À rayons ouverts, no 82 (hiver 2010)

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La vie de BAnQ


Entretien avec Michel Huard et Érick Rivard, représentants des usagers de BAnQ au conseil d'administration

par Carole Payen, secrétaire générale et directrice du bureau de la présidence

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) compte deux postes de représentants des usagers au sein de son conseil d'administration. L'un est réservé à un abonné de l'île de Montréal, l'autre à un abonné de l'extérieur de l'île de Montréal. La durée de leur mandat est de deux ans.

En poste jusqu'à tout récemment à titre de représentant demeurant à l'extérieur de Montréal, Érick Rivard nous livre ses impressions au terme des deux mandats qu'il a effectués. Il a été remplacé récemment par Joëlle Fontaine-Gariépy. Michel Huard, représentant demeurant sur l'île de Montréal, sera quant à lui en fonction jusqu'à l'automne 2010.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de présenter votre candidature à l'élection des représentants des usagers de BAnQ?

Michel Huard : J'ai applaudi le chantier pour la création de la Grande Bibliothèque, dès le début. Jusqu'à son ouverture, j'en ai suivi l'évolution et j'ai même pu visiter le chantier. L'idée que le Québec allait se doter d'une telle institution culturelle vouée à la conservation, à la recherche et à la diffusion de son patrimoine littéraire m'enthousiasmait. Il faut dire que je travaille dans le domaine de la muséologie et que l'accès de la population aux trésors de son patrimoine national est une de mes préoccupations.

Par la suite, plus je voyais se développer la programmation et les services de BAnQ, plus je souhaitais participer au développement et au rayonnement de cette institution ; je croyais que ma formation et ma profession pourraient servir.

Aussi, je suis convaincu de l'importance de la démocratisation de nos institutions et convaincu que la participation citoyenne est une valeur sociale à protéger. De plus, d'un point de vue totalement subjectif, je dirais que le simple fait de circuler aux abords de la Grande Bibliothèque ou du Centre d'archives de Montréal me rend heureux… J'aimerais tant avoir ce sentiment partout à Montréal.

Érick Rivard : D'abord intéressé par l'architecture de la Grande Bibliothèque et par l'énorme attention générale qu'elle suscitait, c'est par désir de m'impliquer dans une institution culturelle que j'ai présenté ma candidature à l'élection des représentants des usagers de BAnQ. Utilisateur fréquent des banques de données de BAnQ pour des raisons de recherche universitaire sur les archives photographiques de paysages et ensuite pour des recherches liées à ma profession, je m'intéressais aussi aux rouages d'une si grande institution.

Parlez-nous du processus électoral qu'il vous a fallu suivre.

Michel Huard : Lorsque j'ai pris connaissance de l'appel de candidatures sur les panneaux d'information de la Grande Bibliothèque, c'était la première fois que j'entendais parler de ce siège au conseil d'administration. Je me suis alors procuré le formulaire et les règlements sur le site Web de BAnQ pour en savoir plus sur le mandat. J'avoue que le règlement concernant l'obtention de 20 appuis à ma candidature a refroidi mes ardeurs. Il m'a semblé que c'était une démarche ardue. Tout de même, je me suis prêté au jeu et, après une semaine de sollicitation auprès de ma famille, de mes amis et de mes collègues de travail, j'ai obtenu plus d'une trentaine de signatures. Ce qui m'a surpris et enthousiasmé, c'était de voir à quel point les gens étaient fiers de m'appuyer, fiers de l'institution où je souhaitais siéger. En plus, si j'étais élu, ils me disaient qu'ils me feraient part de leurs doléances… et de leur bonheur de fréquenter BAnQ.

Comment concevez-vous votre mission de représentant des usagers ?

Michel Huard : Je ne me sens pas chargé d'une mission; j'essaie plutôt de comprendre et de partager la vision de l'institution et d'appuyer les actions qui garantissent le maintien des principes qui l'ont vu naître : accessibilité et gratuité des équipements et des services, conservation du patrimoine, mise en valeur des collections, collaboration internationale, etc. BAnQ est un lieu de savoir qui doit profiter à toute la population et permettre le développement culturel de la société québécoise. J'essaie de toujours garder ce point de vue à l'esprit.

Érick Rivard : Le poste de représentant des usagers démontre le grand sens démocratique de l'institution et permet d'établir un lien privilégié entre la haute direction et l'usager. Les préoccupations des usagers que le représentant côtoie peuvent ainsi être évoquées dans le principal lieu de décision de l'institution. Par sa présence au conseil, le représentant des usagers devient aussi les yeux et les oreilles de tous les usagers et peut participer aux orientations de l'institution.

Dans les faits, comment avez-vous exercé votre mandat ?

Michel Huard : Je me suis tout d'abord, modestement, familiarisé avec l'institution, le conseil d'administration et le Comité sur les collections et les services, dont je suis membre.Maintenant, je comprends un peu plus les grands enjeux pour les usagers et, dans la suite de mon mandat, j'essaierai de voir comment ils peuvent s'impliquer un peu plus dans l'institution.

Érick Rivard : Depuis déjà quatre ans, en tant que représentant des usagers horsMontréal, ma présence au sein du conseil d'administration s'est principalement résumée à faire valoir le point de vue d'un usager virtuel de BAnQ, c'est-à-dire un usager pour qui BAnQ est d'abord et avant tout un portail Internet, des moteurs de recherche virtuelle, des collections multimédias et des prêts entre bibliothèques. Cette réalité est le fait de plusieurs Québécois qui, comme moi, fréquentent chaque jour l'institution, mais sans s'y déplacer physiquement.

Je me suis donc principalement intéressé non seulement au dossier de refonte du site Internet, auquel je tenais beaucoup personnellement, mais aussi à tous les dossiers touchant aux moteurs de recherche et aux technologies de l'information. Puisque je suis un des rares représentants autour de la table qui ne proviennent pas directement du domaine de la bibliothéconomie, je crois avoir pu porter un regard extérieur et nouveau sur les affaires courantes de l'institution.

Votre participation aux travaux du conseil d'administration de BAnQ a-t-elle modifié votre perception de l'institution?

Michel Huard : Oui et non. Non : je suis toujours convaincu que BAnQ est une institution nationale de très grande envergure pour le Québec et un modèle de succès pour la communauté internationale. Oui : c'est une institution à découvrir ; il y a de nombreux services pour les usagers ; les champs de compétence et les chantiers de développement sont nombreux et de taille. Un ami usager me disait, devant l'immense succès de la Grande Bibliothèque notamment, que la population montréalaise « attendait » cette institution. Ma participation aux travaux du conseil d'administration me fait réaliser, par ailleurs, combien un tel succès engendre aussi ses problèmes de gestion. Toutefois, le défi est devenu essentiel pour la poursuite du développement culturel du Québec.

Érick Rivard : Bien que ma perception de l'institution ait déjà été très positive au départ, ma participation aux travaux du conseil d'administration m'a permis de découvrir des gens passionnés par le domaine de la bibliothéconomie. J'ai aussi découvert une institution tournée directement vers la satisfaction de sa clientèle et soucieuse de s'améliorer constamment.

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Le catalogue nouveau est arrivé

par Maryse Trudeau, directrice des acquisitions et du traitement documentaire de la collection de prêt et de référence

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a mis en ligne en janvier une nouvelle interface de son catalogue public Iris. Avec plus d'un million et demi de visites annuelles, le catalogue Iris est sans contredit l'outil de recherche le plus utilisé par les usagers de BAnQ. Il permet de repérer tous les documents publiés qui font partie des collections de BAnQ, peu importent leur nature, leur support et leur localisation. Cette refonte constitue la première étape du renouvellement des interfaces de recherche du portail de BAnQ, la prochaine étant la mise en ligne d'un instrument qui cherchera simultanément dans plusieurs sources : dans le catalogue Iris, dans Pistard, qui permet de repérer des archives parmi tous les fonds que conserve BAnQ, ainsi que dans les collections numériques. Avec le développement de cette nouvelle génération d'interfaces, BAnQ vise une harmonisation de celles-ci ainsi qu'une plus grande convivialité au bénéfice des utilisateurs.

La recherche

Cette nouvelle version de l'interface de recherche du catalogue Iris présente en page d'accueil une boîte de recherche simple, à la manière de Google. On y inscrit le nom d'un auteur, un titre ou un sujet, et la recherche est lancée par défaut parmi tous les types de documents : livres, disques, films, etc. La recherche avancée, toujours disponible, offre maintenant un plus grand nombre d'index pour les chercheurs et les professionnels.

Les résultats

La liste des résultats a été simplifiée et aérée. Plusieurs résultats sont accompagnés d'une imagette représentant la couverture du document ou une image réduite du document numérisé lui-même.

Grâce à Solr, un engin de recherche libre intégré au logiciel, les résultats sont regroupés en facettes, ce qui permet de raffiner la recherche selon différents critères, par exemple le type de document, la langue, l'année de publication, le sujet, et même selon le fait que les documents sont disponibles ou non.

Le dossier d'abonné

La navigation dans le dossier d'abonné a elle aussi été simplifiée. De plus, certaines nouveautés seront fort appréciées par les usagers. Par exemple, lorsqu'ils réserveront un document, le rang qu'ils occupent dans la liste d'attente sera affiché. Ils pourront aussi consulter la liste des documents qu'ils ont déjà empruntés.

Le catalogue Iris a ainsi ouvert la porte à une nouvelle génération d'instruments de recherche dans les collections de BAnQ.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.