À rayons ouverts, no 77 (automne 2008)

Table des matières

La vie de BAnQ


Sondage sur les services d'information et de référence

par Danielle Chagnon, directrice de la référence et du prêt

Soucieuse de mieux répondre aux besoins de ses usagers, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a procédé au début de cette année à un sondage portant sur les services d'information et de référence sur place, à la Grande Bibliothèque, de même qu'à distance, par téléphone ou sur le portail. Il s'agissait essentiellement de mesurer la connaissance des services, de connaître les raisons pour lesquelles certaines personnes ne les utilisent pas, d'évaluer la satisfaction des utilisateurs et de connaître leur profil démographique (voir les tableaux 1, 2, 3 et 4). Sur place, 365 personnes ont répondu au questionnaire alors que 1120 visiteurs ont fait de même sur le portail de BAnQ.

Ce sondage a permis de mesurer l'intérêt des répondants quant à l'implantation éventuelle de nouveaux services comme la référence mobile, la référence par clavardage, la référence sur rendez-vous, l'utilisation de la messagerie texte et la consultation d'une banque de questions-réponses sur des sujets d'intérêt (voir le tableau 5).

Les résultats montrent un taux de satisfaction élevé parmi les utilisateurs des services, particulièrement quant à la courtoisie et à la compétence du personnel assigné au service d'information et de référence.

La création de services de référence mobile – le personnel se déplace vers les usagers plutôt que de les servir au comptoir – intéresse plus de 64 % des répondants ; la consultation d'une banque de questionsréponses recueille l'aval de près de 60 % de répondants à la Grande Bibliothèque, alors que 55 % des répondants sur le portail y sont favorables.

Afin de valider les données recueillies à une période différente de l'année, un deuxième sondage a été réalisé en juillet dernier selon les mêmes paramètres. Les résultats de ce dernier coup de sonde ne sont pas encore connus. Ces deux sondages serviront à modifier et, dans certains cas, à bonifier l'offre de service actuelle.

Tableau 1. Connaissance des services d'information et de référence

  À la Grande BibliothèqueSur le portail
Oui 73,3 % 44,6 %
Non 26,7 % 55,4 %

 

Tableau 2. Raisons pour ne pas utiliser les services d'information et de référence

  À la Grande BibliothèqueSur le portail
Je n'en ai pas besoin 53,3 % 36,2 %
Je peux faire mes recherches moi-même 16,1 % 63,8 %
Le temps d'attente est trop long 8,9 % 2,9 %
Je ne sais pas 14,4 % 3,8 %

 

Tableau 3. Satisfaction à l'égard des services d'information et de référence

  À la Grande BibliothèqueSur le portail
Satisfaction générale 85 % 85 %
Rapidité du service 83 % 84 %
Compétence du personnel 86 % 87 %
Courtoisie du personnel 88 % 89 %
Compréhension de mes besoins par le personnel 85 % 87 %
Clarté des informations et profondeur
des explications du personnel
85 % 86 %
Disponibilité du personnel 84 % 86 %

 

Tableau 4. Profil sociodémographique des répondants

    À la Grande BibliothèqueSur le portail
ÂgeDe 14 à 24 ans 29,9 % 18,1 %
De 25 à 34 ans 29,4 % 26,5 %
De 35 à 54 ans 28,5 % 40,0 %
55 ans et plus 12,1 % 15,5 %
ScolaritéPrimaire ou secondaire 21,9 % 15,2 %
Collégiale 25,2 % 22,7 %
Universitaire 52,9 % 62,1 %
Langue parlée
à la maison
Français 67,7 % 75,0 %
Anglais 8,5 % 5,0 %
Autres 14,2 % 5,0 %
Plus d'une langue 9,6 % 15,0 %

 

Tableau 5. Intérêt à l'égard de services potentiels

  À la Grande BibliothèqueSur le portail
Référence mobile 64,3 % --
Accès en ligne à une banque de questions et de réponses 59,9 % 54,7 %
Référence par clavardage 30,1 % 35,5 %
Référence sur rendez-vous 30,0 % 28,0 %
Référence en utilisant la messagerie texte 11,2 % 6,6 %

 

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Les archives personnelles et familiales : reflets de nos vies

par François David et Christian Drolet,
archivistes, centres d'archives de Montréal et de Québec

Nous produisons ou recevons chaque jour des documents de toutes sortes : lettres, factures, relevés de compte, contrats, déclarations de revenus, etc. S'ajoutent maintenant à cette liste les courriels, les DVD, les CD et les photographies numériques. Reflets de nos activités personnelles et familiales, ces documents témoignent de nos études, de notre travail, de nos activités sociales et de nos loisirs. Uniques et précieux, certains d'entre eux ont une valeur juridique ou financière puisqu'ils constituent, dans certains cas, des preuves à l'appui de nos droits.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a récemment publié un guide, À l'abri de l'oubli, qui propose un modèle de classement et suggère des moyens pour faciliter l'organisation et assurer la conservation des documents d'archives les plus importants qu'une personne accumule au cours de sa vie. En publiant ce guide, BAnQ a pour objectif de sensibiliser un large public à la valeur des archives personnelles et familiales et de favoriser ainsi la préservation d'une partie significative du patrimoine archivistique québécois.

Au fil du temps, ces documents s'accumulent, souvent en désordre, jusqu'au moment où un grand ménage s'impose. Qui ne s'est jamais demandé ce qu'on doit faire de ces documents? Doit-on conserver ses déclarations de revenus et, si oui, combien de temps? Est-ce important de garder toutes les photographies? Si oui, comment et où les conserver?

La destruction de documents est un geste irréversible dont les conséquences peuvent être regrettables. Il importe donc de bien organiser et de classer nos documents de manière à pouvoir les trouver facilement. Il est aussi nécessaire d'en assurer une conservation adéquate et de les garder dans un endroit sécuritaire. Après tout, l'histoire de notre vie est unique, et les documents que nous avons produits ou accumulés en témoignent.

Si certains de ces documents méritent d'être rassemblés et conservés en vue de constituer nos archives personnelles et familiales, il est toutefois inutile, voire impossible, de les conserver tous sans distinction. Les suggestions présentées dans le guide À l'abri de l'oubli répondent aux principales interrogations relatives au classement et à la conservation des archives personnelles.

Par ailleurs, il est possible que ces documents présentent un intérêt historique sur le plan local, régional ou national. Les archivistes de BAnQ peuvent dans ce cas donner des conseils et des renseignements quant aux démarches à suivre pour éventuellement céder ces archives à BAnQ, à un centre d'archives privées ou encore à une société d'histoire ou de généalogie régionale. Les archivistes répondront également aux questions liées à la conservation des documents personnels et familiaux.

À l'abri de l'oubli – Petit guide de conservation des documents personnels et familiaux. Aussi publié en anglais sous le titre Safely Stored but Not Forgotten. • Prix : 9,95 $, taxe non comprise. • En vente à la Boutique de la Grande Bibliothèque, au Centre de conservation et dans les neuf centres d'archives de BAnQ, dans les salons du livre ainsi qu'en librairie. On peut aussi le commander par courriel à boutique@banq.qc.ca ou se le procurer sur le portail de BAnQ (www.banq.qc.ca) et sur le site Internet des Publications du Québec.

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Le livre, le Québec et la France : retour sur le colloque Passeurs d'histoire(s)

par Sophie Montreuil,
directrice de la recherche et de l'édition

En 2006, alors que les préparatifs des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec s'intensifiaient, trois institutions s'associaient pour organiser une rencontre scientifique destinée à souligner, à sa façon, ce moment clé de notre histoire. Deux ans plus tard, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et ses deux partenaires, la Bibliothèque nationale de France et le Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec de l'Université de Sherbrooke, étaient heureux d'accueillir au Centre d'archives de Montréal, du 10 au 13 juin dernier, les quelque 80 participants venus assister au colloque Passeurs d'histoire(s) – Figures des relations France-Québec en histoire du livre.

Tel que les organisateurs le souhaitaient au départ, cette rencontre aura été internationale et interdisciplinaire. Les 35 conférences inscrites au programme ont été livrées par des conférenciers en provenance du Québec, du Canada, de la France, de la Belgique et de l'Allemagne. Dix-sept universités et centres de recherche étaient représentés lors de ce colloque, qui a réuni des littéraires, des historiens du livre et de l'édition, des bibliothécaires et des spécialistes en sciences de l'information, des archivistes, des historiens de la religion et des historiens de l'art. En ayant recours à des approches distinctes mais complémentaires, ces spécialistes n'ont pas eu trop des quatre journées prévues pour faire un premier tour d'horizon « transatlantique» des nombreuses figures – auteurs et acteurs du livre, commerçants, associations, organismes, bibliothèques, communautés, etc. – ayant joué un rôle de relais au sein des réseaux formels et informels qui ont marqué l'histoire du livre et de l'imprimé au Québec depuis les débuts de la Nouvelle-France.

Au terme des échanges, certaines conclusions – à découvrir dans les actes qui paraîtront en 2009 – sont apparues. Les participants ont d'abord été unanimes à souhaiter une meilleure connaissance des sources des uns et des autres, car celles-ci ont encore beaucoup à apprendre aux chercheurs qui osent franchir les barrières disciplinaires. À cet égard, les archives privées recèlent des trésors d'information de « première main » mal connus ou sous-utilisés.

Le décloisonnement des recherches individuelles est en outre apparu crucial à l'avancement des connaissances sur le sujet des relations France-Québec tant les facteurs qui conditionnent le « passage » de l'imprimé d'une collectivité à l'autre sont interreliés. On peut partager ces facteurs en trois groupes, selon qu'ils concernent :

  • l'individu qui agit à titre de passeur – on doit prendre en considération son statut (civil ou religieux, par exemple), son isolement ou son appartenance à un réseau (a-t-il un poids réel ou symbolique? ), ses goûts et allégeances (en matière d'auteurs et de courants littéraires, par exemple), etc.;
  • les intentions, voire l'idéologie qui influent sur le passage – une volonté patriotique, un projet missionnaire, des velléités marchandes ou commerciales, etc.;
  • le moment où le passage s'effectue – alors que le livre voyage de main en main ou fait l'objet d'exportations concertées, que l'institution littéraire québécoise peine à exister en marge de l'institution française, que le milieu du livre est régi ou non par des dispositions juridiques, etc.

Rappelons que le comité scientifique du colloque était composé de Marie-Andrée Beaudet (professeur à l'Université Laval), Christophe Charle (directeur de recherche au CNRS / IHMC-ENS Paris), Jean-René Lassonde (bibliothécaire à BAnQ), Jacques Michon (professeur à l'Université de Sherbrooke), Élisabeth Nardout-Lafarge (professeur à l'Université de Montréal) et Ève Netchine (conservateur à la Bibliothèque nationale de France). L'organisation du colloque a profité de la collaboration de plusieurs partenaires, notamment l'Association québécoise pour l'étude de l'imprimé, l'Institut d'histoire moderne et contemporaine, le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke. Elle a aussi bénéficié d'une subvention de 20 000 $ du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Les ateliers-conférences de BAnQ : d'heureuses rencontres entre chercheurs, étudiants et spécialistes

En 2008-2009, les spécialistes de la Direction de la recherche et de l'édition et de la Direction de la sauvegarde des collections présentent un tout nouveau programme comprenant sept ateliers-conférences. Adaptés aux besoins des diverses communautés de recherche, ces ateliers permettent de découvrir les collections spéciales de BAnQ, formées de neuf volets intégrés à la Collection patrimoniale : affiches, cartes postales, documents cartographiques, estampes, iconographie documentaire, livres anciens, livres d'artistes et ouvrages de bibliophilie, programmes de spectacles et reproductions d'oeuvres d'art. Pour en savoir plus, consultez le dépliant sur les ateliers-conférences disponible sous l'onglet « Activités » du portail de BAnQ.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.