À rayons ouverts, no 77 (automne 2008)

Table des matières

Dossier : Les écrivains québécois à BAnQ


La littérature québécoise accessible à tous

par Karine Lamy, avec la collaboration de Véronique Parenteau, bibliothécaires
Direction de la Collection nationale et des services spécialisés

Tous les Québécois, qu'ils se trouvent dans un des 11 lieux de diffusion de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ou n'importe où ailleurs au Québec, ont accès au patrimoine littéraire québécois.

BAnQ rassemble la presque totalité des œuvres littéraires québécoises publiées. Des exemplaires sont disponibles pour le prêt dans la section Arts et littérature de la Grande Bibliothèque, d'autres sont offerts pour consultation sur place à la Collection nationale. Les fonds d'archives littéraires, quant à eux, peuvent être consultés dans les neuf centres d'archives régionaux de BAnQ. Deux catalogues accessibles depuis le portail de BAnQ (Iris pour les œuvres publiées et Pistard pour les fonds d'archives) permettent de repérer ces documents à distance ou sur place.

S'il advient qu'un ouvrage recherché ne fasse pas partie des collections offertes par l'institution, l'abonné pourra tout de même l'emprunter grâce au service de prêt entre bibliothèques (PEB). BAnQ prendra contact avec une institution détentrice de l'ouvrage et fera une demande pour obtenir un prêt au nom de l'abonné. De même, les abonnés des autres bibliothèques peuvent faire une demande de PEB à leur bibliothèque locale afin d'obtenir un livre que celle-ci ne possède pas auprès de BAnQ ou d'une autre institution.

Que ce soit sur place ou à la maison, il est possible de consulter de nombreux documents en explorant les collections numériques. Des centaines de livres y sont accessibles, de même que des manuscrits d'écrivains comme Jacques Ferron et Rina Lasnier, des correspondances d'auteurs, des dictionnaires spécialisés, des revues littéraires du XIXe et du début du XXe siècle ainsi que des enregistrements vidéo dans lesquels des poètes contemporains se racontent.

Pour ceux qui préfèrent consulter des documents en suivant un itinéraire bien défini, des parcours thématiques composés d'éléments puisés dans les diverses collections de BAnQ sont offerts sur la page d'accueil du portail. On peut entre autres découvrir un parcours portant sur Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon.

Pour de plus amples renseignements, il est possible de communiquer avec les bibliothécaires du service de référence à distance grâce au formulaire disponible sur le portail de BAnQ.

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La mise en valeur de la littérature jeunesse québécoise :
facile d'avoir des idées!

par Pascale Grenier, bibliothécaire à l'Espace Jeunes, responsable du Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse, Direction de la référence et du prêt

Ce n'est plus un secret pour personne : la littérature jeunesse québécoise a le vent dans les voiles... Avec un nombre de titres qui augmente considérablement d'année en année1, l'offre a de quoi impressionner. Une littérature originale, innovatrice, authentique, tout en étant teintée des accents et des rires d'ici…

C'est parce que les membres de l'équipe de l'Espace Jeunes de la Grande Bibliothèque aiment cette littérature à la folie que l'envie de la faire connaître à tous les jeunes lecteurs est leur plus puissant moteur. Et de cette machine ressortent jour après jour des trésors d'idées pour la mettre en valeur.

Ça se passe à l'Espace Jeunes

Tout d'abord, il faut savoir que Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) acquiert et intègre à la collection de prêt de l'Espace Jeunes tous les livres jeunesse des éditeurs québécois, reconnus pour la qualité de leur production. On trouve ces ouvrages sur les rayons de l'étage des 0-13 ans, facilement repérables par la fleur de lys apposée sur leur tranche.

Il va sans dire que la littérature jeunesse québécoise est présente dans toutes les activités de l'Espace Jeunes. Les diverses actions de mise en valeur, qu'elles soient instaurées en utilisant les présentoirs thématiques ou plus marquées, comme dans les outils promotionnels de BAnQ, font l'objet d'une réelle préoccupation et d'une recherche constante afin qu'y soit systématiquement présente la littérature québécoise.

Cette promotion est aussi et surtout assurée par les animations qui se trouvent au cœur du Calendrier des activités publiques de BAnQ et du Programme d'activités éducatives. C'est dans le cadre de ces animations que se déploie tout le savoir-faire des bibliothécaires et du personnel qui les entoure. Ainsi, les différents publics de l'Espace Jeunes découvrent des livres québécois.

À ce lot d'activités « courantes » s'adjoignent plusieurs manifestations spéciales mettant en vedette la littérature et les créateurs du Québec. L'activité la plus inédite de l'Espace Jeunes est sans contredit le Camp littéraire de la Grande Bibliothèque. Un camp qui tourne, bien sûr, autour du livre et de ses artisans, et surtout du plaisir de lire. Cette année, les jeunes campeurs ont eu le bonheur de rencontrer Christiane Duchesne et Caroline Merola, deux créatrices québécoises. Pendant six semaines, elles leur ont donné rendez-vous sur les Territoires inconnus2 qu'elles ont inventés dans leur œuvre littéraire.

Un « portail-passerelle» de la littérature jeunesse québécoise

Sur le portail Jeunes de BAnQ, la littérature jeunesse québécoise est à l'honneur – littéralement! Le contenu est dans une très forte proportion à teneur québécoise. C'est surtout le cas dans le Village des suggestions qui, comme son nom l'indique, propose aux jeunes internautes des idées de lectures et de l'information sur la littérature et les créateurs québécois au moyen de différents dossiers. Parmi ces derniers, la Personnalité du village, où une fiche détaillée sur un auteur ou un illustrateur est présentée chaque saison; les Quiz des futés spécial docs, composés de questions élaborées à partir de documentaires édités au Québec, et les Quiz des futés spécial héros, mettant en vedette les héros les plus populaires de la littérature jeunesse. Et de ces créateurs et de ces livres québécois sont inspirés la majorité des jeux de la section On s'amuse au village.

Le contenant est d'ailleurs tout aussi québécois que le contenu. Car il était essentiel pour tous ceux qui ont travaillé au portail Jeunes que celui-ci soit illustré par une illustratrice québécoise de livres pour la jeunesse. C'est à Élise Gravel que l'on a demandé de concevoir l'île et ses habitants, et de dessiner Boukino, la mascotte de l'Espace Jeunes.

La plus belle vitrine au CQRLJ

La mission première du Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse (CQRLJ) est de contribuer au rayonnement de la littérature québécoise pour la jeunesse. Détenteur de l'exemplaire destiné à la diffusion parmi les deux exemplaires reçus en dépôt légal, source de référence pour toute question relative à la littérature jeunesse, au Québec et sur le plan international, le Centre agit comme vitrine permanente de l'édition québécoise pour la jeunesse. Le travail de veille de ses spécialistes, à l'affût des tendances, des prix littéraires et des dernières nouveautés, en fait sans conteste l'une des vitrines les plus riches et les plus intéressantes de la littérature jeunesse québécoise.

À l'automne 2008 a été lancée la programmation d'activités d'animation et de formation du CQRLJ, qui s'adresse à tous les adultes intéressés à la littérature de jeunesse ou au lectorat jeune.

À l'Espace Jeunes et au CQRLJ, tous les prétextes sont bons pour promouvoir les créateurs et les livres d'ici. Un travail et une motivation facilités par la grande qualité de notre littérature. Cette promotion est toujours une grande source de plaisir mais aussi d'honneur et de fierté… pour le plus grand plaisir de nos jeunes lecteurs!


1. En 2004, 935 publications pour jeunes, 1080 en 2005 et 1437 en 2006 (source : BAnQ, Statistiques de l'édition au Québec en 2006).

2. Thème du camp 2008.

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Le Programme de droit de prêt public pour les créateurs

par Hélène Roussel, directrice générale de la diffusion

Le Programme de droit de prêt public canadien (DPP) a été créé en 1986 dans le but de reconnaître la contribution sociale des créateurs canadiens par la présence de leurs œuvres dans les bibliothèques publiques.

Ce programme permet aux créateurs d'ouvrages publiés de recevoir chaque année une somme de la part de la Commission du droit de prêt public. Le montant des paiements distribués aux créateurs est calculé en fonction de la présence de leurs œuvres dans les collections des bibliothèques publiques canadiennes. Chaque année, plus de 3500 nouveaux titres sont ajoutés au programme et plus de 600 nouveaux créateurs s'y inscrivent, ce qui témoigne du dynamisme du monde littéraire. Les auteurs québécois et leurs œuvres sont largement présents parmi les titres inscrits.

La Commission du droit de prêt public, dont la majorité des membres sont des écrivains, représente les organismes nationaux d'écrivains, de traducteurs, de bibliothécaires et d'éditeurs. Bibliothèque et Archives nationales du Québec participe aux travaux de la Commission par l'entremise d'un représentant non votant. Le financement du Programme de droit de prêt public provient du gouvernement fédéral par l'intermédiaire du ministère du Patrimoine canadien.

Sont admissibles au programme de DPP les citoyens canadiens qui ont publié des œuvres imprimées, soit comme auteur, coauteur, collaborateur d'une anthologie, directeur de rédaction, traducteur, illustrateur ou photographe.

Les ouvrages admissibles comprennent divers types d'œuvres, tels les recueils de poésie, les pièces de théâtre, les romans, les recueils de nouvelles, les livres jeunesse ainsi que les essais ou les études. La contribution des créateurs doit répondre à des critères précis, par exemple un nombre minimal de pages et une contribution représentant au moins 10 % du contenu1.

Échanges internationaux

Le premier programme de droit de prêt public a été mis sur pied au Danemark en 1946. De nos jours, des programmes de ce type sont en vigueur dans 23 pays. En 1995, un réseau de programmes de DPP de divers pays a été créé : une conférence internationale réunit leurs représentants tous les deux ans, ce qui favorise les échanges et l'évolution des programmes nationaux. Un des changements en cours concerne l'inclusion d'autres ouvrages que les imprimés, notamment les œuvres publiées en format électronique.

Ainsi, le Programme de droit de prêt public permet aux créateurs canadiens et québécois de recevoir de l'argent en plus des versements liés à la vente de leurs œuvres en librairie. Pour plusieurs d'entre eux, les sommes reçues sont significatives, dépassant parfois les revenus tirés des ventes de leurs livres. On ne peut que s'en réjouir pour les créateurs et souhaiter que les budgets dévolus à ce programme reflètent la croissance de la création littéraire.


1. Pour des renseignements plus complets, veuillez consulter le site de la Commission du droit de prêt public à l'adresse Internet suivante : www.plr-dpp.ca.

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.