À rayons ouverts, no 81 (automne 2009)

Table des matières

Dossier : L'édition au Québec : fragments d'histoire


Tous ces livres sont à toi! 1– Édition nationale et Bibliothèque nationale du Québec au XXe siècle

par Jean-René Lassonde, bibliothécaire
Direction de la Collection nationale et des services spécialisés

L'édition québécoise, désignée sous le terme englobant de « canadiana » puis plus précisément par celui de « laurentiana » avec la création de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), est depuis longtemps l'objet d'un grand intérêt.Tout au long du XIXe siècle, des bibliophiles éclairés, avides et passionnés comme les juges Louis-François-Georges Baby, Louis-Wilfrid Sicotte, les savants abbés Louis-Édouard Bois, Hospice-Anthelme Verreau, Nazaire Dubois ainsi que les incontournables, le collectionneur Philéas Gagnon, le libraire Gonzague Ducharme et plus tard l'illustre Lawrence Montague Lande, tous réunissent d'abord des ensembles de ce qu'ils qualifient d'« incunables canadiens  ». Leurs riches collections privées deviendront le noyau des principales bibliothèques d'institutions québécoises (universités de Montréal, McGill et du Québec, bibliothèque Saint-Sulpice et Bibliothèque nationale, Bibliothèque de la Ville de Montréal). Tous ces spécialistes de l'imprimé s'intéressent d'abord au livre édité ici.

ÆGIDIUS FAUTEUX

Ægidius Fauteux est considéré par ses pairs comme notre premier bibliothécaire. C'est lui qui, chez nous, transmute la conduite des bibliothèques en véritable science et c'est à lui aussi qu'il revient d'avoir mis sur pied une bibliothèque d'envergure nationale pour le Québec. Cet avocat infidèle à Thémis pratiquera d'abord le journalisme pour plaider entre autres causes celle des bibliothèques. Dès 1901, dans La Patrie2, il expose ses principes portant sur deux points forts : premièrement, permettre la recherche en « servant efficacement au progrès intellectuel du Canada  » ; deuxièmement, conserver et diffuser la production éditoriale canadienne-française dans son exhaustivité : « Nos ouvrages canadiens en particulier, où en trouverons-nous une collection assez complète? » écrit-il.

À la fin de 1912, Fauteux est désigné par les sulpiciens comme architecte intellectuel et maître d'œuvre de la meilleure bibliothèque montréalaise qu'il soit possible de créer au Canada français, dont les collections seront centrées sur le fait français au Canada et en Amérique : ce sera la bibliothèque Saint-Sulpice, pour laquelle il vise dès le départ l'exhaustivité des collections de livres édités au Québec ou relatifs à celui-ci. Il amorce simultanément l'assemblage de toute la production locale rétrospective et courante, sur tous les supports : livres et brochures, publications de tous les niveaux de gouvernement, revues et journaux, musique, car tes, illustrations, photographies, estampes, affiches et autres.

Fauteux reconnaît l'importance de donner une impulsion à la lecture et au livre, et particulièrement au livre canadien-français. La manifestation promotionnelle que sera la Semaine du livre canadien se tiendra annuellement à la bibliothèque Saint-Sulpice à partir de 1921. La bibliothèque consacrera aussi des efforts à la présentation de la production éditoriale québécoise à l'extérieur : en Angleterre, deux années consécutives (1924 et 1925), à l'Exposition de l'Empire britannique tenue àWembley, près de Londres, et àToronto, où Fauteux présente en 1927 une exposition mettant en valeur l'édition nationale, Catalogue de livres canadiens (section française), dont Bibliothèque et Archives nationales du Québec possède toujours les catalogues. Dans l'avant-propos de ce catalogue de 1927, Fauteux affirme que « le temps n'est pas loin, croyons-nous, où il ne sera pas possible de mesurer exactement la portée de l'action intellectuelle française à travers le monde sans tenir compte de la part qu'y apportent les écrivains du Canada français ».

LE DÉPÔT VOLONTAIRE

En ce qui concerne l'édition québécoise, 1921 marque un pas plus officiel vers l'attribution d'un rôle national à la bibliothèque Saint-Sulpice. Cette année-là, alors que la Semaine du livre canadien tient sa première exposition annuelle dans la salle de lecture de la bibliothèque, Fauteux instaure un dépôt volontaire des auteurs québécois qui, déjà, préfigure le dépôt légal. Cette initiative se tient, au Québec, en collaboration avec la section française de l'Association des auteurs canadiens et, sur le plan canadien, avec la même association et la Bibliothèque publique de Toronto. L'exposition pourrait pour sa part être considérée comme le point de départ des salons du livre actuels. La trace imprimée qu'il en reste est particulièrement intéressante : en 1922, on expose à Saint-Sulpice 90 documents publiés de novembre 1921 à novembre 1922 et la liste de ces derniers figure dans une section spécifique intitulée «Ouvrages publiés en langue française » dans The Canadian Catalog of Books Published in Canada […] during 1921-1922. Des expositions seront aussi tenues au cours des années suivantes et la publication de ce catalogue avec ses deux listes de parutions anglaises et françaises se poursuivra jusqu'en 1949. Ces listes deviendront bibliographies nationales à la suite de la création des bibliothèques nationales : Canadiana pour le Canada à par tir de 1951 et Bibliographie du Québec à partir de 1968. De 90 titres québécois en 1922, on passe à 105 titres en 1930, à 291 en 1949, à 815 en 1968, première année d'existence du dépôt légal québécois, à 4020 en 1978, à 6971 en 1988, à 9318 en 1998 et à 8375 en 2007.

LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC

En janvier 1968, sous la gouverne de Georges Car tier, la bibliothèque Saint-Sulpice devient la Bibliothèque nationale du Québec. L'impulsion donnée par Ægidius Fauteux et ses principes premiers de rassembler, de diffuser et de conserver la production éditoriale québécoise restent pertinents et deviennent objectifs inscrits dans la loi. L'institution est dotée des moyens d'atteindre ses buts et multiplie les outils : bibliographies et catalogues pour inventorier le patrimoine documentaire québécois, le rendre accessible et le mettre en valeur. Les plus officiels sont la Bibliographie du Québec, qui établit chaque année depuis 1968 l'inventaire de la production québécoise, ainsi que ses deux compléments rétrospectifs : le Catalogue collectif des impressions québécoises, 1764-1820 et la Bibliographie du Québec, 1821-1967. Parmi les 48 600 titres relevés dans cette dernière, on en signale 41 252 publiés au XXe siècle, entre 1900 et 1967.

Pour couvrir l'éventail des documents sur d'autres supports, la BNQ élargit le spectre : Répertoire des livres d'artistes, 1900-1980 (1980), Catalogue des revues québécoises (1981), Brochures québécoises, 1764-1972 (1981) et La presse québécoise des origines à nos jours (1973); ces deux derniers ouvrages sont conçus en collaboration avec la Bibliothèque de l'Assemblée nationale. Pour analyser le monde de l'édition, les outils sont plus pointus et adaptés : les statistiques de l'édition au Québec, publiées annuellement dès 1968, le Répertoire des numéros ISBN attribués par la Bibliothèque nationale du Québec, qui assume depuis mars 1974 la responsabilité de l'attribution des numéros ISBN aux éditeurs francophones canadiens, et l'ouvrage La librairie et l'édition à Montréal, 1776-1920, publié par le professeurYvan Lamonde. La mise en valeur de la production éditoriale québécoise passe encore par des manifestations culturelles, colloques, expositions et autres, dont plusieurs se perpétuent sous la forme d'outils imprimés : catalogues, bibliographies et monographies.Comptons La nuit de la poésie en 1970, 75 ans de littérature de jeunesse au Québec (1997), Écrivains québécois de nouvelle culture (1975), L'Hexagone 25 : rétrospective 1953-1978 (1979), Le livre québécois, 1764-1975 (1975), Maria Chapdelaine : évolution de l'édition, 1913-1980 (1980). Un élargissement du dépôt légal aux autres supports que l'écrit permet de reprendre en 1992 le développement de collections amorcées par Fauteux : estampes, affiches, cartes postales, etc.

Plus d'un siècle après l'exclamation « Tous ces livres sont à toi » exprimant le rêve d'Ægidius Fauteux, les Québécois ont toujours et plus que jamais collectivement accès à cette richesse commune qu'est l'ensemble à peu près exhaustif du patrimoine documentaire du Québec. La consécration du rêve en réalité est évidente dans la formulation du titre de l'exposition inaugurale de la Grande Bibliothèque en avril 2005 : « Tous ces livres sont à toi !  » – De l'Œuvre des bons livres à la Grande Bibliothèque (1844-2005). Ajoutons à cela le principe même de la création de cette bibliothèque par la fusion des deux institutions dirigées par Fauteux, soit la bibliothèque Saint-Sulpice et la Bibliothèque centrale de Montréal.


1. Exclamation du rêve d'Ægidius Fauteux dans l'article « Les bibliothèques publiques », La Patrie, 21 décembre 1901, p. 24.

2. Ibid.

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L'évolution de l'édition québécoise du livre de 1900 à 1999 : un aperçu statistique1

par Lucie Pellerin, coordonnatrice des collections spécialisées, Direction du traitement documentaire de la collection patrimoniale, en collaboration avec Izidor Cirnatiu, bibliothécaire, Direction du traitement documentaire de la collection patrimoniale, et Mireille Laforce, coordonnatrice du dépôt légal, Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

Entre 1900 et 1999, 181 024 monographies du secteur privé ont été publiées au Québec2. La production québécoise de livres a augmenté régulièrement au cours du XXe siècle. Les débuts furent lents, mais à partir de la décennie 1940, où le nombre de documents publiés équivaut à deux fois et demie celui de la décennie précédente, les chiffres augmentent rapidement. Les trois dernières décennies du siècle connaissent une forte croissance du nombre de publications. Nous y dénombrons 128 875 titres publiés, c'est-à-dire 71 % de la production québécoise totale au XXe siècle.

Les six grands domaines qui ont le plus souvent fait l'objet de publications au cours du XXe siècle sont les suivants : sciences sociales (17 %), littérature québécoise et canadienne (14,8 %), religion (8,6 %), sciences (6 %), technologie (5,5 %), histoire du Québec et du Canada (5 %). Au fil des décennies, les publications en sciences sociales oscillent entre 8 et 15 % du total, avec une montée à 20 % au cours des deux dernières décennies. Ce sont les œuvres littéraires (roman, poésie, théâtre, etc.) québécoises et canadiennes qui ont connu les variations les plus fortes au cours du XXe siècle : de 8 à 14 % entre 1900 et 1939, avec une pointe à 30 et 35 % dans les années 1940 et 1950, due principalement à la publication de la littérature en fascicules de certaines collections telles que « Les aventures étranges de l'agent IXE-13, l'as des espions canadiens », « Les exploits policiers du Domino noir  » ou « Aventures de cow-boys », avant de redescendre dans les années 1960, avec 20 % du total des publications, puis de 10 à 12,5 % pour la période allant de 1970 à 1999.

La littérature étrangère se maintient à 5,4 % ou moins pendant toute cette période, sauf pour les décennies 1940 et 1950, où elle augmente à 7,44 et 8,25 %. Dans les années 1940, cette hausse est due à l'édition de guerre : la France ne pouvant plus publier ses ouvrages, plusieurs sont réimprimés au Québec. À la fin des années 1940 et dans les années 1950, c'est l'apparition des collections de littérature en format de poche, surtout des romans, qui entraîne cette augmentation.

La religion et l'histoire du Canada et du Québec sont deux sujets qui ont connu une baisse importante de production au cours du siècle; de 18 % au début du XXe siècle, ils ont chuté à 5 et 4 % dans les années 1990. Les publications en histoire ont subi une baisse régulière. Les ouvrages dans le domaine de la religion ont quant à eux connu une augmentation constante jusqu'à la décennie 1950, puis ont subi une légère baisse qui s'est accentuée à partir des années 1970 en raison de la laïcisation du Québec. De la même manière, la croissance de l'édition dans le domaine de l'éducation survient après la publication du rappor t Parent (1963- 1964) et la création du ministère de l'Éducation (1964), des polyvalentes (1968), des cégeps (1967), etc.

Le pourcentage d'ouvrages en sciences progresse de façon significative dans les années 1960 pour atteindre un sommet dans les années 1970 avec 7,6 % de l'ensemble des publications, avant de redescendre à 5,9 % pendant la dernière décennie du siècle. Les documents en technologie (grand sujet qui regroupe la technologie, la photographie, l'ar tisanat et l'économie domestique) représentent entre 1,9 et 3,1 % des publications pendant les six premières décennies du siècle ; cependant, l'édition dans cette classe de documents connaît une croissance, puis se stabilise autour de 7 % au cours des trois dernières décennies.

Ce rapide survol statistique ne prétend pas tracer le parcours de l'édition québécoise au XXe siècle. Mais les chiffres laissent deviner des réalités complexes, des histoires étonnantes et, sur tout, le fantastique développement de la culture livresque québécoise.


1. Pour les chercheurs intéressés à étudier l'édition québécoise du XXe siècle, trois outils bibliographiques se distinguent :

  1. Statistiques de l'édition au Québec, publié annuellement depuis 1982 (pour la période allant de 1968 à 1982, une monographie a été publiée) ;
  2. la Bibliographie du Québec, 1821-1967, augmentée, refondue et devenue accessible en ligne en juin 2009 ;
  3. Iris, le catalogue d'accès public de BAnQ.

2. Voir le tableau. Tous les chiffres sont tirés du catalogue Iris. Ils sont appelés à augmenter puisque BAnQ poursuit sa politique d'acquisition des documents qui manquent à sa collection parce qu'ils ont été publiés avant l'instauration du dépôt légal, en 1968, ou parce qu'ils ont échappé au dépôt légal au cours des premières années de sa mise en application.

Statistiques de l'édition québécoise au XXe siècle

Années 1900 à 1949
Domaine
1900-19091910-19191920-19291930-19391940-1949
Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%
Ouvrages généraux
2
0,09
11
0,37
12
0,32
14
0,29
30
0,25
Philosophie
psychologie
12
0,54
30
1,01
41
1,10
63
1,31
197
1,67
Religion
408
18,44
648
21,84
755
20,24
1016
21,14
2111
17,89
Histoire
(sciences connexes)
56
2,53
57
1,92
36
0,96
67
1,39
111
0,94
Histoire (à l'exclusion de l'Amérique)
37
1,67
88
2,97
68
1,82
65
1,35
305
2,59
Histoire de l'Amérique
38
1,72
22
0,74
44
1,18
42
0,87
59
0,50
Histoire du Canada
Histoire du Québec
390
17,63
388
13,08
415
11,12
469
9,76
615
5,21
Géographie, anthropologie,
sports et jeux
43
1,94
59
1,99
87
2.33
82
1,71
136
1,15
Sciences sociales
186
8,41
368
12,40
516
13,83
701
14,59
1224
10,38
Sciences politiques
23
1,04
34
1,15
17
0,46
50
1,04
91
0,77
Droit
132
5,97
129
4,35
112
3,00
150
3,12
129
1,09
Éducation
65
2,94
76
2,56
120
3,22
141
2,93
263
2,23
Musique
52
2,35
55
1,85
121
3,24
131
2,73
245
2,08
Beaux-arts
29
1,31
33
1,11
46
1,23
32
0,67
100
0,85
Langues
121
5,47
251
8,46
241
6,46
354
7,37
425
3,60
Littérature étrangère
119
5,38
29
0,98
44
1,18
92
1,91
878
7,44
Littératures canadienne et québécoise
183
8,27
299
10,08
529
14,18
595
12,38
3531
29,93
Littérature jeunesse
3
0,14
4
0,13
29
0,78
37
0,77
240
2,03
Arts du spectacle
Mass média
6
0,27
24
0,81
28
0,75
24
0,50
70
0,59
Science
67
3,03
84
2,83
111
2,98
247
5,14
401
3,40
Médecine
83
3,75
73
2,46
113
3,03
118
2,46
176
1,49
Agriculture
62
2,80
52
1,75
53
1,42
99
2,06
112
0,95
Technologie
43
1,94
60
2,02
113
3,03
135
2,81
229
1,94
Science militaire
10
0,45
21
0,71
14
0,38
8
0,17
30
0,25
Science navale
5
0,23
16
0,54
4
0,11
1
0,02
4
0,03
Bibliographie
Bibliothéconomie
37
1,67
56
1,89
62
1,66
72
1,50
85
0,72
Totaux par décennie
2212
1,22
2967
1,64
3731
2,06
4805
2,65
11 797
6,52

 

Années 1950 à 1999
Domaine
1950-19591960-19691970-19791980-19891990-1999
Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%
Ouvrages généraux
31
0,27
66
0,44
143
0,60
131
0,32
428
0,67
Philosophie
psychologie
139
1,19
312
2,08
915
3,82
1944
4,69
2685
4,23
Religion
1971
16,91
1594
10,64
1158
4,83
2432
5,86
3418
5,39
Histoire
(sciences connexes)
86
0,74
226
1,51
651
2,72
1103
2,66
1628
2,57
Histoire (à l'exclusion de l'Amérique)
91
0,78
125
0,83
262
1,09
435
1,05
622
0,98
Histoire de l'Amérique
57
0,49
98
0,65
202
0,84
283
0,68
446
0,70
Histoire du Canada
Histoire du Québec
476
4,08
960
6,41
1228
5,13
1777
4,29
2377
3,75
Géographie, anthropologie,
sports et jeux
248
2,13
359
2,40
1020
4,26
1145
2,76
1499
2,36
Sciences sociales
899
7,63
1563
10,43
3775
15,76
8238
19,87
13408
21,13
Sciences politiques
91
0,78
213
1,42
386
1,61
540
1,30
669
1,05
Droit
146
1,25
277
1,85
865
3,61
1258
3,03
2003
3,16
Éducation
354
3,04
1132
7,56
1414
5,90
2172
5,24
2153
3,39
Musique
162
1,39
482
3,22
221
0,92
364
0,88
414
0,65
Beaux-arts
75
0,64
203
1,35
618
2,58
1178
2,84
1651
2,60
Langues
344
2,95
685
4,57
1101
4,60
2417
5,83
2953
4,65
Littérature étrangère
961
8,25
449
3,00
710
2,96
1757
4,24
2028
3,20
Littératures canadienne et québécoise
4108
35,25
3 042
20,30
2 901
12,11
3 931
9,48
7 698
12,13
Littérature jeunesse
245
2,10
81
0,54
462
1,93
93
0,22
3 434
5,41
Arts du spectacle
Mass média
57
0,49
842
5,62
313
1,31
200
0,48
481
0,76
Science
480
4,12
965
6,44
1 820
7,60
3 091
7,45
3 726
5,87
Médecine
163
1,40
387
2,58
842
3,52
2 243
5,41
3 404
5,36
Agriculture
104
0,89
158
1,05
430
1,80
823
1,98
1 135
1,79
Technologie
280
2,40
464
3,10
1 550
6,47
2 981
7,19
4 053
6,39
Science militaire
16
0,14
8
0,05
17
0,07
49
0,12
47
0,07
Science navale
2
0,02
9
0,06
11
0,05
55
0,13
55
0,09
Bibliographie
Bibliothéconomie
78
0,67
283
1,89
938
3,92
829
2,00
1 038
1,64
Totaux par décennie
11 654
6,44
14 983
8,28
23 953
13,23
41 469
22,91
63 453
35,05

 

Totaux par domaine
Domaine
Nombre%
Ouvrages généraux
868
0,48
Philosophie
psychologie
6 338
3,50
Religion
15 511
8,57
Histoire
(sciences connexes)
4 021
2,22
Histoire (à l'exclusion de l'Amérique)
2 098
1,16
Histoire de l'Amérique
1 291
0,71
Histoire du Canada
Histoire du Québec
9 095
5,02
Géographie, anthropologie,
sports et jeux
4 678
2,58
Sciences sociales
30 868
17,05
Sciences politiques
2 114
1,17
Droit
5 201
2,87
Éducation
7 890
4,36
Musique
2 247
1,24
Beaux-arts
3 965
2,19
Langues
8 892
4,91
Littérature étrangère
7 067
3,90
Littératures canadienne et québécoise
26 817
14,81
Littérature jeunesse
4 628
2,56
Arts du spectacle
Mass média
2 045
1,13
Science
10 992
6,07
Médecine
7 602
4,20
Agriculture
3 028
1,67
Technologie
9 908
5,47
Science militaire
220
0,12
Science navale
162
0,09
Bibliographie
Bibliothéconomie
3 478
1,92
Totaux par décennie
181 024
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Les livres québécois dans les bibliothèques publiques : présents!

par Marie-Josée Benoit, directrice des services aux milieux documentaires

En fréquentant leur bibliothèque publique, les Québécois sont assurés d'y trouver un choix intéressant d'œuvres québécoises. Les collections mises à leur disposition sont régulièrement enrichies grâce aux acquisitions annuelles. Les livres publiés au Québec représentent environ 30 % des achats des bibliothèques publiques1. Ce pourcentage équivaut presque au triple de la part d'environ 11 % qu'occupent les titres publiés annuellement par l'édition québécoise commerciale2 parmi les quelque 50 000 nouveaux titres en langue française distribués au Québec3. En acquérant une quantité appréciable de livres québécois, les bibliothèques publiques soutiennent l'édition québécoise et contribuent à la rendre accessible auprès des divers publics de lecteurs.

De plus, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) constitue sans contredit une source incontournable pour qui veut avoir accès aux œuvres québécoises. Pour remplir ses missions à la fois de bibliothèque nationale et de grande bibliothèque publique, BAnQ recueille le patrimoine publié québécois non seulement par dépôt légal mais aussi en assurant le développement d'une vaste collection de prêt couvrant tous les domaines de la connaissance4.

À l'acquisition de documents s'ajoute une multitude d'activités de mise en valeur et d'animation en bibliothèque qui contribuent à promouvoir les œuvres québécoises et leurs auteurs. Soulignons au passage des activités telles que la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, la Semaine des bibliothèques publiques du Québec, les clubs de lecture estivaux, les programmes « Une histoire au bout du fil » ou encore le Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal, qui sont autant d'occasions ou de moyens pour mettre en valeur la littérature d'ici ou, de façon générale, la culture québécoise.


1. Estimation calculée à partir des données des statistiques annuelles des bibliothèques publiques du Québec.

2. En 2007, 5669 titres ont été publiés par des maisons d'édition commerciales québécoises. Source : Statistiques de l'édition au Québec en 2007, en ligne sur le portail de BAnQ.

3. Estimation des titres accessibles à partir de la Banque de titres de langue française (BTLF).

4. Voir à ce sujet l'article publié dans le numéro d'automne 2008 d'À rayons ouverts, « Découvrir et explorer la littérature québécoise dans les collections de BAnQ », qui décrit la richesse des collections en littérature québécoise et les diverses façons de les explorer.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.