Mot du président-directeur général

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L'éducation, l'éducation, l'éducation1

par Guy Berthiaume
Président-directreur général

Dans la conférence qu'il prononçait à la Grande Bibliothèque, le 11 mai 2010, sur le thème La Révolution tranquille et l'économie, Pierre Fortin concluait que, de tous les objectifs que l'État québécois s'était fixés au début des années 1960, c'est celui de rattraper le niveau de scolarisation de l'Ontario et du reste du continent qui avait été le plus complètement atteint2. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner, comme le souligne Claude Corbo dans sa genèse érudite du Rapport Parent, que ce rapport soit devenu, par synecdoque, le symbole de toute la Révolution tranquille. Pour se replonger dans le contenu du Rapport, l'on lira les extraits choisis par Michèle Lefebvre ainsi que le texte de notre collègue Jean Maurice Demers. Celui-ci vient rappeler que BAnQ – à titre de mémoire du Québec – est dépositaire des archives de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, nom exact de la commission présidée par Mgr Alphonse-Marie Parent. À titre de fille de la commission Parent (sans jeu de mots), il revenait à l'UQAM d'être le fer de lance de la commémoration du 50e anniversaire de la publication du premier volume de ce fameux rapport. C'est donc avec la précieuse collaboration de Monique Brodeur, l'énergique doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, que ce numéro d'À rayons ouverts a été conçu, dans la foulée d'une série de quatre conférences sur le thème 50 ans après le Rapport Parent, prononcées à la Grande Bibliothèque au cours de l'automne 2013.


Le texte que Nicole Raymond consacre à la nouvelle image de notre institution mérite qu'on s'y arrête. Car derrière la démarche d'identification expliquée par Nicole se retrouve la volonté affirmée de BAnQ d'être davantage présente à l'échelle de tout le territoire, en élargissant le mandat de ses centres d'archives que l'on trouve dans 10 des plus importantes villes du Québec. Ce faisant, BAnQ mène à son terme logique la fusion, déjà vieille de huit ans, des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale du Québec. Plus que des « centres d'archives », nos centres deviennent de véritables centres de BAnQ, investis de la totalité des missions de notre institution. Et c'est pourquoi ils seront dorénavant identifiés en fonction de leur localisation, plutôt que de leur rôle. L'on dira donc BAnQ Gatineau, BAnQ Québec, BAnQ Trois-Rivières, etc.

J'attire enfin l'attention du lecteur sur l'entrevue de Sophie Montreuil avec Louis Vachon, le président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada, celui qui est surnommé « le banquier amoureux des bouquins ». M. Vachon a accepté de mettre son prestige, son temps et ses ressources au service de notre institution en devenant le président de la première campagne de collecte de fonds de la Fondation de BAnQ. Cette initiative nous permettra de déployer de nouveaux projets favorisant l'accès à la culture et à la connaissance pour tous. Cette campagne est une première et, comme il le confie à Sophie Montreuil, son président est pleinement conscient de rompre un tabou philanthropique. C'est par amour de la lecture que M. Vachon accepte de relever le défi et, au nom de tous nos usagers, je lui en suis profondément reconnaissant.


 

1. Tony Blair, « Ask me my three main priorities for government, and I tell you: education, education, education », discours de Blackpool, 1er octobre 1996.

2. À rayons ouverts, nº 84, automne 2010, p. 30. Voir aussi Pierre Fortin, « La Révolution tranquille et l'économie : où étions-nous, que visions-nous, qu'avons-nous accompli? », dans Guy Berthiaume et Claude Corbo (dir.), La Révolution tranquille en héritage, Montréal, Boréal, 2011, p. 87-133.

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Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.