et admirateurs de Robert Gravel!

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.