À rayons ouverts, no 82 (hiver 2010)

Table des matières

Dossier : Viv(r)e les sports


Une mine de renseignements : les archives des Jeux olympiques de Montréal

par Marthe Léger, archiviste, Centre d'archives de Montréal

La présentation des XXIe Jeux olympiques d'hiver à Vancouver en 2010 fait remonter à la mémoire celle des XXIe Jeux olympiques d'été de 1976, à Montréal, les premiers Jeux organisés au Canada. Les archives des Jeux de 1976, conservées au Centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), retracent l'histoire de cet événement sportif mondial et témoignent de son organisation, de sa présentation et de ses retombées.

Le 12 mai 1970, le Comité international olympique (CIO) accorde à Montréal les Jeux olympiques qui se tiendront du 17 juillet au 1er août 1976. Le Canada y remporte 11 médailles (cinq d'argent et six de bronze), parmi lesquelles celle de l'athlète équestre Michel Vaillancourt, médaillé d'argent au saut d'obstacles individuel, et celle de Greg Joy, médaillé d'argent au saut en hauteur. Trois fonds d'archives (le fonds du Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976; le fonds de la Commission d'enquête sur le coût des Jeux et des installations de la XXIe olympiade ; le fonds de la Régie des installations olympiques) sont consacrés, en totalité ou en partie, à cet événement sportif au cours duquel Montréal, de nouveau le point de mire du globe après la tenue de l'Exposition universelle de 1967, est l'hôte de nombreux voyageurs étrangers.

Le Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976

La promotion, l'organisation et la présentation de toutes les activités se rapportant aux Jeux olympiques ont été confiées au Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976 (COJO). Le volumineux fonds du COJO présente, sur différents supports (documents textuels, photographies, dessins d'architecture, films, vidéos, bandes magnétiques, etc.), tous les aspects de la tenue des Jeux, soit la construction et l'aménagement des sites, la vie au Village olympique, les compétitions présentées ainsi que les activités culturelles associées, notamment l'exposition Corridart, dont la destruction sera ordonnée par les autorités de la ville de Montréal à quelques jours de l'ouverture des Olympiques (voir encadré, p. 10). Ce fonds permet de mesurer l'impact de cet événement sur les plans social, économique, culturel et sportif.

Parmi les documents de ce fonds se trouve le cahier acheminé au Comité international olympique (CIO) contenant la demande d'obtention des Jeux olympiques de 1976. Le fonds permet aussi de faire un survol photographique de la construction du Stade olympique et du Vélodrome (devenu le Biodôme) ainsi que de l'aménagement des différents sites de compétition. Des photos d'athlètes de différentes disciplines telles que la course, le handball, la boxe, la lutte gréco-romaine et la course à obstacles font également partie de ce fonds. Plusieurs clichés représentent Nadia Comaneci, la Roumaine de 14 ans qui devint la première gymnaste de l'histoire olympique à recevoir la note parfaite de 10. La liste manuscrite de l'ordre de passage des athlètes roumaines en gymnastique ainsi que le cahier compilant les résultats de gymnastique avec le nom de Nadia Comaneci évoquent également la vedette des Jeux, à laquelle les juges ont décerné la note maximale à sept reprises.

L'ouvrage Jeux de la XXIe Olympiade – Montréal 1976 – Rapport officiel se trouve également parmi les documents du COJO, tout comme le film des cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques et celui d'une entrevue de Jean Drapeau portant sur le déficit olympique, accordée à Réal Giguère au cours de l'émission Parle, parle, jase, jase. Plusieurs instruments de recherche décrivent et facilitent l'accès aux documents du fonds d'archives du COJO.

La Régie des installations olympiques

Le 20 novembre 1975, le gouvernement du Québec, confronté à de nombreux obstacles dans la construction du Parc olympique, crée la Régie des installations olympiques (RIO). La RIO réorganise le chantier afin d'accélérer les travaux et de résoudre les problèmes techniques – sauf celui de l'installation d'un toit sur le stade – à temps pour l'ouverture des Jeux. À la fin de ceux-ci, le COJO remet le Parc olympique à la RIO, qui doit en parachever la construction et gérer l'exploitation des installations. Aujourd'hui, la RIO a toujours pour mission de préserver l'intégrité patrimoniale des infrastructures du Parc olympique et d'en assurer le développement. Depuis 2004, elle effectue régulièrement des versements de ses archives au Centre d'archives de Montréal de BAnQ. Ce fonds comprend principalement des documents de nature financière et des dossiers sur des activités présentées au Stade olympique.

Commission d'enquête sur le coût des Jeux et des installations de la XXIe olympiade (commission Malouf)

Le coût des Jeux de Montréal, financés en grande partie par les deniers publics, dépasse largement les prévisions initiales. En effet, des problèmes engendrés par l'inflation, la récession, les conflits ouvriers, les affrontements syndicaux et les ennuis techniques entraînent la hausse vertigineuse des coûts du Parc olympique et transforment le rêve olympique montréalais en cauchemar. Le 13 juillet 1977, le gouvernement du Québec confie au juge Albert Malouf la tâche de présider la Commission d'enquête sur le coût des Jeux et des installations de la XXIe olympiade. Celle-ci est chargée d'étudier les causes des coûts astronomiques occasionnés par la tenue des Jeux, de désigner les personnes responsables et d'examiner la surveillance des travaux ainsi que la question de l'existence possible de trafic d'influence ou de manoeuvres frauduleuses. Elle doit également suggérer des mécanismes de prévention et de contrôle pour l'avenir. Le fonds de cette commission comprend des procès-verbaux, des plans, des dessins d'architecture ainsi que le rapport lui-même, déposé le 5 juin 1980. Le maire Jean Drapeau conteste les conclusions du rapport du juge Malouf, qui accuse l'administration montréalaise d'avoir fait preuve d'une « incroyable incurie ». M. Drapeau promet aux journalistes de publier une réponse au rapport accusateur de la commission. Il ne donnera toutefois jamais suite à cette promesse.

Les fonds préalablement cités renferment d'autres trésors à exploiter. De plus, les affiches des Jeux sont conservées dans la collection patrimoniale d'affiches de BAnQ, diffusée au Centre de conservation, et les ouvrages consacrés aux Jeux olympiques de Montréal, dont le Rapport officiel et le rapport de la commission Malouf, peuvent être empruntés ou consultés sur place à la Grande Bibliothèque.

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Une olympiade de l'affiche

par Danielle Léger, spécialiste de collections
Direction de la recherche et de l'édition

Les Jeux olympiques sont l'occasion d'une expérience visuelle, d'un spectacle à grand déploiement où convergent des enjeux culturels, économiques et politiques. Dans la collection patrimoniale d'affiches de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) se détache un imposant contingent de quelque 200 productions graphiques qui témoignent des visages multiples et contrastés des Jeux de la XXIe olympiade d'été, à Montréal. Concepteurs graphiques, protestataires et artistes visuels se sont alors livrés à une véritable olympiade de l'affiche.

La tenue des Jeux olympiques génère chaque fois un système complexe d'identité visuelle qui en constitue l'image de marque et balise toutes les communications officielles1. Le Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO) de 1976 a mobilisé huit graphistes permanents et une centaine de pigistes autour d'un ambitieux programme visuel. Réalisées sous la direction artistique de Georges Huel et de Pierre-Yves Pelletier, au-delà d'une cinquantaine d'affiches officielles portent également la signature des Montréalais Yvon Laroche, Guy Saint-Arnaud, Raymond Bellemare, Ernst Roch et Rolph Harder2. L'ensemble se distingue par la sobriété des caractères typographiques et de l'emblème officiel conçu par Huel : trois arcs greffés aux traditionnels anneaux olympiques, évoquant à la fois le podium, la piste d'athlétisme et la lettre initiale du nom de la ville hôte.

Simple et symbolique, l'une des deux séries principales éditées par le COJO regroupe divers emblèmes, tels des anneaux olympiques colorés et irradiants, l'emblème officiel soumis à un astucieux traitement cinétique évoquant le mouvement du drapeau et une veste en denim délavée arborant divers symboles des années 1960 et 1970, avec un clin d'oeil à la récente Expo 67. Sélectionnées parmi 20 000 images croquées pendant les Jeux de Munich de 1972, 21 photographies en couleurs illustrant les disciplines olympiques au programme ornent les affiches composant l'autre série principale du COJO. Mettant en évidence l'effort, la concentration et la vitesse, les graphistes ont recadré les scènes pour rapprocher le spectateur de l'action.

Dans l'effervescence générale qui préside à la mise en oeuvre des Jeux de Montréal, le gouvernement du Québec n'est pas en reste. Le Haut- Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports commandite notamment une soixantaine d'affiches « grand soleil ». Créées par Guy Lalumière et associés, ces images stylisées sont réalisées à partir de photographies dont les figures sont amplifiées par des bandes colorées suggérant le mouvement et l'énergie. Éditées parallèlement à une série de brochures informatives consacrées aux loisirs et aux sports, ces affiches comportent une bande vierge qui «permet aux fédérations et aux associations de sport ou de plein air d'annoncer leurs principales manifestations3 ». Certaines intègrent au verso un texte informatif et sont mises en vente dès 1974 par l'Éditeur officiel du Québec.

Les Jeux ne rallient pas toutes les forces vives de la société québécoise. Fruits d'une «créativité non officielle», quelques affiches d'opinion créées par des citoyens mécontents figurent dans la Collection patrimoniale de BAnQ. L'une d'elles, intitulée Du gain et des jeux !, est produite par les Éditions Trois Points Virgule et propose un portrait caricatural de Jean Drapeau, maire de Montréal, et de Robert Bourassa, alors premier ministre du Québec, désignant les Jeux comme « une course à la piastre et aux bulletins de vote ». Filippi-Baratto et Affiches populaires ont pour leur part dessiné et imprimé Montreal Olympica, 1976, une composition allégorique d'inspiration baroque associant Zeus, tiroir-caisse, roi de la finance, moutons-touristes et images de marque commerciales maquillées pour la circonstance.

En 1976, une profusion d'affiches culturelles marque les manifestations associées au programme Arts et Culture du COJO ou à des manifestations culturelles indépendantes. Dans le domaine des arts visuels, deux séries se distinguent. L'une a été conçue par 10 artistes canadiens (tels Pierre Ayot et Claude Tousignant) à la suite d'un concours organisé par la Coalition des artistes et des athlètes pour assurer la célébration des Jeux olympiques de 1976. L'autre, réalisée sous l'égide du centre d'artistes montréalais Véhicule Art, réunit 16 artistes québécois (parmi lesquels Pierre Boogaerts, Betty Goodwin, Suzy Lake et Irene Whittome) pour la série 1972-1976 Directions Montréal, intégrée à l'exposition Corridart. Vittorio se joint aussi à cette olympiade : après avoir vu ses maquettes refusées par le COJO, il éditera lui-même trois affiches sérigraphiées, aux lignes fluides.

Répondant au mot d'ordre lancé par le créateur des Jeux modernes, Pierre de Coubertin, les affiches québécoises ont relevé le pari d'une alliance entre sport et culture.

 


1. Au sujet des créations graphiques associées aux Jeux olympiques, on lira les pages liminaires de The Olympic Image : The First 100 Years, publié sous la direction de Wei Yu, Edmonton, Quon Editions, 1996.

2. Robert Stacey propose un compte rendu mordant du contexte qui a entouré la production des affiches officielles dans The Canadian Poster Book, Toronto, Methuen, 1979, p. 31-32.

3. Tiré du prospectus Affiches grand soleil, Québec, Éditeur officiel du Québec, 1974.

À propos de Corridart

« Au petit matin, il n'en restait presque rien, que la stupeur, que le dégoût devant
l'abus de pouvoir1
. »

Événement phare du programme Arts et Culture du COJO, Corridart doit sa notoriété à sa trop brève existence. Dans la nuit du 13 au 14 juillet 1976, quatre jours avant l'inauguration des Jeux, la censure municipale fait littéralement disparaître le « corridor d'art », qualifié de « pollution visuelle » par le maire Jean Drapeau. Financé au coût de 350 000$ par le gouvernement du Québec, cet extraordinaire musée linéaire orchestré par l'artiste et architecte Melvin Charney avait été déployé par une soixantaine d'artistes québécois sur sept kilomètres pour commenter l'histoire de la rue Sherbrooke.

Ce brutal démantèlement suscitera protestations et commémorations périodiques, autant d'occasions de prolonger la verve éditoriale entraînée par les Jeux de Montréal : album d'estampes et cartes postales (vendus en appui à la douzaine d'artistes qui intenteront un recours devant les tribunaux), affiches et catalogues d'exposition, film documentaire. Après avoir vu leur cause déboutée en première instance, puis portée en appel, 13 artistes de Corridart en viendront à un règlement hors cour avec la Ville de Montréal. Le souvenir de cet événement est devenu un appel contre la censure, un plaidoyer éloquent en faveur de l'art public et de la liberté d'expression.


1. Laurent Lamy, ex-directeur du secteur Arts visuels, programme Arts et Culture du COJO. Extrait de « L'appel des artistes de Corridart », publié dans l'album d'estampes Corridart, 1976– , Montréal, Graff, 1982.

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L'histoire des Glorieux et la nostalgie d'une vive rivalité

par Paul-André Leclerc, archiviste, Centre d'archives de Montréal
et Jean-Pierre Therrien, adjoint au conservateur et directeur général des archives

Créés le 4 décembre 1909, les Canadiens de Montréal, qui fêtaient récemment leur 100e anniversaire, constituent la plus vieille équipe de hockey toujours en activité au monde. Avec ses 24 coupes Stanley, elle est l'équipe la plus souvent couronnée de toute l'histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont elle est une des six équipes fondatrices.

Véritable icône du hockey professionnel, au même titre que les Yankees de New York au baseball, les Canadiens représentent la fierté identitaire de la nation québécoise depuis des décennies. Celle-ci a vibré au diapason de ses idoles qui se sont succédé et ont dominé, parfois outrageusement, notre sport national. Le Québec tout entier était alors le fief sacré des «Glorieux ».

Des fonds d'archives pour les passionnés de hockey

Même si Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ne possède pas les archives des Canadiens de Montréal, qui sont toujours la propriété du club de hockey, plusieurs fonds conservés dans ses centres d'archives de Montréal et de Québec permettent de revivre, surtout en images, certains moments forts de l'histoire des Glorieux, de côtoyer quelques-unes des légendes qui ont vaillamment porté le « flambeau » avec leurs « bras meurtris » ou de se rappeler la tumultueuse rivalité Canadiens-Nordiques.

Ainsi, une série de photographies du dossier Club de hockey Canadien (P1000) du Centre d'archives de Montréal nous ramène en 1929-1930, année de la troisième conquête de la coupe Stanley par les Canadiens avec le gardien de but George Hainsworth et des vedettes comme Sylvio Mantha, Aurèle Joliat et Howie Morenz. Pour la période allant de la fin des années 1930 aux années 1950, le photographe à la pige Conrad Poirier (Centre d'archives de Montréal, P48) nous a laissé des images de matchs des Canadiens contre Toronto, New York et Chicago, montrant notamment en action Maurice Richard et Émile Bouchard.

Puis, l'équipe des années 1950, dirigée par Dick Irvin et composée entre autres de Bernard Geoffrion, Jean Béliveau, Elmer Lach et Dollard Saint-Laurent, sans oublier Maurice Richard, s'anime sous nos yeux grâce à des films conservés dans les archives du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (Centres d'archives de Montréal et de Québec, E6). On peut sentir la fébrilité des séries de la coupe Stanley alors que les Canadiens affrontent les Red Wings de Detroit, les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto. Toujours dans le fonds du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, une cinquantaine de photographies de Paul Girard permettent de revivre la parade de la coupe Stanley de 1978 avec, en vedette, Guy Lafleur et Steve Shutt.

La rivalité Canadiens-Nordiques

Longtemps la seule équipe de la LNH au Québec, donc la seule à solliciter la ferveur des amateurs de hockey, les Canadiens doivent compter avec des rivaux inattendus à la fin des années 1970 : les Nordiques de Québec. Ces derniers font officiellement leur entrée dans la LNH le 30 mars 1979 après un épisode houleux avec leurs rivaux montréalais.

En effet, en 1979, les négociations entre l'Association mondiale de hockey (AMH) créée quelques années auparavant et la Ligue nationale de hockey (LNH) progressent et les vis-à-vis sont près d'une entente. Pour concrétiser le projet de fusion, il faut avoir l'accord de 13 des 17 propriétaires d'équipes de la LNH. Mais alors que 12 propriétaires acceptent le principe de la fusion des équipes des deux circuits, Montréal vote contre, bloquant ainsi l'entrée des Nordiques dans la LNH. En riposte à ce refus, des amateurs de Québec, imités par des amateurs de Winnipeg et d'Edmonton, organisent un boycott des produits vendus par la brasserie Molson, propriétaire des Canadiens. Ébranlée par ce mouvement populaire, Molson réagit à son tour et demande à la LNH de reprendre immédiatement les pourparlers de fusion qui, cette fois, connaîtront un dénouement positif.

Le terreau est en place pour faire éclore une rivalité supplémentaire entre la métropole et la capitale, que les amateurs ont vite fait de qualifier de « bataille du Québec ». Pendant leurs 16 saisons passées dans la LNH (de 1979 à 1995), les Nordiques affrontent les Canadiens 113 fois en cours de saison, cumulant une fiche déficitaire de 39 victoires, 62 défaites et 13 verdicts nuls. En séries éliminatoires, les Nordiques rencontrent les Canadiens à cinq reprises, l'emportant à deux occasions. Chaque fois, la bataille est épique.

Sur la glace, le point culminant de cette rivalité survient le Vendredi saint 20 avril 1984, à l'occasion d'une extraordinaire bagarre générale entre les joueurs des deux clubs lors du sixième match de la finale de la division Adams. L'arbitre décerne alors 198 minutes de punitions et expulse 12 joueurs. Une fois le calme rétabli, les Canadiens comblent un déficit de 2 à 0 pour vaincre les Nordiques par la marque de 5 à 3 et ainsi les éliminer.

Le fonds d'archives du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Centre d'archives de Québec contient plusieurs photographies prises lors de matchs des Nordiques, dont quelques-uns les opposant aux Canadiens de Montréal. Le fonds Denis Brodeur (voir encadré, page 17) contient des photographies de joueurs des Canadiens et des Nordiques. Mais la rivalité Canadiens-Nordiques fait surtout la joie de caricaturistes comme Raoul Hunter (P716) et André-Philippe Côté (P687), dont les fonds d'archives sont conservés au Centre d'archives de Québec.

Cette rivalité sportive prend fin le 21 juin 1995 lorsque les gouverneurs de la LNH approuvent la vente des Nordiques au groupe américain Comsat Vidéo. Ironie du sort, les représentants des Canadiens s'abstiennent de voter.

L'histoire étant un éternel recommencement, cette bonne vieille rivalité pourrait refaire surface alors qu'il est de plus en plus question, à Québec, de la construction d'un nouvel amphithéâtre et du retour d'une équipe de la LNH. À suivre !

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