À rayons ouverts, no 83 (printemps-été 2010)

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La vie de BAnQ


Manifestations marquantes pour les cinq ans de la Grande Bibliothèque

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a célébré en grande pompe le cinquième anniversaire de la Grande Bibliothèque en organisant plusieurs activités et en ornant l'édifice d'une signalisation festive.

par Geneviève Dubuc, responsable des relations publiques
Direction des communications et des relations publiques

Le 29 avril dernier, cinq ans jour pour jour après l'inauguration de la Grande Bibliothèque, en 2005, quelque 200 invités, en plus d'une centaine de membres du personnel et de représentants des médias, ont assisté à une cérémonie protocolaire à l'Auditorium, suivie d'une réception à la Collection nationale.

La formule choisie sortait de l'ordinaire puisque, outre l'allocution du premier ministre du Québec, Jean Charest, les quatre invités d'honneur ont été interviewés en duo par la très populaire animatrice de la radio de Radio-Canada, Christiane Charette. Celle-ci s'est entretenue avec Lise Bissonnette et Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications à l'époque, puis avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et la ministre actuelle de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre. La rencontre s'est terminée avec Guy Berthiaume, président-directeur général de BAnQ, qui agissait également à titre de maître de cérémonie.

La soirée a été ponctuée de trois prestations artistiques. Les comédiens Marie-Hélène Thibault et David Savard ont lu des extraits de textes d'écrivains d'ici et d'ailleurs portant sur le livre, la lecture et les bibliothèques. Le slameur Ivy, puis l'auteur-compositeur-interprète Moran ont quant à eux offert au public une chanson et un texte composés tout spécialement pour l'occasion. La cérémonie s'est terminée avec beaucoup d'émotion par la diffusion d'une vidéo dans laquelle des membres du personnel, des usagers et des personnalités témoignent de leur appréciation de la Grande Bibliothèque.

Les témoignages complets de certaines de ces personnalités, dont on a retenu un extrait pour la vidéo, seront diffusés sur le portail de BAnQ jusqu'à l'automne. On peut y accéder dès maintenant en cliquant sur l'onglet « 5 ans » à la page d'accueil du portail.

On trouve également à cette page l'onglet du forum « Grâce à la Grande Bibliothèque… ». Les usagers y sont invités à compléter cette phrase, à l'instar de l'écrivain Dany Laferrière qui, invité d'honneur à la célébration du passage du trois millionième visiteur de la Grande Bibliothèque en 2009, le 14 décembre dernier, avait lancé le bal. On peut lire son texte à la page 5 de la revue.

Les célébrations du cinquième anniversaire se sont poursuivies le 10 mai avec l'inauguration de l'exposition Ces artistes qui impriment – Un regard sur l'estampe au Québec depuis 1980, la plus vaste exposition jamais présentée par BAnQ puisqu'elle regroupe plus de 200 oeuvres de 88 artistes et qu'elle est présentée jusqu'au 3 octobre 2010 en deux lieux simultanément, soit dans la salle d'exposition principale de la Grande Bibliothèque et dans la salle Gilles-Hocquart du Centre d'archives de Montréal. Enfin, le 17 mai, s'est tenu dans l'Auditorium de la Grande Bibliothèque le colloque Cultiver la ville – Les « semeurs » de la participation culturelle, organisé avec Culture Montréal, auquel ont participé plusieurs conférenciers, dont Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, chargé de la culture et créateur de Nuit Blanche. Ce colloque a réuni près de 200 acteurs du milieu culturel.

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La bibliothèque du Centre d'archives de Québec : 90 ans au service des chercheurs et du personnel

Chacun des neuf centres d'archives de BAnQ possède sa propre bibliothèque, mais celle du Centre d'archives de Québec est de loin la plus importante et la plus ancienne. Elle célèbre cette année son 90e anniversaire.

par Rénald Lessard, coordonnateur
Direction du Centre d'archives de Québec et des archives gouvernementales

En effet, dès la création des Archives de la province de Québec, en 1920, des imprimés y sont reçus et conservés. En 1931, on installe la bibliothèque et les archives dans le nouveau Musée de la province, érigé dans le parc des Champsde- Bataille, à Québec. En juin 1933, au moment où le musée ouvre ses portes au public, la bibliothèque compte « plus de 14 000 volumes canadiens. C'est assurément la plus complète que l'on puisse trouver dans notre province », prétend-on (L'Action catholique, 2 juin 1933).

Depuis les tout débuts, le personnel de la bibliothèque des Archives s'est efforcé d'enrichir les collections avec des ouvrages sur l'histoire du Canada français et des Canadiens d'origine française. En 1945, Gérard Martin, diplômé en bibliothéconomie de l'Université de Montréal, devient bibliothécaire et dote la bibliothèque d'un cadre établi selon les normes de la classification décimale Dewey.

À partir de 1964, avec l'entrée en fonction d'Antonio Drolet comme conseiller technique, la bibliothèque prend beaucoup d'expansion, les nouveaux budgets permettant des acquisitions plus nombreuses. Dès lors, elle étoffe ses collections avec une moyenne d'environ 1500 volumes par année. En 1973, on recense 30 000 volumes, 5000 brochures, 150 collections de journaux et 300 bobines de microfilm. En 1974, le personnel affecté à la bibliothèque est officiellement composé de cinq personnes : un directeur, une bibliothécaire adjointe et trois préposés.

Au fil des ans, son mandat évolue et plusieurs raisons motivent les Archives nationales du Québec (ANQ) à revoir les orientations en matière de bibliothéconomie et à faire des choix. On en retire alors un nombre important d'ouvrages au profit, entre autres, de la Bibliothèque nationale du Québec. En 1991, une politique d'acquisition encadrant la mission de la bibliothèque est adoptée. Axée sur le mandat plus spécifique des ANQ, qui veillent à l'acquisition, à la conservation et à la diffusion des archives, cette politique, toujours en application, définit quatre secteurs de développement : l'archivistique, la généalogie, l'administration gouvernementale québécoise ainsi que l'histoire du Québec et de l'Amérique française. La bibliothèque sert autant le personnel que les chercheurs qui la fréquentent. Elle a pour but de fournir l'information permettant de faciliter l'accès aux archives et de favoriser une meilleure compréhension du contexte de leur création.

À l'heure actuelle, la bibliothèque du Centre d'archives de Québec compte environ 24 500 titres de monographies et de périodiques autres que les journaux, ce qui représente près de 45 000 volumes. La consultation se fait sur place. Elle offre aussi un service de prêt entre bibliothèques pour les 14 000 microfilms qu'elle conserve. Elle continue d'acquérir, par don ou par achat, des centaines de titres par année et procède à leur catalogage dans le catalogue Iris.

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L'état civil du Québec : le XXe siècle arrive à BAnQ!

par Evelyn Kolish, archiviste, Centre d'archives de Montréal, Christian Drolet, coordonnateur, Centre d'archives de Québec, et Sophie Morel, coordonnatrice, Centre d'archives de la Mauricie et du Centre-du-Québec

En novembre 2007, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a approuvé une règle de conservation prévoyant le versement des registres du Directeur de l'état civil (DEC) après 100 ans, ce qui permettait dorénavant d'assurer leur acquisition progressive par l'institution. Les neuf centres d'archives de BAnQ ont commencé à récolter les fruits de cette entente en 2008, alors que le DEC leur a versé les registres d'état civil produits entre 1900 et 1907, soit un total de 5450 registres pour l'ensemble du territoire québécois. Un deuxième versement en 2009 a permis d'obtenir les registres de 1908 tandis que la planification du versement des registres de 1909 est déjà bien entamée.

Les bases de l'état civil au Québec

Dès les débuts de la Nouvelle- France, le gouvernement de la colonie s'assure de l'identité des sujets du roi en faisant enregistrer les naissances, les mariages et les décès. Suivant le modèle français, les prêtres catholiques gardent deux copies de registres d'état civil : la copie religieuse, conservée à la paroisse, et la copie de l'État, déposée chaque année au tribunal couvrant le territoire.

Après la Conquête et surtout au XIXe siècle, le droit de tenir des registres d'état civil s'étend graduellement à une vingtaine de confessions protestantes ainsi qu'aux juifs. En 1865, le Code civil du Bas-Canada consigne l'extension de ce droit à tout « fonctionnaire » « autorisé par la loi ».

Les principales confessions représentées à l'état civil à la fin du XIXe siècle sont les suivantes : catholique, anglicane, presbytérienne, méthodiste, baptiste, évangélique, juive et luthérienne. L'immigration accentuera ce pluralisme religieux tout au long du XXe siècle. Cette nouvelle tendance est d'ailleurs bien visible dans les registres de 1900 à 1908. Immigration, urbanisation, colonisation : toute la trame de l'histoire démographique s'y joue et s'y reflète.

Les registres d'état civil disponibles

Dès le début des années 1970, les Archives nationales du Québec (ANQ) ont reçu les registres d'état civil – des débuts de la colonisation en Nouvelle-France jusqu'à la fin du XIXe siècle – grâce à une convention de dépôt signée avec le ministère de la Justice. Des milliers de chercheurs ont profité de l'accessibilité accrue (et gratuite) aux registres d'état civil offerte par les centres d'archives régionaux. Le microfilmage de cette source inestimable pour la recherche généalogique et historique a facilité encore plus sa diffusion.

Signalons enfin que ces précieux documents sont diffusés au rythme de leur arrivée. BAnQ numérise les derniers versements au cours de l'année qui suit, permettant ainsi de les rendre rapidement accessibles dans sa Collection numérique. Déjà, toute la période de 1900 à 1907 s'y trouve : il s'agit d'un gage concret de l'engagement de BAnQ dans un monde de ressources documentaires virtuelles.

 

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.