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Dossier : La philosophie au Québec


Entretien avec Georges Leroux et Alexis Martin

par Éric Fontaine, rédacteur-réviseur
Direction de la programmation culturelle

Georges Leroux et Alexis Martin sont respectivement commissaire et directeur artistique de l'exposition Raymond Klibansky (1905-2005) – La bibliothèque d'un philosophe, présentée à la Grande Bibliothèque du 13 novembre 2012 au 25 août 2013.

Georges Leroux est professeur émérite au Département de philosophie de l'Université du Québec à Montréal, où il a enseigné la philosophie grecque et la philologie de 1969 à 2006. Il est notamment l'auteur d'une traduction commentée de La République de Platon (Garnier Flammarion, 2002). Membre de la Société royale du Canada et de l'Académie des lettres du Québec, il a remporté plusieurs prix, dont le Grand Prix du livre de Montréal pour son essai Partita pour Glenn Gould – Musique et forme de vie (Presses de l'Université de Montréal, 2007) et le prix du Gouverneur général pour son essai Wanderer – Essai sur Le voyage d'hiver de Franz Schubert (Éditions Nota bene, 2011).

Alexis Martin a signé une vingtaine de pièces, dont plusieurs ont été montées par le Nouveau Théâtre Expérimental, qu'il codirige depuis plus de 10 ans. Il a également joué et écrit pour le cinéma. Il travaille en collaboration avec plusieurs auteurs et a créé de nombreuses pièces à succès, dont Matroni et moi, portée à l'écran en 1998.

Georges Leroux, ma première question est celle que se pose sans doute la vaste majorité de nos lecteurs. Qui est Raymond Klibansky?

GL Un immense savant, un philosophe, grand défenseur du dialogue et de la liberté de conscience! Né à Paris, le 15 octobre 1905, Raymond Klibansky était le fils d'une famille de commerçants originaire de Francfort. En 1914, le déclenchement de la Première Guerre mondiale contraint la famille à rentrer en Allemagne. Après des études à Francfort et dans l'école d'avant-garde d'Odenwald, le jeune Raymond entreprend des études universitaires à Heidelberg. Lors de séjours à Kiel et à Hambourg, il a le privilège d'être l'assistant de Ferdinand Tönnies et l'élève d'Ernst Cassirer. De retour à Heidelberg, Raymond Klibansky rédige une thèse sur Proclus, auprès du philosophe et helléniste Ernst Hoffmann.

C'est dans cette université qu'il développe ses grands projets d'édition de Nicolas de Cues. C'est pour cette ville qu'il a conservé un attachement indéfectible malgré tout ce qui devait l'en éloigner par la suite. Issu d'une famille juive, il choisit de quitter l'Allemagne dès 1933 et il est accueilli d'abord à Londres (King's College, 1934-1936) et à Oxford (Oriel College, 1936-1948). Pendant la guerre, il occupe une fonction de renseignement militaire au Foreign Office, de 1941 à 1946. Il s'établit ensuite à Montréal, où il sera professeur à l'Université McGill de 1946 jusqu'à sa retraite en 1975.

Klibansky a aimé Montréal tout de suite : il y retrouvait la langue française de son enfance, qu'il parlait parfaitement, ses amis médiévistes à l'Institut d'études médiévales de l'Université de Montréal, où je l'ai rencontré, et la grande communauté de McGill. Quand il a été décoré de l'Ordre national du Québec – il a reçu l'insigne des mains de Lucien Bouchard –, il m'a confié qu'il avait toujours conçu un attachement profond pour le Québec.

Pourquoi une exposition sur Raymond Klibansky et comment l'idée de cette exposition a-t-elle germé?

GL Quand j'étais son étudiant, au début des années 1960, je pouvais admirer sa riche bibliothèque, mais j'étais loin d'en connaître l'importance. À sa mort, en 2005, cette bibliothèque fut léguée à l'Université McGill par sa veuve, Ethel Groffier Klibansky. C'est alors que j'ai commencé à en explorer les trésors. Chaque secteur de son travail savant y est très représenté, en particulier l'interprétation du platonisme à travers le Moyen Âge et la Renaissance, mais on y rencontre aussi la mélancolie – qu'il a étudiée avec Panofsky et Saxl – et la tradition moderne de la tolérance, avec Spinoza, Locke, Hume.

Un tel trésor ne pouvait demeurer caché et rapidement le projet s'est imposé à moi de le faire connaître au grand public. J'en ai présenté les grandes lignes à Lise Bissonnette, qui était alors à la direction de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et qui avait connu Klibansky. Elle a accueilli ce projet avec enthousiasme et nous avons convenu ensemble que la présentation d'un choix des plus beaux livres de cette collection pouvait lui rendre hommage mais aussi promouvoir les idéaux d'universalité et de rationalité qui furent les siens durant toute sa vie. Le projet a été accepté et la généreuse collaboration de McGill a permis d'y donner suite.

La bibliothèque personnelle de Rraymond Klibansky compte plus de 7000 ouvrages. Je ne doute pas que vous ayez été obligé de faire des choix douloureux pour déterminer lesquels de ces livres seraient exposés. Comment avez-vous procédé?

GL J'ai pensé qu'il fallait présenter des livres importants non seulement par leur qualité bibliophilique, mais peut-être surtout pour ce qu'ils représentaient intellectuellement pour Klibansky. J'en ai discuté longuement avec l'équipe de la Division des livres rares et des collections spécialisées de McGill où la collection est maintenant conservée. Nous avons déterminé les thèmes essentiels, et pour chacun nous avons procédé à une première sélection, faite d'environ 450 titres. Ensuite a commencé la partie difficile du travail, le choix final! Je me souviens de belles heures passées au quatrième étage de la bibliothèque McLennan en compagnie d'Ann Marie Holland et de Jillian Tomm, à qui je suis reconnaissant de m'avoir accompagné durant cette étape. Parfois la qualité graphique devenait un critère déterminant, parfois la rareté, parfois aussi c'était le coup de cœur, comme pour ce merveilleux Théâtre des anonymes (1702) de Placcius, un livre qui représente bien l'intérêt de Klibansky pour les penseurs hétérodoxes et les marginaux persécutés.

Le titre de travail de cette exposition était Le savant, le juste. le témoin. Ce sont autant de thèmes que vous avez choisi d'exploiter dans cette exposition. Parlez-nous de ces trois volets.

GL Le travail savant de Klibansky est un travail d'histoire des idées, mais il s'est accompagné d'un ensemble d'engagements personnels, comme philosophe, au service du dialogue entre les cultures et les pays en conflit. Le principal exemple en est son action durant la Guerre froide, en faveur de philosophes persécutés comme son ami le Tchèque Jan Patocˇka. Parler de Klibansky comme d'un juste, c'est évoquer cette générosité, ce courage, cette fermeté dans la défense des droits de la personne. Il y a enfin la troisième dimension : Raymond Klibansky a traversé l'époque nazie, sa famille proche a été atteinte – je pense à son cousin Erich –, et combien d'autres. Il a vu de près, alors qu'il participait à l'effort de guerre en Angleterre et en Italie, les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale, et son témoignage compte parmi les plus importants au sein de la communauté philosophique.

Alexis Martin, à la base de la scénographie de cette exposition, il y a l'ellipse, qui rappelle la salle de lecture de la bibliothèque d'Aby Warburg à Hambourg. Quel est le principe derrière cette forme?

AM En découvrant l'œuvre de Raymond Klibansky et en discutant avec Georges Leroux, j'ai compris que l'astronomie, qui est une obsession que nous partageons avec l'Antiquité et la Renaissance, devait être au centre de cette expérience. L'ellipse est la forme de la course des astres, une forme difficile à représenter matériellement. Le décor de cette exposition est un (petit) tour de force, un peu compliqué; il est difficile de décliner une forme elliptique quand la ligne droite règne en maître dans notre univers bâti. Demandez-le aux vendeurs de contreplaqué! Pourtant, les astres « immuables » qui circulent au-dessus de nous suivent une trajectoire elliptique depuis que le monde est monde. Klibansky est un commentateur assidu de Platon, qui nous a donné le Timée, un des premiers grands traités de cosmologie occidentale.

Vous avez été épaulé à la scénographie par David Gaucher, qui est connu pour son audace et ses décors à grand déploiement. Parlez-nous de cette collaboration.

AM Il y a longtemps que je connais David Gaucher et que je collabore avec lui : cet homme est un créateur d'espaces hors pair, doté d'un précieux sens du volume et des proportions. Avec lui, je sais que je peux proposer des formes inusitées. Il ne recule pas devant ce qui est un peu hors normes. Il a des trésors de ressources, parce qu'il marie art et construction comme pas un. Nous avons notamment créé ensemble l'Iliade d'Homère au Théâtre du Nouveau Monde, et Tavernes au Nouveau Théâtre Expérimental. Mais cette scénographie doit aussi beaucoup à la participation du graphiste Philippe Legris, qui a éclairé une matière dense et complexe, et à celle de Nicolas Descôteaux, qui a mis en lumière les intentions de tous les autres concepteurs.

Georges Leroux, le Timée dont s'est inspiré Alexis Martin est un élément central de l'exposition. Pourquoi ce texte de Platon avait-il autant d'importance pour Klibansky?

GL Comme historien des idées, Klibansky avait observé que le Timée était le dialogue de Platon le plus connu au Moyen Âge et qu'à ce titre il avait servi de relais à la conception du monde des Anciens au sein de la pensée chrétienne. Comment réconcilier la doctrine de la création avec la pensée de l'éternité du monde qui était au cœur de la pensée grecque? Ce texte expose en effet, dans un magnifique hymne à l'univers, l'ensemble des connaissances grecques sur le monde et l'homme, mais il est surtout un hymne à la raison et à la connaissance mathématique, qui sera repris par Proclus. La traduction latine de Calcidius au IVe siècle de notre ère, dont nous montrons une magnifique édition, a permis aux chrétiens de s'approprier ce modèle, en particulier la doctrine de l'harmonie et de la nécessité. La suite est connue, Kepler, Copernic, Galilée.

Deux figures ressortent dans le parcours intellectuel de Raymond Klibansky : Nicolas de Cues et Maître Eckhart. Qui sont ces deux penseurs?

GL De 1929 à 1936, Klibansky se consacre en effet surtout à ces deux grands maîtres, dont il entreprend l'édition critique. L'un et l'autre sont de grands philosophes allemands, mais ce sont surtout de grands platoniciens, fascinés par la doctrine de l'Un et de la raison et désireux de produire une synthèse forte pour leur époque. Chez Nicolas, qui fut son héros philosophique, Klibansky a surtout trouvé un idéal rationnel capable de s'opposer aux violences interreligieuses. Il a fait de sa devise un adage personnel : « Une vérité unique resplendit diversement dans des signes divers. » Cette phrase du De pace fidei (La paix de la foi), un texte qu'il a magnifiquement édité, rappelle que Nicolas avait été témoin de la chute de Constantinople et voulait reconstruire le dialogue avec l'islam. Le pluralisme doit être accepté, il est la condition de la paix.

Peut-on dire que la montée du national-socialisme en Allemagne a joué un rôle dans l'évolution de la pensée de Raymond Klibansky?

GL La guerre a confirmé Raymond Klibansky dans son projet de faire servir le travail philosophique à la paix. On voit comment, dès 1946, il s'intéresse aux penseurs de la liberté de conscience et à l'histoire de la tolérance, de John Locke et Pierre Bayle jusqu'à la période contemporaine. Ce travail s'est exprimé dans son engagement personnel dans le dialogue philosophique international, en particulier à l'Institut international de philosophie dont il fut le président. Tout au cours de sa vie, Raymond Klibansky a multiplié la publication de synthèses, de traductions, de bibliographies et d'instruments encyclopédiques dans le but de dépasser les frontières étroites des idéologies durant la période de la Guerre froide. Voyageur infatigable, il était sur toutes les tribunes avec ses amis – pensons à Paul Ricœur, Charles Taylor, Hans-Georg Gadamer –, propageant son message d'hospitalité et d'espoir.

Alexis Martin, Georges Leroux, que souhaitez-vous que les visiteurs retiennent de cette exposition?

AM Au théâtre, nous souhaitons que le spectateur puisse embarquer dans l'expérience et non pas seulement la côtoyer; même quand on est dans une forme excentrique de dramaturgie ou de scénographie, on veut que le spectateur soit happé d'une façon ou d'une autre. Je veux que les gens se sentent comme sur un navire ou dans la coque d'un vaisseau, transportés dans la galaxie Klibansky, avec ses soleils et ses satellites. Je souhaite surtout, comme on le souhaite toujours au théâtre, que les plus jeunes trouvent matière à réflexion et se sentent interpellés par l'héritage de Raymond Klibansky et de la cohorte de philosophes qui nous ont précédés.

GL Avec Alexis, nous avons placé au milieu de l'exposition un autodafé, comme ceux qu'a connus M. Klibansky en 1933 et, à la sortie de l'exposition, nous en avons placé un autre, l'incendie de la bibliothèque de Sarajevo : le message est celui de la précarité des livres, de la nécessité de les chérir dans nos sociétés de vitesse et de divertissement. Une bibliothèque, c'est le moyen d'accéder au passé, d'en tirer les leçons morales et intellectuelles pour le temps présent. Cette exposition a été aussi pensée pour les jeunes, elle leur propose un modèle de culture et de vie qui n'est pas incompatible avec leur iPad (nous en avons d'ailleurs intégré quelques-uns dans le parcours). Ce modèle est celui de l'importance de la réflexion et du livre au service de la paix.

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Une année Philo… aussi pour les enfants!

par Mathieu Gagnon, professeur agrégé
Faculté d'éducation, Université de Sherbrooke

Y a-t-il un âge pour philosopher? Pouvons-nous être trop jeunes ou trop vieux pour le faire? Épicure et Montaigne seraient d'avis que non… Et pourtant, nous avons longtemps dépeint la philosophie, et le faisons encore parfois, comme étant inaccessible aux enfants. Il fut un temps pas si lointain où nous pensions que si quelque chose était destiné aux enfants, ce n'était certainement pas de la philosophie, et que si c'était de la philosophie, ce n'était pas pour les enfants!

Pourtant, les enfants présentent bel et bien des caractéristiques du philosophe! Ils sont en quête de sens, ils interrogent le monde dans lequel ils vivent, ils cherchent à le comprendre, ils explorent, examinent et sont curieux et, surtout, ils manifestent beaucoup d'étonnement. Les enfants s'intéressent également à des questions qui convoquent des concepts philosophiques comme la justice, la beauté, l'existence, l'amitié, l'amour, etc. Ces questions sont éminemment complexes et, du coup, il est impossible d'y répondre par « oui » ou par « non ». D'ailleurs, il n'est pas rare que nous ayons de la difficulté à y rattacher des réponses définitives, peutêtre parce que, au fond, il n'y en a pas ! Cette situation peut nous désemparer, voire nous exaspérer, comme en témoignent les réactions de certains face à la multitude de « pourquoi » que peut lancer un enfant! C'est que nous partons souvent de l'idée que nous devons fournir des réponses aux enfants… Mais dans quelle mesure avons-nous raison de penser cela, de nous donner ce « fardeau » de la réponse?

Apprivoiser l'incertitude

Pratiquer la philosophie avec les enfants, ce n'est pas leur enseigner l'histoire des idées, pas plus que cela ne consiste à leur fournir des réponses bien préparées à l'avance. Faire de la philosophie avec les enfants, c'est accueillir ces questions « sans réponse » et prendre du temps pour y penser. C'est répondre à leurs questions par d'autres questions et s'engager dans une recherche avec eux, tout en étant conscient qu'au final, nous ne parviendrons peut-être pas à la « vérité ». En réalité, le fait que ces questions n'aboutissent pas à des réponses claires et définitives est une excellente occasion de permettre à l'enfant de vivre sa pensée, et d'avoir le sentiment que face à ces « grandes » questions – qui sont par ailleurs fondamentales –, face à notre ignorance commune à leur égard, nous sommes tous égaux.

Les apports de cette expérience de la pensée par la pratique de la philosophie sont nombreux. Ils le sont encore plus lorsque les enfants sont invités à penser ensemble. Par le dialogue philosophique, ils apprennent à penser par et pour eux-mêmes, à jongler avec des idées complexes, à apprivoiser l'incertitude, à s'ouvrir aux idées différentes, à contribuer au développement des réflexions communes, à collaborer, à accepter les critiques raisonnables, à (se) questionner, à s'auto-corriger… Bien plus, la recherche philosophique accorde une attention toute particulière aux outils de la pensée, si bien que les enfants y apprennent à (re)connaître différentes habiletés intellectuelles et à les utiliser. Un tel apprentissage représente sans nul doute un acquis important, souvent négligé dans l'institution scolaire, notamment parce que bon nombre de ces habiletés sont communes à plusieurs disciplines.

De manière générale, les élèves adorent la philosophie, certains allant même jusqu'à soutenir qu'il s'agit de l'expérience qui leur est le plus utile dans leur vie quotidienne! Les apports de la pratique de la philosophie avec les enfants sont de plus en plus reconnus dans le monde. Née des travaux du philosophe américain Matthew Lipman il y a plus de 30 ans, elle est maintenant recommandée par l'UNESCO et est présente dans plus d'une cinquantaine de pays.

Penser! Une expérience philo

C'est précisément ce que se propose de faire Bibliothèque et Archives nationales du Québec avec l'exposition Penser! Une expérience philo qui sera présentée à l'Espace Jeunes de la Grande Bibliothèque en 2013. Destinée aux enfants de 8 à 12 ans, elle se veut une occasion d'inviter les plus petits à apprivoiser leur pensée, pour eux-mêmes et avec les autres. Divisée en trois sections (Penser par soi-même; Penser avec les autres; Penser en société), cette exposition cherche en premier lieu à engager activement les enfants à l'intérieur de réflexions à partir de thèmes à saveur philosophique : être et apparence; grandir et vieillir; amour et amitié; vérité et mensonge; guerre et paix; droits et devoirs, etc.

Différents moyens ont été imaginés pour aider les enfants à construire du sens autour de ces thèmes : courts métrages, jeux de manipulation, passeport philo, entre autres. Mais au centre de ces moyens se trouvent des questions qui les guideront, que ce soit seul ou avec d'autres, dans leur exploration des différents thèmes proposés : Est-ce que chaque fois que nous grandissons, nous vieillissons?; Comment savoir si quelqu'un est notre ami?; Comment savoir s'il est bien de dire la vérité ou de mentir?; Peut-il y avoir de bonnes raisons de faire la guerre?, etc.

Pas de réponses donc dans cette exposition, que des questions! Des questions qui permettront aux enfants de construire du sens, d'examiner les possibles, de s'engager dans la pratique d'habiletés intellectuelles et sociales, bref, de s'ouvrir au monde de la pensée et des idées, d'en faire l'expérience. L'exposition Penser! Une expérience philo sera une excellente occasion de permettre aux enfants de s'enrichir de cette expérience et, pourquoi pas, de la poursuivre à l'école ou à la maison.

 

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