À rayons ouverts, no 81 (automne 2009)

Table des matières

La vie de BAnQ


Concours 2009-2010 du Programme de soutien à la recherche – Dix nouveaux boursiers

par Isabelle Crevier, agente de recherche
Direction de la recherche et de l'édition

Au terme du septième concours de son Programme de soutien à la recherche, la Direction de la recherche et de l'édition de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a tout d'abord attribué six bourses d'excellence à des étudiants inscrits à un programme de maîtrise ou de doctorat dans une université québécoise. L'institution a également décerné quatre bourses de séjour à des chercheurs de l'étranger afin qu'ils viennent au Québec pour mener des travaux de recherche dans les fonds et les collections de BAnQ.

C'est le mardi 6 octobre dernier qu'a eu lieu la cérémonie annuelle en l'honneur des boursiers, en présence du président-directeur général de BAnQ, M. Guy Berthiaume, des directeurs de recherche des lauréats, de leurs invités et de membres du personnel de BAnQ. La campagne de promotion du concours 2010- 2011 bat actuellement son plein. Les règlements de tous les concours et le formulaire de demande de bourse sont accessibles sur le portail de BAnQ.

Les bourses décernées cette année ont totalisé près de 70 000 $. Trois bourses doctorales de mise en valeur (12 500 $ chacune) ont été remises à :

  • Élise Detellier, de l'Université de Montréal, pour son projet « Les sports féminins à Montréal, 1920-1961 ».
  • Cécile Facal, de l'Université McGill, pour sa recherche intitulée « Cohérence et paradoxes d'une pensée, d'une esthétique et d'une lecture engagées : la tension entre modernité et antimodernité chez Robert Élie et à La Relève (1934-1950) ».
  • Louis Pelletier, de l'Université Concordia, pour son projet dont le titre est « Films étrangers et publics locaux : les exploitants montréalais de salles de cinéma comme médiateurs (1912-1952) ».

Deux bourses de mise en valeur de niveau maîtrise (9500$ chacune) ont été attribuées à :

  • Amélie Dupuis, de l'Université de Montréal, dont le projet s'intitule « Robert Choquette à la lettre. Épistolaire et poésie au Québec. »
  • Charles Turgeon, de l'Université de Montréal, pour sa recherche « Le clergé canadien face à la Révolution américaine : le cas des prêtres soupçonnés de déloyauté au pouvoir britannique ».

La bourse Relations France-Québec de 3500 $ a été remise à :

  • Linda Guidroux, de l'Université Laval (cotutelle avec l'Université de Bretagne occidentale), pour son projet « Partir et rester en Bretagne : la migration des Bretons au Québec depuis 1950. Regard sur leur identité culturelle bretonne. »

Enfin, quatre chercheurs provenant de l'étranger se sont partagé l'enveloppe annuelle de 10 000 $ :

  • Thomas M. Carr, professeur au College of Arts and Sciences (University of Nebraska-Lincoln), pour sa recherche « Livres jansénistes et antijansénistes en Nouvelle-France et Marie-André Duplessis de Sainte-Hélène ».
  • Philippe Chavasse, professeur au College of Liberal Arts (Rochester Institute of Technology), pour son projet « Le pur et l'impur : le naturalisme en Belgique, en Haïti et au Québec ».
  • Sylvie Lannegrand, enseignante au College of Arts, Social Sciences and Celtic Studies (National University of Ireland, Galway), pour son projet « Le journal et ses rapports à l'œuvre de fiction : le cas d'Yves Navarre ».
  • Martine Poulain, directrice du Département de la bibliothèque et de la documentation (Institut national d'histoire de l'art, Paris), pour « Édition, bibliothèques, lecture au Québec durant la Seconde Guerre mondiale. Pour une tentative de comparaison avec la situation française. »

Une nouvelle revue pour faire connaître les travaux des boursiers

L’institution offre désormais à ses boursiers un nouveau lieu de diffusion pour leurs travaux de recherche : la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, une publication annuelle vouée à l’avancement des connaissances sur le Québec, sur sa culture et sur son histoire. Deux anciennes boursières du Programme de soutien à la recherche ont déjà publié dans le premier numéro, paru en mai dernier. Stéphanie Danaux, spécialiste du livre illustré, est l’auteure d’un article sur Henri Beaulac et la gravure sur linoléum alors que Barbara Julien, doctorante en études urbaines, a rédigé un texte sur la cité-jardin coopérative de Chicoutimi. Les propositions d’articles de six autres boursiers et anciens boursiers ont été retenues pour les prochains numéros. Tous les détails concernant la soumission des articles sont disponibles en ligne sur le portail de BAnQ. www.banq.qc.ca/revuedebanq

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Colloque Le livre et l'imprimé religieux : lire, faire lire, promouvoir et témoigner à travers le temps

par Isabelle Crevier, agente de recherche
Direction de la recherche et de l'édition

Toujours fière de s'associer à des journées d'échanges scientifiques sur les thèmes du livre et de la lecture, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a accueilli les 24, 25 et 26 septembre dernier quelque 60 participants au colloque Le livre et l'imprimé religieux. Le colloque a eu lieu à Montréal au Centre de conservation, rue Holt, et au Centre d'archives de Montréal, avenue Viger.

Organisé par la Société canadienne d'histoire de l'Église catholique, de concert avec BAnQ, la Chaire de recherche sur l'étude du Québec de l'Université Concordia, l'Université du Québec à Montréal, l'Association internationale des études québécoises ainsi que l'Association canadienne des périodiques catholiques, ce 76e congrès annuel avait pour but de lier histoire religieuse et histoire culturelle en explorant lesmultiples facettes des relations entre l'imprimé — le livre ou le périodique — et la religion. Il a réuni plusieurs spécialistes de l'imprimé religieux, mais aussi, dans une perspective plus large, des historiens du livre et de l'imprimé au Québec.

Un atelier-conférence, 12 communications, une conférence ainsi qu'une table ronde se sont succédé lors de ces trois journées de colloque. L'atelier-conférence, présenté par la spécialiste du livre ancien de BAnQ, Isabelle Robitaille, a permis aux invités de se familiariser avec les livres religieux qui se trouvent dans la collection de livres anciens logée au Centre de conservation de BAnQ.

Les communications ont été des plus variées. Dans certaines sessions, ce sont des sujets contemporains qui ont retenu l'attention des auditeurs, par exemple la genèse et le développement du périodique catholique au XXe siècle ou encore l'analyse des données sur le livre religieux publié au Québec de 1968 à 2007. D'autres présentations ont porté sur les réseaux de l'imprimé religieux du XIXe et même du XVIIIe siècle. Un fait à souligner : deux anciens boursiers du Programme de soutien à la recherche de BAnQ, Nathalie Miglioli et Guillaume Laforce,ont donné les résultats de travaux subséquents à leurs recherches dans les collections de l'institution. Ils avaient tous deux obtenu une bourse de maîtrise dans le cadre du concours 2007-2008. Pendant le colloque, Mme Miglioli a fait état de ses recherches sur les monographies paroissiales de 1854 à 1926 comme lieu de représentation d'un legs culturel et M. Laforce a présenté une analyse des impacts des pratiques scolaires, commerciales et associatives sur la production de l'atelier d'imprimerie des Frères des écoles chrétiennes au tournant du XXe siècle.

Philippe Martin, conférencier invité et professeur d'histoire religieuse à l'Université Nancy 2, a pour sa partmis en lumière les différents rôles joués par le livre de piété dans la pastorale en France et au Québec. Au cours des dernières années, le chercheur a comparé le contenu des livres de bibliothèques d'ecclésiastiques en Lorraine, en Savoie et au Québec, dumilieu du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Les données qui concernent la partie française de ses recherches ayant déjà été dévoilées dans Une religion des livres : 1640-1850, ouvrage publié aux éditions du Cerf en 2003, il a livré les résultats finaux de sa riche étude comparatiste entre la France et le Québec lors de sa conférence. Le colloque s'est terminé par une table ronde qui réunissait des intervenants de différents milieux pour discuter des défis relevés par la presse périodique religieuse du début des années 1960 à nos jours. On peut espérer que de ces trois journées de fructueux échanges naîtront des écrits pour témoigner du progrès des connaissances relatives à plusieurs aspects de l'imprimé religieux au Québec.

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Les Midis littéraires de la Grande Bibliothèque se transportent dans le monde télévisuel

par Christine Bouchard, directrice de la programmation culturelle

C'est en mars 2007 que la série d'entretiens Midis littéraires de la Grande Bibliothèque a vu le jour. Jusqu'en mai 2009, elle a permis à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) d'accueillir à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque une vingtaine d'écrivains connus ou émergents. En direct devant public, les Marie-Claire Blais, Michel Tremblay, Louise Dupré, Michel Marc Bouchard et Nicole Brossard ont raconté sans artifice leur parcours de création et les dessous de leur œuvre. Habitée d'un professionnalisme remarquable, l'auteure et journaliste Aline Apostolska a assuré l'animation de ces entretiens au cours desquels le public a assisté à des révélations parfois surprenantes mais toujours radicalement personnelles.

Chacune de ces rencontres uniques a été le sujet d'une captation audiovisuelle, mais, jusqu'à tout récemment, seule la captation du son était disponible en baladodiffusion sur le site Web de BAnQ. Voilà que les Midis littéraires de la Grande Bibliothèque connaissent un tout nouveau départ cet automne grâce à une entente de partenariat entre BAnQ et Télé-Québec. La mise en commun des ressources de chacune des institutions a mené à la production d'une série de 13 émissions réalisée et diffusée sur le Canal Savoir ainsi que sur les sites Web de BAnQ et de Télé-Québec1.

À l'origine, BAnQ a entrepris la captation de cette série dans un but archivistique et documentaire. Il a donc été nécessaire de choisir parmi les entretiens ceux qui se prêtaient le mieux à l'adaptation au monde télévisuel. Ce passage a aussi nécessité de nouvelles négociations pour les droits d'auteur.

Quand on connaît le peu de temps d'antenne accordé à la littérature, il faut se réjouir que cette première entente entre BAnQ et un télédiffuseur permette au public de voir ou de revoir cette série d'entretiens d'une touchante sincérité.


1. Pour connaître la programmation de cette série, consulter le site Web du Canal Savoir.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.