La vie de BAnQ

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Des livres numériques québécois dans les bibliothèques du Québec

par Christine Durant, bibliothécaire
Direction des acquisitions et du traitement documentaire de la Collection universelle

La disponibilité de livres numériques québécois dans les bibliothèques publiques québécoises était, jusqu'à tout récemment, presque inexistante. L'arrivée de Prêt numérique, plateforme de prêt de livres numériques aux usagers des bibliothèques québécoises, vient répondre à ce besoin. Sa mise en œuvrevre a nécessité la participation de tous les intervenants de la chaîne du livre, soit les éditeurs, les distributeurs et les libraires, avec la participation financière du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. Le lancement de la plateforme Prêt numérique s'inscrit dans l'esprit de la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre, qui précise que les bibliothèques publiques sont tenues d'acquérir les livres imprimés auprès des librairies agréées de leur région.

Quelques bibliothèques publiques ainsi que Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont participé à un projet-pilote visant à expérimenter l'acquisition, la diffusion et l'emprunt de livres numériques par la plateforme de prêt conçue et réalisée par la firme québécoise De Marque, bien connue dans le milieu de l'édition. Le 15 décembre 2011 a eu lieu la mise en service de la plateforme Prêt numérique pour les usagers de BAnQ avec une collection initiale de 3000 titres qui s'enrichit chaque semaine depuis lors. Le succès de Prêt numérique a été instantané : après un peu plus de deux mois d'activité, les usagers de BAnQ y avaient déjà fait 10 000 emprunts!

L'acquisition des livres

Les bibliothèques sélectionnent et acquièrent les livres numériques grâce à un site Web transactionnel (ruedeslibraires.com) réalisé à l'initiative des Librairies indépendantes du Québec. Mentionnons toutefois que ce système est conçu pour s'adapter à n'importe quel site de librairie agréée offrant des services en ligne. Les livres ainsi acquis sont rendus disponibles sur Prêt numérique de façon quasi instantanée grâce aux services Web implantés entre le site transactionnel, l'entrepôt numérique où sont déposés les fichiers des éditeurs et la plateforme Prêt numérique de la bibliothèque. Chaque exemplaire acquis par une bibliothèque donne droit à un prêt simultané, soit un prêt de trois semaines pour un emprunteur à la fois.

L'emprunt de livres

Pour emprunter un livre numérique sur Prêt numérique, l'usager de BAnQ, peu importe où il se trouve au Québec, n'a qu'à se rendre sur le portail de BAnQ, section « Livres numériques », à choisir la plateforme Prêt numérique et à s'authentifier avec son identifiant et son mot de passe. Après avoir inscrit son adresse courriel, il reçoit un lien d'activation du prêt qui lui octroie un droit de prêt d'une durée limitée. Un logiciel compatible avec les verrous numériques d'Adobe est nécessaire pour lire le livre emprunté sur un ordinateur, une liseuse (ex. : Sony Reader) ou une tablette multifonction (ex. : iPad). Une fois la durée de prêt expirée, le livre n'est plus accessible pour l'emprunteur et redevient disponible pour d'autres usagers. Et comme le retour est automatique, l'usager n'a jamais à payer de frais de retard!

Retour au menuPrendre la mesure de sa bibliothèque

par Linda Clermont, bibliothécaire
Direction des services aux milieux documentaires

À l'invitation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), une journée d'échanges sur l'évaluation des services en bibliothèque s'est tenue le 9 mars dernier à la Grande Bibliothèque. Cette rencontre, la cinquième organisée par la Direction des services aux milieux documentaires, a réuni plus de 130 représentants des bibliothèques publiques québécoises.

Guy Berthiaume, président-directeur général de BAnQ, a souligné d'entrée de jeu l'importance du thème de cette année, « Prendre la mesure de sa bibliothèque » : « Par des sondages et des évaluations de toutes sortes, nous cherchons constamment à développer une offre de services qui soit au diapason des besoins de nos usagers. » Plus largement, des enjeux sociaux, économiques et politiques de taille se profilent, notamment la nécessaire démonstration de l'utilité des lieux physiques que sont les bibliothèques pour leurs usagers et pour la société.

La conférence d'ouverture a été prononcée par Pierre-Yves Renard, expert reconnu dans les domaines des normes relatives aux statistiques et de l'évaluation des bibliothèques. Les mots-clés de son intervention? Définir, mesurer, démontrer, communiquer, etc., pour faire face aux enjeux actuels, en ces temps de concurrence avec d'autres services où la légitimité de la bibliothèque est parfois mise en cause, et pour redéfinir les perspectives. Quels espaces pour quels services? Quelle sera la place de la bibliothèque dans le processus d'apprentissage? Comment mesurerons-nous les effets sociaux des bibliothèques et quels impacts auront les services numériques? Ces questions passionnantes ont fortement intéressé les participants.

Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, BAnQ et l'Observatoire de la culture et des communications ont fait la démonstration d'un réseau en constante évolution dans une présentation sur les statistiques des bibliothèques publiques québécoises. On y a appris notamment que la proportion de Québécois servie par une bibliothèque publique est passée depuis 50 ans de 45 % à 95 %.

Danielle Chagnon, directrice de la référence et du prêt à BAnQ, et Carole Laguë, de la Bibliothèque municipale de Gatineau, ont partagé l'expertise de leur institution dans une communication intitulée Être à l'écoute de ses usagers – Un moteur de changement pour la bibliothèque. Don Mills, de la bibliothèque publique de Mississauga, a partagé sa riche expérience en matière d'utilisation des statistiques à des fins stratégiques.

En conclusion, Jean Payeur, de l'Institut canadien de Québec, et Hélène Roussel, directrice générale de la diffusion à BAnQ, ont présenté un document fort attendu, Lignes directrices pour les bibliothèques publiques du Québec, qui est d'ores et déjà un outil incontournable pour la planification et l'évaluation des services de bibliothèques.

La Direction des services aux milieux documentaires organise des journées d'échanges depuis quatre ans déjà. À la suite de ces succès, d'autres journées favoriseront assurément le partage de l'expertise et des compétences au sein du réseau documentaire québécois.

Retour au menuNouvelles archives des XVIIe et XVIIIe siècles accessibles en ligne

par Sylvain de Champlain, archiviste
Centre d'archives de Montréal

La base de données Pistard de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) s'est tout récemment enrichie d'une dizaine de milliers de nouvelles notices descriptives donnant accès, directement en ligne, à près de 30 000 images de documents d'archives civiles produits dans la région de Montréal de la fondation de la ville à la fin du XVIIIe siècle.

Cet important ajout porte non seulement sur lesdossiers de tutelle et de curatelle mais aussi sur certaines autres procédures juridiques ayant trait aux successions, aux dons et aux biens immobiliers. De par leur nature et leur contenu, ces dossiers constituent une source utile de renseignements pour les chercheurs amateurs et professionnels, les ethnologues, les généalogistes et les historiens. Les documents qu'ils contiennent fournissent des informations capitales, par exemple les noms et lieux de résidence d'individus, les mariages, les dates approximatives de décès ou de disparition de certaines personnes ainsi que les noms des conjoints survivants, les noms et l'âge de leurs enfants, les liens entre individus dans les conseils de famille et la nature des biens qu'ils possèdent.

Les dossiers de tutelle et de curatelle témoignent de la nomination de tuteurs pour des personnes mineures lors du décès d'au moins un des parents ainsi que de celle de curateurs pour des personnes majeures incapables de gérer leurs affaires, le plus souvent en raison d'une déficience mentale ou dans le cas de successions laissées vacantes par renonciation ou par absence d'héritier. Généralement élus lors d'assemblées de parents et d'amis des personnes concernées, les tuteurs et curateurs doivent par la suite voir à l'inventaire, à la protection, à l'administration ou à l'aliénation par vente aux enchères de leurs biens avec l'accord des magistrats. Variablement selon le type de procédure, les époques et les pratiques, nous trouvons dans ces dossiers des requêtes de citoyens auprès des magistrats et des procès-verbaux pour l'homologation des nominations, des déclarations de clôture d'inventaire, des rapports des tuteurs ou curateurs, des interdictions de personnes inaptes à gérer leurs affaires, des autorisations de vendre des biens, des évaluations d'experts pour les maisons, les bâtiments de ferme et les terrains, des publicités pour les ventes aux enchères ainsi que des adjudications. À l'occasion, les dossiers concernent l'affranchissement de la tutelle lorsque la personne mineure a atteint sa majorité ou celui de la curatelle lorsque la personne interdite a recouvré ses capacités.

Classées dans les fonds Tutelles et curatelles (CC601, S1) et Procédures en matières non contentieuses (CP601, S4 et S5), ces archives ont été produites sous l'autorité du Bailliage de Montréal (1658-1693), de la Juridiction royale de Montréal (1693-1760), des chambres d'audience des milices du gouvernement militaire de l'Après-Conquête (1760-1764), de la Cour des prérogatives (1765-1792) et de la Cour des plaidoyers communs (1792-1794) du district de Montréal, qui incluait à ces époques les régions de Saint- Hyacinthe, de Richelieu, d'Iberville, de Joliette, de Terrebonne, de Beauharnois, de Longueuil et de Laval.

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