À rayons ouverts, no 78 (hiver 2009)

Table des matières

Dossier : Son et image


La sélection des enregistrements sonores

par Patrick Desrosiers, bibliothécaire, section Musique et films,
et Benoit Migneault, chef de service de la section Musique et films, Direction de la référence et du prêt

Le développement de la collection des enregistrements sonores que la Grande Bibliothèque met à la disposition du public pour emprunt est effectué selon plusieurs axes permettant la sélection de musiques en tous genres : classique, jazz et blues, populaire, folklore et musique du monde, etc.

La pierre angulaire d'une collection harmonieuse, équilibrée et bien structurée se situe, bien évidemment, dans la démarche de sélection des documents. La chose peut sembler à ce point évidente qu'on pourrait presque la qualifier de lapalissade. Le processus est cependant autrement plus complexe pour une collection d'enregistrements sonores que pour d'autres genres de collections. En effet, lorsqu'on évalue une œuvre imprimée ou cinématographique, il n'y a généralement qu'une seule version de celle-ci, à l'exclusion des versions annotées, commentées. Le processus est donc centré, essentiellement, sur la valeur intrinsèque du document. Dans le cas des enregistrements sonores, il peut parfois exister une centaine d'interprétations différentes d'une même œuvre musicale : sur laquelle jeter son dévolu ? Par ailleurs, le bibliothécaire responsable de la sélection des documents doit tenir compte de plusieurs critères pour procéder à des choix judicieux et faire en sorte que la collection soit bien représentative du monde musical passé et actuel et corresponde aux goûts de tous les mélomanes, qu'ils soient amateurs de musique du monde, de musique classique, de rock ou de hip-hop.

Les principaux critères de sélection sont la qualité de l'enregistrement, la valeur de l'interprétation, la popularité de l'œuvre, la réputation du compositeur, de l'interprète, du parolier, du soliste, du chef d'orchestre, du groupe, les prix remportés, les différentes critiques que l'on trouve dans des revues et sur des sites spécialisés en musique, etc. À noter que les œuvres québécoises sont acquises de manière beaucoup plus systématique que les autres afin que le grand public et les amateurs de musique aient accès à une collection québécoise plus exhaustive, et ce, dans tous les genres musicaux.

En ce qui concerne la musique classique, plusieurs pourraient se demander s'il est pertinent d'acquérir plusieurs interprétations d'une même œuvre. En fait, il s'agit essentiellement de mettre en valeur les interprètes, présents et passés, qui ont une grande notoriété. Par ailleurs, chacun des enregistrements a un parfum qui lui est propre et est révélateur de son époque, des courants musicaux et de l'évolution de la perception musicale d'une œuvre. À titre d'exemple, les interprétations des Variations Goldberg de Bach réalisées par Glenn Gould ou par Angela Hewitt sont très différentes. La lecture des revues spécialisées en musique classique où l'on trouve des critiques sur les nouveautés donne au bibliothécaire de bons indices quant à la qualité de l'enregistrement. Il peut également être pertinent, comme c'est le cas dans la section Musique et films de la Grande Bibliothèque, de considérer l'ensemble du catalogue d'un artiste présent dans les collections afin d'acquérir les œuvres pertinentes qui n'y figurent pas encore.

Les mêmes critères s'appliquent pour la constitution de la collection de musique populaire. La qualité de l'interprétation, la popularité de l'artiste et les critiques guident le bibliothécaire dans ses choix. Évidemment, dans ce cas, il ne se trouve généralement pas confronté au problème de la multiplicité des interprétations.

Il ne faut pas oublier non plus que les usagers ont leur mot à dire : il est fondamental de toujours être à leur écoute afin que les collections offertes constituent un heureux alliage entre œuvres populaires et de répertoire.

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L'Espace Jeunes, au gré des sons!

par Marie-Hélène Charest, chef de service de l'Espace Jeunes
Direction de la référence et du prêt

Qu'on soit jeune ou adulte, se faire raconter une histoire est toujours une source de plaisir et de joie. On n'a qu'à fermer les yeux, à donner libre cours à son imagination et à se laisser bercer au rythme des mots, qui transmettent la couleur des lieux, des personnages et des aventures racontées.

Des voix, des sons, des comptines, un « tout-compris » pour stimuler l'imagination de notre jeune public : c'est le contenu sonore que nous proposons aux 13 ans et moins à l'Espace Jeunes de la Grande Bibliothèque.

À chaque conte sa comptine!

La plupart des animateurs et bibliothécaires seront d'accord sur le sujet : une activité d'éveil ne serait pas complète sans des comptines et des chansons pour faire bouger les enfants, les stimuler ou, au contraire, simplement les inciter à se détendre. À l'Espace Jeunes, nous offrons, d'une part, des programmes d'heure du conte et d'éveil à la lecture pour les 3 à 5 ans et, d'autre part, une demi-heure du conte pour les petits de 18 à 36 mois. Lors de la conception de ces programmes, nous avons adopté cette formule gagnante et populaire auprès des parents et des enfants : après notre rite d'ouverture et la présentation de la thématique s'enchaînent deux ou trois contes jumelés à des comptines ou à des berceuses. Les enfants entrent en action par la parole et par les gestes, ce qui stimule leur attention et permet d'obtenir la concentration que requiert l'écoute d'un conte. Cette étape ne dure que de trois à cinq minutes, mais elle s'avère extrêmement enrichissante pour la suite de l'activité.

Les abonnés de l'extranet de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) destiné au personnel des bibliothèques y trouveront les canevas des activités de lecture offertes à l'Espace Jeunes, ce qui leur facilitera le choix des comptines et les aidera à construire des heures du conte sur un thème précis.

Le son au bout du fil

La section R@conte-moi une histoire du portail Jeunes (jeunes.banq.qc.ca) propose une sélection de titres à écouter, soit à l'ordinateur, soit au téléphone. Les enfants peuvent se laisser transporter par les voix qui s'adressent à eux et qui leur racontent des histoires spécialement choisies pour eux par les bibliothécaires de l'Espace Jeunes. La sélection est un travail qui semble simple à première vue mais qui nécessite beaucoup d'attention afin d'atteindre les objectifs de l'activité. Bien que le but soit d'éveiller la curiosité, la faculté d'émerveillement et la créativité des enfants, ces critères de sélection ne sont pas les seuls. Les histoires doivent être analysées de façon à s'assurer que les enfants comprendront bien le conte, et ce, sans l'apport des illustrations.

R@conte-moi une histoire, c'est un service destiné aux enfants mais bien utile pour les parents n'ayant pas toujours le temps de raconter une histoire. Par ce service, nous assurons le rayonnement des artisans de la littérature jeunesse dans toute la province et même dans la francophonie tout entière. Il offre une littérature de genres variés (poèmes, comptines, pièces de théâtre, albums, contes modernes et traditionnels…), des histoires qui s'adressent à différents groupes d'âge, un service accessible jour et nuit, et ce, gratuitement. Ce service illustre la volonté manifestée par BAnQ de mettre en lumière le travail des créateurs et éditeurs québécois (dont les œuvres constituent la très grande majorité des titres), ce qui n'empêche pas une ouverture certaine aux incontournables publiés ailleurs. C'est aussi une belle section de portail ludique et colorée, facile à utiliser, où on peut voir les pages couverture des livres racontés.

À ce jour, on trouve dans cette section du portail Jeunes 37 histoires et trois pièces de théâtre en français, 10 histoires en anglais, trois en inuktitut, une en montagnais, trois en espagnol, une en créole ainsi qu'une histoire en arabe. Par le son et la voix, les enfants peuvent découvrir les richesses de notre collection multilingue.

Pour fidéliser la clientèle, l'équipe de l'Espace Jeunes tente d'offrir deux nouvelles histoires par mois au téléphone et en ligne. En 2007, 7730 personnes ont écouté une histoire en ligne.

Des postes d'écoute à la portée de tous

Finalement, lors de leurs visites à l'Espace Jeunes, les enfants ont accès à 16 postes d'écoute. Réservée aux enfants de 0 à 13 ans, la programmation de ces postes est renouvelée tous les deux mois, s'ajustant au gré des saisons. Ce travail de mise en valeur de la collection de musique enfantine est fait de façon judicieuse pour s'assurer de la variété des titres sélectionnés et pour plaire aux jeunes de tous les âges, aux goûts variés. Professeurs et éducateurs, vous manquez d'inspiration? La programmation de nos postes d'écoute se trouve sur notre portail.

Ouvrez grand vos oreilles et laissez-vous bercer au rythme des mots !

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Écouter et réécouter : brèves chronologies

par Normand Charbonneau, directeur du Centre d'archives de Montréal et des archives privées, judiciaires et civiles, Antoine Pelletier, archiviste retraité des Archives nationales du Québec, et Brigitte Banville, technicienne en documentation, Centre d'archives de Québec et des archives gouvernementales

Les deux chronologies qui suivent retracent quelques-uns des jalons de l'histoire du son qui ont eu un impact significatif au Québec. Elles ne se veulent pas exhaustives mais proposent plutôt un parcours de l'évolution de l'enregistrement et de la transmission sonore depuis leur invention.

Évolution des enregistrements sonores

1857
Édouard-Léon Scott de Martinville réalise en France le premier enregistrement sonore
documenté au moyen de son phonautographe.
1876
Alexander Graham Bell fait breveter le microphone magnétique qui permet la conversion
des ondes sonores en impulsions électriques.
1878
Thomas A. Edison fait breveter le phonographe à cylindre.
1887
Émile Berliner invente un disque plat sur lequel le son est gravé en spirale et fait breveter l'appareil qui le lit sous le nom de gramophone.
1889
Émile Berliner commence la production de disques de vulcanite pressée, un caoutchouc durci.
1889
Louis Glass invente le premier juke-box, un phonographe payant se mettant en marche avec l'insertion de pièces de monnaie.
1898
Valdemar Poulsen invente un système d'enregistrement sur fil d'acier.
1908
Columbia met sur le marché les premiers disques 78 tours gravés sur deux faces.
1928
Fritz Pfleumer effectue un premier enregistrement magnétique sur une bande de papier recouvert d'oxyde de fer.
1935
La société BASF produit la bande magnétique sur acétate de cellulose.
1948
Columbia commercialise le disque long play 33 tours appelé microsillon. Le vinyle devient le matériau de pressage le plus courant. 1949 RCA lance le 45 tours. Portant une seule pièce musicale par face, ce petit disque marque les grandes années du rock'n'roll.
1958
Les premiers microsillons stéréo sont mis sur le marché.
1963
Philips met au point la cassette audio compacte.
1979
Sony invente le Walkman, appareil portatif destiné à l'écoute de cassettes audio.
1982
Le premier CD de musique préenregistrée est mis en marché au Japon. Sony distribue le premier lecteur de CD.
1998
On assiste aux débuts de la compression MP3 et des téléchargements sur le Web.
2001
Apple lance son iPod.
 

Histoire de la radio

1888
Heinrich Hertz découvre les ondes électromagnétiques.
1901
Guglielmo Marconi effectue une première transmission télégraphique sans fil entre Terre-Neuve et l'Angleterre (12 décembre).
1905
Le Canada adopte sa première loi sur la télégraphie sans fil (T.S.F.).
1906
Reginald Aubrey Fessenden, inventeur d'origine canadienne, réalise la première émission radio vocale et musicale en Nouvelle-Angleterre (24 décembre).
1918
Marconi Wireless Telegraph Company of Canada obtient une première licence expérimentale pour la station XWA, qui deviendra CFCF.
1917
Le récepteur à changement de fréquences est inventé. Il sera graduellement adopté à la suite de la multiplication des stations de radio dans les années 1920.
1922
La première station de radio francophone en Amérique, CKAC, est inaugurée à Montréal (2 octobre).
1922
La première station de radio francophone de Québec, CKCI Le Soleil, est inaugurée (23 mars).
1926
Les stations CHRC et CKCV ouvrent leurs portes à Québec.
1935
Le premier épisode du radioroman Le curé de village est diffusé sur les ondes de CKAC (5 janvier).
1936
La Société Radio-Canada est créée (2 novembre).
1941
La première de l'émission Les joyeux troubadours est diffusée sur les ondes de Radio-Canada (13 octobre). Elle durera plus de 35 ans.
1950
La première de l'émission Le chapelet en famille est diffusée sur les ondes de CKAC (1er octobre). Elle sera animée par le cardinal Paul-Émile Léger pendant 17 ans.
1954
Texas Instruments vend les premières radios à transistors.
1968
Le Conseil de la radio-télévision canadienne (CRC) est créé. En 1976, il deviendra le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
1973
La première station de radio communautaire au Canada francophone, CKRL-FM, ouvre ses portes.
1994
La station universitaire WXYC, des États-Unis, est la première à diffuser sur Internet.
2005
La radio satellite est lancée au Canada.

Ces chronologies sont des versions modifiées et révisées de tableaux produits par les Archives nationales du Québec, Évolution des supports audiovisuels et photographiques et Histoire de la radio, de la télévision et du cinéma.

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Les nouvelles technologies au service de la musique ancienne : la mise en ligne du Livre d'orgue de Montréal

par Élisabeth Gallat-Morin, docteur en musicologie et claveciniste

Élisabeth Gallat-Morin est docteur en musicologie de l'Université de Montréal et claveciniste. Sa thèse portait sur le Livre d'orgue de Montréal. Un de ses ouvrages, La vie musicale en Nouvelle-France, écrit en collaboration avec Jean-Pierre Pinson, a été couronné d'un prix Opus en 2003.

Le plus volumineux manuscrit de musique d'orgue française de l'époque du roi Louis XIV à nous être parvenu ne se trouve pas en France mais à Montréal, au Centre de recherche Lionel-Groulx, où il a été mis au jour en 1978 par l'auteur de ces lignes. L'étiquette sur le dos de la reliure ne porte que la mention « Pièces d'orgue »; cependant, le manuscrit est désormais connu sous l'appellation Livre d'orgue de Montréal, conformément à la coutume qui veut qu'un manuscrit anonyme porte le nom de la ville dans laquelle il se trouve. Trente ans après sa découverte, les éditions « papier » (facsimilé et moderne) étant épuisées, ce livre d'orgue pourra poursuivre sa carrière dans le monde entier grâce à sa mise en ligne par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Le manuscrit fut apporté de France en 1724 par un jeune clerc sulpicien, Jean Girard, ancien maîtrisien de la Sainte-Chapelle de Bourges et maître de chant au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Il a tenu l'orgue à l'église Notre-Dame de Montréal jusqu'à sa mort, en 1765, tout en enseignant à la petite école des garçons. De ce manuscrit de 540 pages, seules 16 des 398 pièces ont pu être identifiées ; elles sont de Nicolas Lebègue, organiste du roi. En dépit de recherches poussées, le reste de la musique demeure d'origine inconnue ; cependant, l'influence de Lebègue y est nettement perceptible et il se peut que le manuscrit comprenne quelques œuvres inédites de ce maître recherché, ainsi que de ses élèves.

La musique d'orgue française de cette époque a une fonction essentiellement liturgique ; qu'on pense aux Messes d'orgue de François Couperin. Le Livre d'orgue de Montréal, avec ses Magnificat, ses messes, ses Te Deum et un Pange lingua, renferme tout le répertoire nécessaire aux offices qui se déroulent à l'église Notre-Dame de Montréal au XVIIIe siècle. On y trouve aussi des séries de pièces dans divers tons. Les versets d'orgue étant destinés à alterner avec les versets de plain-chant, il fallait avant tout disposer d'un choix de pièces dans le même ton que les versets chantés. Pendant 40 ans, Jean Girard a fait résonner cette musique sur l'orgue de sept jeux, don du supérieur des sulpiciens, François Vachon de Belmont, lui aussi musicien.

Un trésor bien caché

Le monde de l'orgue prit connaissance de l'importante découverte du Livre d'orgue de Montréal lors de la publication en 1981, par la Fondation Lionel-Groulx, de l'édition fac-similé. Celle-ci fut présentée lors du colloque L'orgue à notre époque soulignant l'inauguration de l'orgue de style français du XVIIIe siècle à la salle Redpath de l'UniversitéMcGill, sur lequel Kenneth Gilbert fit entendre cette musique pour la première fois au XXe siècle. Celui-ci, en collaboration avec l'auteur de ces lignes, prépara une édition critique sous les auspices de l'Institut québécois de recherche sur la culture qui fut publiée par les Éditions Jacques Ostiguy de Saint-Hyacinthe en trois volumes parus respectivement en 1985, 1987 et 1988.

Bien que ces éditions soient maintenant épuisées, les organistes de plusieurs pays continuent de les réclamer. En effet, les versets relativement courts du Livre d'orgue de Montréal conviennent particulièrement à la liturgie d'aujourd'hui. Sa découverte a constitué un ajout important au répertoire connu de la musique d'orgue française de l'époque. Les organistes des deux côtés de l'Atlantique inscrivent souvent à leurs programmes de récital et d'enregistrement cette musique qui fait partie de notre patrimoine musical commun.

Numériser pour diffuser

Les difficultés que connaissent l'édition musicale et surtout sa diffusion ne permettant pas d'envisager une nouvelle édition « papier », que faire? Pourquoi ne pas avoir recours à la technologie moderne pour insuffler une nouvelle vie à ce document ancien? Le souhait des responsables de ces éditions ainsi que du propriétaire du manuscrit, la Fondation Lionel-Groulx, était de mettre cette musique à la disposition du plus grand nombre. Ils ont donc songé à faire appel à BAnQ, qui rend déjà accessible de la musique numérisée provenant de ses collections patrimoniales. Les autorités de l'institution ont d'emblée accepté d'accueillir le Livre d'orgue de Montréal sur leur portail, où il est en accès libre.

L'organiste et le mélomane y trouveront, outre la partition musicale, les préfaces, les textes explicatifs et l'appareil critique des éditions. Sur la page d'accueil, après la présentation et le mode d'emploi, se déroule la table des suites de pièces qui composent le manuscrit. Lorsqu'on clique sur l'une de ces suites, la liste des pièces s'affiche, présentée en trois colonnes : édition fac-similé, édition moderne et enregistrement sonore. En cliquant sur le numéro de la page désirée, on peut afficher la reproduction du manuscrit original ou l'édition moderne. Le logiciel de présentation permet même de tourner les pages avec beaucoup de réalisme. L'impression des pages est aussi possible.

En lisant la partition, on peut écouter la pièce jouée par Kenneth Gilbert, grâce à une entente conclue avec la Société Radio-Canada. Environ le quart du manuscrit a été enregistré pour une série d'émissions réalisée par André Clerk en 1983, donnant lieu à un premier disque compact de Radio-Canada International (1988) suivi par deux disques compacts produits par Analekta (1994).

Après avoir traversé l'Atlantique au XVIIIe siècle et acquis une renommée internationale certaine à la suite de sa mise au jour en 1978, grâce aux éditions, aux enregistrements et aux organistes qui ont joué cette musique, le Livre d'orgue de Montréal fait maintenant partie de la musique patrimoniale protégée par BAnQ et diffusée à travers le monde à l'aide des techniques les plus modernes.

Le Livre d'orgue de Montréal est disponible à l'adresse suivante : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/livreorgue

Références :

Gallat-Morin, Élisabeth, Le livre d'orgue de Montréal : un manuscrit de musique française classique – Étude critique et historique, Paris / Montréal, Éditions Aux Amateurs de Livres / Les Presses de l'Université de Montréal, 1988.

Gallat-Morin, Élisabeth, Jean Girard : musicien en Nouvelle-France, Bourges 1696-Montréal 1765, Sillery (Québec) / Paris, Septentrion / Klincksieck, [1993?].

Gallat-Morin, Élisabeth (éd.), Le livre d'orgue de Montréal, fac-similé, Montréal, Fondation Lionel-Groulx, 1981.

Gallat-Morin, Élisabeth et Kenneth Gilbert (éd.), Livre d'orgue de Montréal : édition critique, Saint-Hyacinthe (Québec), Les Éditions Jacques Ostiguy, 3 vol., 1985, 1987, 1988.

Gilbert, Kenneth, Le livre d'orgue de Montréal [enregistrement sonore], Outremont (Québec), Analekta,1994.

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