À rayons ouverts, no 85 (hiver 2011)

Table des matières

La vie de BAnQ


Sous le signe de la collaboration

par Éric Fontaine, rédacteur-réviseur
Direction de la programmation culturelle

À l'automne 2010, BAnQ a entrepris la présentation de deux nouvelles séries : La bibliothèque de… et La ville est monde — Montréal à travers les yeux de Concordia. Dans la première, animée par Guy Berthiaume, pdg de BAnQ, des personnalités parlent du plaisir de lire et des livres qu'elles ont aimés. La seconde, élaborée dans la foulée d'une entente conclue récemment entre BAnQ et l'Université Concordia, a donné lieu à des audaces techniques et à des discussions percutantes tout au long de l'automne.

La bibliothèque de...

En octobre, au Musée de l'Amérique française, à Québec, le chef cuisinier Jean Soulard a révélé au public un être étonnamment fidèle en lecture. Amélie Nothomb, Boris Cyrulnik et Michel Houellebecq figurent parmi ses auteurs de prédilection. À la Grande Bibliothèque, le public a découvert en Patrick Leduc, joueur de l'Impact de Montréal de 2000 à 2010, un passionné d'architecture et d'histoire, qui a puisé à toutes les sources, de la bande dessinée à Dennis Lehane en passant par Dostoïevski et Orwell. À son tour, l'auteur-compositeur-interprète Michel Rivard a parlé des écrivains qui l'inspirent, nous offrant même des lectures impromptues de Patrice Desbiens et de Jacques Prévert.

Cette série se poursuit avec l'animatrice de radio Christiane Charette le 1er février et avec le recteur de l'Université du Québec à Montréal, Claude Corbo, le 5 avril.

La ville est monde — montréal à travers les yeux de concordia

En octobre, Sherry Simon, traductrice et professeure à l'Université Concordia, a proposé Le flot des langues, la grâce des cultures, une brillante lecture de la richesse culturelle et linguistique de Montréal.

En novembre, au Café des lettres de la Grande Bibliothèque, dans le cadre de L'université autrement – Dans les cafés, qui invite les citoyens issus de différents milieux à se réunir et à discuter de sujets d'actualité, Paula Bouffard, professeure au Département d'études françaises de l'Université de Montréal, a animé une discussion qui portait sur le français au Québec. Trois semaines plus tard, Ted Little, professeur au Département de théâtre de l'Université Concordia, a abordé le rôle du théâtre engagé dans le développement des communautés.

Du 27 octobre au 5 décembre, dans le hall de la Grande Bibliothèque, Ollivier Dyens, artiste, écrivain et essayiste, Jason Lewis, chercheur et artiste, David Jhave Johnston, poète et artiste du Web, les frères Max et Julian Stein, créateurs de la carte sonographique de Montréal, et Alison Reiko Loader, cinéaste et spécialiste de l'animation 3D, ont proposé l'exposition Montréal : sur le fleuve des langues, une série d'installations multimédias interactives qui exploraient la transformation de notre perception de la ville à la lumière des nouvelles technologies.

En décembre, André Roy, Marc André Brouillette et Jason Camlot ont présenté Une pluie de mots, de langues, de silences, une performance poétique multilingue qui s'appuyait sur des technologies de pointe pour esquisser un portrait sensible de la femme et de l'homme en ce début de XXIe siècle.

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Le congrès des milieux documentaires 2010

par France Laronde, bibliothécaire au Carrefour Affaires
Direction de la référence et du prêt

Du 3 au 5 novembre dernier, les professionnels du milieu documentaire ont convergé vers le Palais des congrès de Montréal où, pour une deuxième année, a eu lieu le Congrès des milieux documentaires du Québec. De nouveau grand partenaire, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a participé activement à ce rendez-vous riche en contenus et en partage d'expertises.

Fort du succès de l'an dernier, ce congrès a attiré plus de 1000 spécialistes du milieu documentaire de partout au Québec. Bibliothécaires, gestionnaires des milieux documentaires, archivistes et techniciens en documentation ont pu assister aux nombreuses conférences présentées par 140 intervenants, réparties en 47 ateliers. Une cinquantaine d'exposants prenaient également part à cette activité. BAnQ tenait un kiosque d'information.

Cette fois, c'est l'ensemble des associations des milieux documentaires du Québec qui ont uni leurs ressources pour organiser cette rencontre multisectorielle (voir encadré, page suivante) inscrite sous le thème « Imaginer de nouveaux partenariats ». Les gens des milieux documentaires étaient invités à réfléchir aux nombreuses questions soulevées par la récente transformation des outils, des usages et des missions des institutions et des services documentaires. Quelles sont les meilleures alliances à créer? Comment les partenariats peuvent-ils contribuer à l'amélioration des services? Quels partenariats pourraient amener les bibliothèques et les centres d'archives et de documentation à prendre position au sujet des ressources numériques?

La contribution de BAnQ

Des membres du personnel de l'institution ont participé à cinq ateliers et à une table ronde sur des thèmes variés.

Guy Berthiaume, président-directeur général de BAnQ, a pris part à l'atelier « Livre numérique  : entre l'offre et la demande, la place des bibliothèques au Québec » en compagnie de Stéphanie Gagnon1, d'Isabelle Lafrance2 et de Jean- François Gauvin3. Leur communication invitait les participants à une réflexion sur l'offre de livres numériques au Québec, notamment ceux de langue française, et sur les enjeux en matière d'acquisition, de diffusion et de mise en valeur. Elle abordait également les questions cruciales des supports technologiques et des modèles économiques à instaurer pour développer ce nouveau marché.

Lors de l'atelier « La référence virtuelle coopérative », Marie-Josée Benoit4 a abordé la concertation qui se dessine entre les bibliothèques publiques dans le but d'offrir ensemble un service de référence en ligne de qualité à l'échelle québécoise, selon un horaire de service étendu, en utilisant des outils tels le clavardage et le courriel.

Maryse Trudeau5 a présenté le guichet unique offert par le Service québécois de traitement documentaire pour l'obtention de notices bibliographiques, où les bibliothèques publiques et scolaires peuvent puiser gratuitement, ce qui favorise le partage des notices entre les bibliothèques participantes.

L'atelier « Les nouveaux principes internationaux de catalogage : un partenariat à l'échelle mondiale », présenté par Pat Riva6, abordait quant à lui la révision exhaustive des Principes de Paris – qui, depuis plus de 40 ans, ont guidé l'élaboration des codes nationaux de catalogage –, afin de se doter de principes qui prendraient en compte l'évolution des technologies dans l'environnement Web ainsi que l'évolution des normes de catalogage.

Cédric Champagne7 a pour sa part coanimé l'atelier « Les archives à portée des écoles », qui faisait le bilan de l'expérience de la Direction générale des archives de BAnQ, qui a développé et diversifié son offre pédagogique afin de mieux répondre aux besoins du milieu scolaire et de l'adapter aux objectifs du Programme de formation de l'école québécoise.

Enfin, une table ronde animée par Tristan Müller8 et Gilles Chauvin9 a permis d'étudier les enjeux des systèmes intégrés de gestion de bibliothèque libres dans les bibliothèques. Cette table ronde réunissait des intervenants d'opinions et de profils différents dans le but de provoquer des échanges visant à dégager les avantages et les inconvénients de ces logiciels libres, les occasions qu'ils offrent et les contraintes inhérentes à leur utilisation.

Exposition, conférences et colloques

BAnQ a invité les congressistes à visiter l'exposition Au temps où le livre français était « belge » – La contrefaçon au xixe siècle, à la Grande Bibliothèque, en présence du commissaire Jacques Hellemans, chercheur rattaché à l'Université libre de Bruxelles et boursier du Programme de soutien à la recherche de BAnQ (concours 2003-2004). Cette exposition porte sur l'industrie du livre belge, qui s'est développée notamment grâce à la réédition non autorisée d'oeuvres françaises, pratique qui a largement contribué à promouvoir la littérature française dans le monde, notamment au Québec. M. Hellemans a également présenté un atelier sur ce sujet au congrès.

Les congressistes ont eu l'occasion de choisir parmi de nombreux autres ateliers ainsi que des conférences plénières sur des thèmes fort divers, étroitement liés aux réalités des milieux documentaires, tels l'animation en bibliothèque, les échanges et collaborations interbibliothèques, le partage des ressources, les compétences informationnelles, le livre numérique, la bibliothèque hors les murs, les statistiques à des fins de gestion, le design Web, la conservation, la diffusion des documents d'archives et combien d'autres, présentés sous l'angle des partenariats.

Le Congrès des milieux documentaires du Québec a également accueilli les colloques du Groupe interdisciplinaire de recherche en archivistique, du Sous-comité des bibliothèques de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec et de l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires. Le Forum des bibliothèques publiques de Montréal 2010, en partenariat avec les Bibliothèques publiques du Québec, a également enrichi l'offre de communications du congrès. Plusieurs assemblées générales se sont aussi tenues sur les lieux mêmes du congrès.

Par son programme riche et diversifié, par la qualité de ses ateliers et conférences et grâce à l'expertise de ses nombreux intervenants, le Congrès des milieux documentaires du Québec 2010 a certainement permis aux centaines de congressistes d'enrichir leurs savoirs et d'évoluer dans leur profession. De plus, il a été un lieu de rencontres remarquable favorisant des échanges qui constitueront peut-être l'amorce de futurs partenariats.

En 2010, l'association des archivistes du Québec et l'association professionnelle des techniciennes et techniciens en documentation du Québec se sont jointes aux sept associations fondatrices suivantes pour organiser le congrès :

  • l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation;
  • la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec;
  • l'Association des bibliothécaires du Québec;
  • l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires du Québec;
  • le Réseau Biblio du Québec;
  • les Bibliothèques publiques du Québec;
  • la Special Libraries Association.

1. Chef des acquisitions et du développement de la collection de prêt et de référence de BAnQ.

2. Directrice des affaires juridiques de BAnQ.

3. Chef de la Division des technologies Web de BAnQ.

4. Directrice des services aux milieux documentaires de BAnQ.

5. Directrice des acquisitions et du traitement documentaire de la collection de prêt et de référence de BAnQ.

6. Coordonnatrice de la Section des monographies de la Direction du traitement documentaire de la collection patrimoniale de BAnQ.

7. Archiviste au Centre d'archives de Montréal de BAnQ.

8. Responsable de l'Observatoire des technologies libres de la Fondation pour une bibliothèque globale et chef du Service du prêt de BAnQ.

9. Directeur des systèmes d'information de BAnQ.

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BAnQ et le Programme de formation de l'école québécoise

par Gisèle Tremblay, bibliothécaire
Direction de la Collection nationale et des services spécialisés

« Bibliothèques » et « travaux scolaires » sont des mots qui vont très bien ensemble. C'est pourquoi Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), dans son désir de faire connaître ses services et ses ressources au milieu scolaire, participe depuis septembre 2010 au blogue des enseignants de 5e secondaire qui s'intéressent au projet intégrateur.

Qu'est-ce que le projet intégrateur? Implanté progressivement depuis 2009 à titre de projet pilote dans le cadre du Programme de formation de l'école québécoise du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport1, le projet intégrateur sera à terme étendu à toutes les écoles du Québec.

Dans le cadre de ce cours, les élèves de 5e secondaire réalisent un projet de leur choix durant toute l'année scolaire. Ils sont également tenus d'effectuer une démarche de réflexion leur permettant de faire le bilan de leurs apprentissages. Par projet, on entend  : « un ensembles tructuré d'activités […] qui doivent déboucher sur une production concrète et dont l'idée première origine nécessairement des centres d'intérêt de l'élève [… tel] : essai, oeuvre d'art, spectacle de danse ou de théâtre, recherche à caractère scientifique, construction d'un objet technologique, organisation d'un événement, etc.2 ». Toutes ces réalisations, il va sans dire, peuvent faire l'objet de recherches documentaires importantes, sous les angles les plus diversifiés.

Dotée de ressources documentaires riches et variées, de technologies de pointe et d'un personnel spécialisé, BAnQ souhaite soutenir la démarche des élèves engagés dans ces réalisations ainsi que celle des enseignants qui doivent leur apporter encadrement et rétroaction. Pour ce faire, BAnQ agit à titre de partenaire sur le blogue de la communauté des enseignants du projet intégrateur, appelé Espace collaboratif. Il s'agit d'une plateforme des plus intéressantes pour attirer l'attention des enseignants sur le vaste éventail de ressources virtuelles disponible sur le portail de BAnQ, ressources qui peuvent inspirer leurs élèves et leur permettre de choisir un projet, de l'illustrer, de le documenter et de le peaufiner.

Tout au long de l'année scolaire, 12 billets publiés sur le blogue Espace collaboratif mettent en lumière des collections et des outils qui reflètent tous les secteurs d'activité de BAnQ. Cette première série porte entre autres sur les cartes et plans des collections spéciales, les parcours thématiques mettant en valeur la richesse des fonds d'archives et le répertoire de ressources Internet BREF.

BAnQ souhaite ainsi aider les élèves à explorer des horizons nouveaux, à découvrir leurs racines et même, pourquoi pas, à enrichir ses collections.


1. MELS, Programme de formation de l'école québécoise, http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/ (consulté en octobre 2010)

2. MELS, Projet intégrateur, http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/secondaire2/medias/08-00748.pdf (consulté en octobre 2010)

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La diversité des collections et des archives de BAnQ en un coup d'oeil

par Jean-François Gauvin, chef de la Division des technologies Web
Direction des systèmes d'information

Le portail de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) offre une nouveauté importante à ses usagers depuis le 15 novembre dernier. Un nouveau moteur de recherche donne la possibilité, au moyen d'une interface unique, de chercher à la fois dans les pages du portail, dans le catalogue Iris, qui recense les documents publiés et les documents électroniques, dans Pistard, qui fait l'inventaire des archives, dans la Collection numérique et, grande nouveauté, parmi une sélection de bases de données externes.

L'inspiration pour ce nouvel accès à la recherche est issue d'un processus d'analyse qui a mené à la conclusion inévitable selon laquelle la multitude des sources de données qui composent la richesse du portail de BAnQ ne permet pas d'embrasser d'un seul coup d'œil sa diversité.

L'usager désirant trouver de l'information à propos de l'artiste et poète Roland Giguère pourra, grâce à ce nouvel outil, découvrir à la fois ses oeuvres écrites, la description de son fonds d'archives et quelques-unes de ses estampes faisant partie de la Collection numérique de BAnQ.

Dans l'esprit des travaux menés par la National Library of Australia – très souvent un exemple à suivre dans le domaine –, il a été décidé de diviser les sources en autant de sections sur la page de résultats. Seuls les cinq premiers résultats pour chacune des sources sont affichés, ce qui permet d'avoir un aperçu plus rapide du contenu de l'ensemble des collections. Qui plus est, grâce à l'utilisation du service 360 Search de Serials Solutions, la recherche est étendue à un groupe de bases de données externes. Bien que ce type de recherche soit susceptible d'introduire, parmi les résultats de recherche, des éléments qui ne devraient pas y figurer, il offre tout de même une visibilité incomparable à ce service en ligne méconnu de nos usagers.

Il est à noter que le catalogue Iris et l'instrument de recherche Pistard ainsi que les bases de données diffusées sur le portail demeurent les sources les plus complètes de renseignements sur les documents contenus dans les fonds et les collections de BAnQ. Ils ne sont pas remplacés par cet outil, qui agit plutôt comme un point de départ vers leur découverte.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.