À rayons ouverts, no 83 (printemps-été 2010)

Table des matières

Dossier : La Grande Bibliothèque – Au service des Québécois depuis 5 ans


Une présence à l'échelle du Québec

par Michèle Lefebvre, agente de recherche, Direction de la recherche et de l'édition, avec la collaboration d'Isabelle Charuest, chef des services à distance et de la formation, Direction de la Collection nationale et des services spécialisés, et de Marie-Josée Benoit, directrice des services aux milieux documentaires

La Grande Bibliothèque appartient à tous les Québécois. Elle est bien sûr située sur le territoire de la ville de Montréal, où se concentre une forte population, mais Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a pour mission d'offrir de manière novatrice ses collections, ses services et son expertise à l'échelle du Québec.

Cette préoccupation se trouvait déjà dans le rapport Richard, qui a présidé à la naissance de la Grande Bibliothèque1 : « Nous avons voulu imaginer une Grande Bibliothèque que ses ramifications virtuelles déploieraient jusque dans les plus petites villes du Québec et relieraient à l'ensemble de la Francophonie2. » Dès la conception de ce projet, la ministre de la Culture, Louise Beaudoin, affirmait ceci : « Dans une perspective de partage des ressources, la GBQ jouera un rôle crucial pour les bibliothèques publiques du Québec. On l'a dit, la GBQ sera un navire amiral, une tête de pont, une tête de réseau3. »

Pour tous les Québécois

Le patrimoine documentaire québécois que conserve BAnQ constitue une richesse collective inestimable qu'il faut faire connaître à tous ceux qui s'intéressent à la culture et à l'identité québécoises. Des millions de documents ont été numérisés au cours des dernières années : livres, partitions, illustrations, estampes, cartes géographiques, cartes postales, enregistrements sonores, revues, etc. Par l'image, le son et le texte, on propose aux Québécois, dans le confort de leur foyer, de partir à la découverte de leur patrimoine. Ces étagères virtuelles, accessibles sur le portail Web de BAnQ, se garniront toujours plus au fil des ans.

En tant que bibliothèque-ressource pour les Québécois, BAnQ offre à ses abonnés de tout le Québec la possibilité de consulter plus de 200 bases de données sur une foule de sujets, dont 80 % sont accessibles à distance. Généalogie, médecine, voyages, apprentissage des langues, commerce et recherche d'emploi ne sont que quelques-uns des sujets couverts par ces ressources en ligne.

Aujourd'hui, de nouveaux outils technologiques étendent l'offre de services et font en quelque sorte pénétrer le personnel de la bibliothèque dans les maisons. En plus de pouvoir renouveler un emprunt, soumettre une suggestion d'achat ou faire une demande de prêt entre bibliothèques à partir de chez eux, les Québécois peuvent maintenant, sans quitter leur domicile, utiliser le service de référence, écouter des contes pour enfants ou entendre la rediffusion d'une conférence, tout comme s'ils se trouvaient à la Grande Bibliothèque.

Le monde de l'édition est aussi en mutation. Les bibliothèques ouvrent donc un nouveau chantier : la constitution de collections de livres électroniques. Grâce au portail de BAnQ, on peut déjà lire en ligne plus de 20 000 livres électroniques. À n'en pas douter, la poursuite de la diffusion du savoir sous toutes ses formes sur tout le territoire du Québec demeure un objectif et un défi pour BAnQ et pour le réseau des bibliothèques publiques québécoises.

Les Québécois de toutes les régions apprécient et utilisent les services et les collections de la Grande Bibliothèque, comme en témoigne le tableau à la page suivante.

Avec les bibliothèques québécoises

Sous le toit de la Grande Bibliothèque se trouvent non seulement le cœr de nombreux services pensés pour être accessibles à tous les Québécois mais également un centre de soutien aux milieux documentaires québécois, plus particulièrement aux bibliothèques publiques. Grâce au renforcement du réseau des bibliothèques, ce sont les citoyens de tout le Québec qui voient s'élargir leur accès au savoir et à l'information.

Le besoin d'un organisme de coordination pour les bibliothèques québécoises n'est pas nouveau; il était exprimé par le milieu de façon récurrente depuis des décennies. En 1997, les membres du comité Richard se disaient d'ailleurs « convaincus que la Grande Bibliothèque du Québec va contribuer à l'élaboration et au maintien d'un réseau documentaire cohérent et fort, sur l'ensemble du territoire4 ».

BAnQ a manifesté sa fidélité à cet objectif en créant la Direction des services aux milieux documentaires, qui veille à développer des services d'information, de documentation et de soutien professionnels aux bibliothèques sur place et à distance, notamment grâce à un extranet. Cette unité administrative pilote également des projets de coopération avec les bibliothèques de tout le Québec.

Ainsi, depuis 2003, le Consortium d'acquisition de ressources électroniques du Québec se consacre à la négociation de licences collectives de ressources électroniques dans le but d'offrir, aux meilleurs tarifs possibles, des produits aux bibliothèques québécoises participantes. À l'heure actuelle, plus de 200 bibliothèques et réseaux BIBLIO sont abonnés à l'une ou l'autre des ressources offertes, avec un potentiel de cinq millions d'utilisateurs.

 

Abonnements, prêts et prêts entre bibliothèques à la Grande Bibliothèque, par région, exercice annuel 2008-2009
RégionRésidents
abonnés
à BAnQ
Documents
empruntés
à la GB
Documents
empruntés par
prêt entre
bibliothèques
Population
en 20085
Abitibi-Témiscamingue 925 3 338 281 145 202
Bas-Saint-Laurent 1 929 5 055 691 200 682
Capitale-Nationale 7 858 20 129 610 680 092
Centre-du-Québec 2 006 13 242 601 228 521
Chaudière-Appalaches 3 426 10 531 402 399 804
Côte-Nord 672 1 974 146 95 416
Estrie 3 087 14 466 705 304 965
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 815 2 559 152 94 035
Lanaudière 6 486 63 022 528 449 484
Laurentides 7 787 72 010 765 534 031
Laval 10 270 133 131 386 384 639
Mauricie 2 409 9 839 455 261 420
Montérégie 32 862 470 502 1 688 1 411 055
Montréal 164 144 3 881 309 996 1 897 279
Nord-du-Québec 72 150 89 41 060
Outaouais 2 894 9 571 253 353 173
Saguenay–Lac-Saint-Jean 2 127 7 455 271 272 612
TOTAL 249 769 4 718 283 9 019 7 753 470

Quant à lui, le Catalogue des bibliothèques du Québec (CBQ), en ligne depuis 2008, donne accès aux catalogues de plus de 100 bibliothèques publiques, collégiales, universitaires et gouvernementales. Il permet aux citoyens qui ne trouvent pas un livre à leur bibliothèque locale de le repérer dans d'autres bibliothèques, y compris dans les collections de BAnQ, et d'en faire la demande en ligne auprès de leur bibliothèque. Jumelé à un système automatisé de prêt entre bibliothèques, le CBQ facilite l'accès aux richesses documentaires québécoises à la fois pour les individus et pour les bibliothèques6.

Aux côtés des bibliothèques publiques québécoises, BAnQ œvre actuellement à la création d'un nouveau service québécois de référence virtuelle. À l'échelle de la Francophonie, l'institution s'est associée à la Bibliothèque nationale de France et à d'autres bibliothèques francophones à la fin de 2008 pour créer les Services d'information @ la demande (Si@de). En mettant en commun leurs ressources et leur expertise, les bibliothèques servent encore mieux leurs usagers.

La Grande Bibliothèque est bien sûr un lieu, une construction lumineuse de bois et de verre, dont ses bâtisseurs peuvent être fiers. Toutefois, même si son inauguration remonte déjà à cinq ans, son édification n'a pas vraiment pris fin : entre ses murs, l'équipe de BAnQ œvre sans cesse à la constitution d'une vaste bibliothèque, ouverte à tous les savoirs.

Une journée à la Grande Bibliothèque

  • 9469 personnes fréquentent l'édifice; de ce nombre, 372 se rendent à la Collection nationale;
  • 175 personnes s'abonnent pour la première fois à BAnQ;
  • 170 personnes renouvellent leur abonnement;
  • les abonnés font 15 618 emprunts de documents ou renouvellements d'emprunts; de ce nombre, 7487 documents sont enregistrés sur les 12 postes de prêt en libre-service;
  • 10 617 documents sont rapportés à la Grande Bibliothèque et transitent par la salle de tri avant d'être replacés sur les rayons;
  • 937 demandes d'information et de référence et 3025 demandes de renseignements sont traitées par le personnel des comptoirs de service;
  • le personnel du Service de référence à distance répond à 115 demandes d'information et de référence, reçues par téléphone ou par Internet;
  • le Centre de relations clients répond à 303 appels téléphoniques;
  • on enregistre 15 882 visites sur le portail Web de BAnQ;
  • 3453 usagers consultent le portail Web de BAnQ depuis les locaux de la Grande Bibliothèque.

1. À l'époque, on parlait d'un projet appelé « Grande Bibliothèque du Québec », d'où l'abréviation GBQ, que l'on trouve plus loin dans le texte.

2. Comité sur le développement d'une très grande bibliothèque, Rapport – Une grande bibliothèque pour le Québec, Québec, gouvernement du Québec, 1997, p. 74.

3. Citée dans « Grande Bibliothèque du Québec : Québec compte rehausser le niveau général des bibliothèques », Le Devoir, 20 novembre 1997, p. A 5.

4. Comité sur le développement d'une très grande bibliothèque, Rapport – Une grande bibliothèque pour le Québec, Québec, gouvernement du Québec, 1997, p. 73.

5. Données sur la population tirées de l'Institut de la statistique du Québec, Tableau statistique – Estimation de la population des régions administratives, www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/ demographie/dons_regnl/regional/ra_total.htm (consulté le 8 avril 2010).

6. Les bibliothèques publiques participant au réseau de PEB automatisé ont connu une augmentation annuelle de 40 % de leurs emprunts à d'autres bibliothèques en 2008.

 

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La perception des bibliothèques dans les médias, avant et après la Grande Bibliothèque

par Michèle Lefebvre, agente de recherche
Direction de la recherche et de l'édition

L'arrivée de la Grande Bibliothèque dans le paysage culturel québécois a-t-elle contribué à faire connaître davantage le rôle des bibliothèques auprès du grand public et à modifier leur image? L'appui aux bibliothèques, considérées jusqu'à tout récemment par certains au Québec comme un équipement culturel inutilement coûteux, s'est-il accru grâce à l'engouement populaire pour la Grande Bibliothèque ?

L'étude de la couverture et du discours médiatiques dans les années qui ont précédé et qui ont suivi l'ouverture de la Grande Bibliothèque offre quelques pistes de réponses quant à ces éventuelles transformations véhiculées par les journalistes, par les élus et par les citoyens1. Premier constat : le nombre d'articles portant sur les bibliothèques n'augmente pas après l'ouverture de la Grande Bibliothèque2. Cependant, la lecture de centaines d'articles de journaux qui paraissent pendant les années 1990 à 2010, articles tirés principalement de grands quotidiens comme Le Devoir, La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune et Le Nouvelliste, permet de constater que le discours sur celles-ci devient, de façon générale, plus positif après 2000, année du concours architectural en prévision de la construction de la Grande Bibliothèque. Peut-on expliquer ce changement de ton?

Discours antagonistes sur les bibliothèques

On connaît le retard historique du Québec en matière de bibliothèques par rapport au reste de l'Amérique du Nord. Avant la Révolution tranquille, une partie de la population et les pouvoirs en place avaient une vision négative de la bibliothèque, voyant en celle-ci, au pire, un dépôt potentiel de lectures pernicieuses ou, au mieux, « une chose de luxe3 » que la société québécoise n'avait pas les moyens de se payer.

Des échos de ce discours transparaissent encore parfois dans les articles sur les bibliothèques parus dans les années 1990 et même dans quelques- uns plus récents. Durant cette décennie, si les journalistes et les membres des milieux documentaires s'entendent généralement pour condamner les fermetures et les coupes sombres dans les réseaux de bibliothèques, l'unanimité manque lorsqu'il s'agit d'appuyer de nouvelles dépenses pour développer les bibliothèques québécoises, pourtant pauvres, de l'avis général4. Le débat fait souvent rage autour d'une seule interrogation : le Québec a-t-il les moyens financiers d'investir dans les bibliothèques, un service « non essentiel »?

En fait, on constate dans les médias, durant ces années, une absence de consensus sur la pertinence des bibliothèques, qui doivent constamment être défendues. À titre d'exemple, le professeur Réjean Savard, de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal, en est réduit à justifier l'utilité des bibliothèques municipales5 auprès de la journaliste Nathalie Petrowski par des statistiques de fréquentation, parce que celle-ci les croit « désertées6 ». L'éditeur Marc-Aimé Guérin va jusqu'à avancer dans Le Devoir que les bibliothèques « ne servent à rien7 », propos qui scandalisent Marie-Andrée Lamontagne8, directrice éditoriale chez Leméac.

Dans son plaidoyer pour la gratuité des services de bibliothèque, en régression, le même Réjean Savard conclut en écrivant que les bibliothèques municipales constituent un investissement « séduisant » qui « nécessite très peu de ressources financières9 ». Malgré cela, un autre professionnel des milieux documentaires lui reproche sa position, qui manque selon lui de « discernement », arguant que dans la « hiérarchie des besoins », les besoins d'information sont loin d'être prioritaires et que l'abonnement à la bibliothèque est généralement moins coûteux qu'un abonnement à Vidéotron10

Les journalistes et les bibliothécaires ne sont pas les seuls à avoir des avis divergents sur le sujet : les citoyens aussi. Alors que la Ville de Montréal décide de faire construire une bibliothèque à Rivièredes- Prairies à la suite de pressions populaires11, les citoyens des villes d'Outremont et de Châteauguay votent en référendum contre un projet de nouvelle bibliothèque dans leur municipalité12.

Un nouvel acteur : la Grande Bibliothèque

Les exemples de discours antagonistes pourraient être multipliés. Les divergences atteignent un point critique au moment de l'annonce de la création de la Grande Bibliothèque. À la fin de l'année 1997, de nombreux auteurs, journalistes et gens des milieux culturels et éducatifs se prononcent résolument en faveur ou en défaveur de la nouvelle institution. Les défenseurs du projet vantent l'importance d'un accès démocratique et gratuit au savoir, soulignent les avantages de rassembler dans le même lieu une collection universelle de prêt et une collection patrimoniale et croient que la Grande Bibliothèque constituera un « navire amiral » appelé à soutenir le développement des bibliothèques dans tout le Québec. Ses détracteurs avancent surtout des arguments d'ordre économique pour dénigrer le projet. Ils craignent que les ressources financières des bailleurs de fonds publics ne soient drainées vers la Grande Bibliothèque au détriment des bibliothèques municipales de proximité.

La Fréquentation

Saviez-vous qu'en 2009, la Grande Bibliothèque a accueilli plus de trois millions de visiteurs? C'est deux fois le nombre annuel de visiteurs prévu initialement. Le 15 septembre 2005, la Grande Bibliothèque a accueilli son millionième visiteur. Depuis l'ouverture de la Grande Bibliothèque, le nombre de visiteurs s'élève à 14,4 millions. Chaque semaine, plus de 55 000 personnes visitent la Grande Bibliothèque, soit l'équivalent d'une ville québécoise de taille moyenne.

En 2000, le concours architectural destiné à choisir un écrin à l'institution semble susciter beaucoup d'intérêt, ce qui se reflète dans les médias. Jusqu'alors, dans l'esprit de beaucoup de Québécois – mis à part quelques rares exemples comme la bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec –, une bibliothèque est un lieu étriqué et sans intérêt esthétique. L'espace ouvert, moderne et lumineux de la Grande Bibliothèque surprend et est plébiscité par le public et les médias.

Nous aimons nos bibliothèques

Un discours plus positif sur les bibliothèques commence à transparaître timidement dans les médias dès 2000-2001 et s'accentue au cours des années, particulièrement après l'ouverture et le succès populaire de la Grande Bibliothèque. On ne peut pas, bien sûr, en déduire que la création de celle-ci est la seule responsable de cette amélioration. Au début des années 2000, le contexte économique se prête davantage à de nouveaux projets, comme on le constate avec la fin, en 2001, du moratoire sur la construction de bibliothèques imposé par le gouvernement du Québec et avec le déblocage de fonds pour « revamper » les bibliothèques scolaires et publiques au cours des années suivantes. Les fusions municipales ont également révélé en 2002 une grande inégalité entre les équipements de bibliothèques des différentes anciennes villes, ce qui force les élus à faire une prise de conscience, puis à améliorer de nombreuses bibliothèques de quartier.

Mais on ne peut pas non plus nier que la popularité toujours croissante de la Grande Bibliothèque Bibliothèque, qualifiée dans les médias de « grand succès13 » et de « véritable phare culturel14 », a stimulé le désir des Québécois et des élus de doter leur ville de nouvelles bibliothèques ou de moderniser celles qu'ils possèdent déjà15. Les articles de journaux de la décennie 2000 révèlent que, désormais, les projets de construction de bibliothèques bénéficient, la plupart du temps16, de l'appui massif des citoyens et des élus, qui se montrent également de plus en plus attentifs au concept architectural du lieu. On a écrit récemment, par exemple : « Les bibliothèques sont des lieux de mémoire, de sociabilité et de rassemblement pour toute une communauté. Mais ce sont surtout des lieux de culture dont l'architecture joue un rôle prépondérant dans le plaisir qu'éprouvent les gens à les fréquenter17. »

Lorsqu'on mentionne les bibliothèques dans les journaux, on fait davantage état de « très beaux projets », de « grandes réussites ». On souligne leur modernité; on vante également leur dynamisme et leur rôle citoyen, rassembleur : « On ne dira jamais assez l'importance d'une bibliothèque dans une communauté. D'autant plus que, depuis une décennie, les bibliothèques publiques se redéfinissent et se modernisent, deviennent le cœr des communautés, le catalyseur des connaissances. L'époque où la bibliothèque était perçue comme un simple entrepôt de livres est bien révolue18. »

Bien sûr, les lacunes des bibliothèques québécoises sont encore montrées du doigt, mais souvent, du même souffle, on signale le chemin parcouru. Les articles des quotidiens du Québec portent maintenant, la plupart du temps, des titres optimistes tels que « Les bibliothèques vont bien19 », « Demain, la bibliothèque20 », « Trop hot, les bibliothèques21 » ou encore « Les Québécois aiment leurs bibliothèques22 ».

Souhaitons donc longue vie à nos bibliothèques !

Les réservations de documents Saviez-vous que le nombre d'appels effectués par le Service du prêt de la Grande Bibliothèque pour répondre aux demandes de réservation de documents des abonnés est passé de 110 000 pour l'année 2006 à 220 000 pour l'année 2009? Le nombre d'appels effectués par le personnel a augmenté de 78 % en quatre ans. Depuis juillet 2008, un robot téléphonique s'est joint à cette équipe. À lui seul, il a fait un total de 138 000 appels en 2009. Ce robot doit lui aussi suivre certaines règles de savoir-vivre : il ne peut pas téléphoner la nuit !


1. La recherche a été effectuée dans la base de données d'articles de périodiques Eureka. Les articles consultés, datant de 1990 à 2010, contenaient le mot « bibliothèque » ou « bibliothèques » dans le titre. Malheureusement, les grands quotidiens populaires Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec n'ont pas pu être intégrés au corpus de recherche, ces journaux ne faisant pas partie de la base de données Eureka.

2. Seule l'année 2005, celle de l'ouverture de la Grande Bibliothèque, a bénéficié d'une couverture médiatique nettement plus élevée en ce qui concerne les bibliothèques.

3. « La bibliothèque civique » (La Presse, 30 avril 1903, p. 2).

4. On titre notamment : « Le dossier noir des bibliothèques municipales : Montréal, zone sinistrée » (Le Devoir, 26 septembre 1992, p. D 1); « Bibliothèques en péril » (La Presse, 25 octobre 1995, p. B 2); « SOS bibliothèques » (La Presse, 17 novembre 1995, p. B 2).

5. « Les bibliothèques davantage fréquentées que les salles de cinéma » (La Presse, 18 novembre 1996, p. B 3).

6. « Lettre à Pierre Falardeau » (La Presse, 26 octobre 1996, p. A 5).

7. « Réplique à Pascal Assathiany sur la politique du livre : à qui profiterait le prix unique du livre? » (Le Devoir, 24 avril 1998, p. A 11).

8. « Les bibliothèques “ne servent à rien”, vraiment? » (Le Devoir, 2 mai 1998, p. A 13).

9. « Lecture publique » (Le Devoir, 7 septembre 1994, p. A 7).

10. « Quel échec des bibliothèques publiques? » (Le Devoir, 7 octobre 1994, p. A 10).

11. « La Ville cède aux pressions de la population et fera construire la bibliothèque de Rivière-des-Prairies » (La Presse, 14 décembre 1993, p. A 3).

12. « Outremont rejette le projet de bibliothèque du maire Choquette » (La Presse, 10 septembre 1990, p. A 7) et « Châteauguay vote contre la nouvelle bibliothèque » (La Presse, 3 août 1992, p. A 6).

13. « La Grande Bibliothèque a un an : un grand succès » (La Presse, 29 avril 2006, p. A 12).

14. « Les bibliothèques après Lise Bissonnette » (Le Devoir, 29 juin 2009, p. A 7).

15. « Le gros de ce rattrapage […] s'explique notamment par la création de la Grande Bibliothèque du Québec, qui a permis une offre accrue et nécessité des investissements publics importants », selon Benoît Allaire, chargé de projet à l'Observatoire de la culture et des communications (cité dans « Il y a désormais plus de livres et de bibliothèques accessibles au Québec, mais la clientèle tarde à suivre », Le Devoir, 26 mars 2010, p. B 2).

16. Cependant, les journaux publient à l'occasion des lettres de protestation de citoyens s'opposant à des projets de nouvelles bibliothèques, par exemple à Magog : « Une bibliothèque municipale est un luxe que s'offrent des municipalités qui roulent sur la richesse » (La Tribune, 27 novembre 2008, p. 15), ou encore des demandes de citoyens excédés par le peu d'intérêt de leurs élus pour les bibliothèques, par exemple à Gatineau  : « Les Gatinois veulent aussi des bibliothèques » (Le Droit, 21 mars 2007, p. 19).

17. « Bibliothèque Félix-Leclerc  : quand la créativité ouvre sur plusieurs horizons » (Le Soleil, 20 février 2010, p. M 18).

18. « La bibliothèque municipale, pivot de la culture » (Le Droit, 19 mars 2007, p. 19).

19. La Tribune, 4 novembre 2006, p. S 18.

20. Le Soleil, 10 août 2008, p. 12.

21. La Presse, 30 juillet 2009, p. Arts spectacles 8.

22. La Presse, 12 novembre 2009, p. Arts spectacles 8.

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