À rayons ouverts, no 76 (été 2008)

Table des matières

Dossier : La coopération internationale à BAnQ


Le Québec et la nordicité culturelle au cœur des institutions françaises

par Daniel Chartier, professeur à l'Université du Québec à Montréal,
Premier titulaire de la Chaire d'études du Québec contemporain à l'Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III

L'INAUGURATION, À L'AUTOMNE 2007, de la Chaire d'études du Québec contemporain à l'Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III a été l'occasion d'accroître la visibilité de la littérature et de la culture québécoises à Paris par des initiatives d'enseignement, de recherche et de diffusion. Bibliothèque et Archives nationales du Québec s'est ainsi associée à la Chaire pour l'organisation d'une série d'entretiens littéraires avec trois écrivains québécois.

Annoncée dès octobre 2006 par les ministres français et québécois de l'Éducation, la Chaire d'études du Québec contemporain a été prévue pour accueillir annuellement, à tour de rôle, des professeurs québécois. Au cours de la première année, autour de la problématique de la nordicité culturelle du Québec, la chaire a permis de tenir des colloques, des tables rondes et des conférences avec des chercheurs québécois, français et européens ainsi qu'avec des écrivains. Ces activités, tout comme la préparation de projets de recherche et de publications, ont favorisé l'intégration des études québécoises à la Sorbonne Nouvelle ainsi que, de manière plus générale, la collaboration entre les universitaires et étudiants français et québécois. Elles démontrent non seulement l'intérêt français pour les productions récentes du Québec mais également la fertilité des propositions théoriques des chercheurs québécois ainsi que la nécessité de situer celles-ci dans un dialogue incessant avec l'étranger.

Au cœur de ces activités, trois problématiques — la pluralité, la nordicité et l'historicité — ont permis de présenter une image contemporaine du Québec et de sa culture en suscitant l'intérêt tant des étudiants et des chercheurs que du public parisien en général. En partenariat avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l'Association internationale des études québécoises, la chaire a notamment organisé une série d'entretiens littéraires à la Bibliothèque nationale de France en mars et avril derniers, auxquels ont participé Lise Tremblay, Wajdi Mouawad et Marie-Claire Blais. La diversité des points de vue, des œuvres et des esthétiques de ces trois auteurs a particulièrement plu au public du site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France.

Une équipe de la Sorbonne Nouvelle a tiré de ces rencontres une douzaine d'enregistrements vidéo, depuis lors diffusés sur le site Web de l'université. Marie-Danielle Demélas, professeure d'histoire à la Sorbonne Nouvelle et coordonnatrice de cette webdiffusion, relate que ces rencontres ont été pour elle, comme pour ses collègues, une occasion de découvrir des auteurs remarquables mais méconnus en France, qui tous partagent un sens aigu de la responsabilité sociale. Cette série a également été l'occasion pour la Bibliothèque nationale de France de se pencher sur ses propres collections liées au Québec et de produire une bibliographie sur la littérature québécoise.

Au terme de cette première année riche non seulement en activités publiques mais aussi en travail de coordination à l'interne, les perspectives pour l'avenir des études sur le Québec s'en trouvent encore plus prometteuses avec des projets pérennes d'insertion des œuvres québécoises dans les programmes d'enseignement, de développement de recherches sur la nordicité et la culture populaire ainsi que, à moyen terme, de création d'un centre permanent d'études québécoises.

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Le Programme de soutien à la recherche de Bibliothèque et Archives nationales du Québec : cinq ans de rayonnement international

par Isabelle Crevier, agente de recherche
Direction de la recherche et de l'édition

Nombreux sont les travaux scientifiques qui trouvent leur source dans les collections patrimoniales de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et qui sont réalisés par des chercheurs d'ici. Mais qu'en est-il des projets sur le Québec, son histoire ou sa culture menés par des étudiants, des professeurs et des chercheurs de l'extérieur de la Belle Province? Ils sont peut-être moins nombreux, mais tout aussi intéressants! De plus, ils permettent à BAnQ de rayonner partout dans le monde, et plus particulièrement dans la francophonie. Ce sont de telles recherches de haut niveau que BAnQ a décidé d'encourager en créant notamment le Programme de soutien à la recherche, il y a cinq ans.

Depuis, plusieurs bourses ont été attribuées à des étudiants d'universités québécoises ainsi qu'à des chercheurs étrangers intéressés par le patrimoine documentaire imprimé et archivistique du Québec pour leur permettre d'effectuer un séjour de recherche au sein de l'institution. Cette initiative a permis à la Direction de la recherche et de l'édition de BAnQ de nouer des liens avec plusieurs chercheurs de renommée internationale en Europe (Allemagne, Belgique, France, Irlande, Italie, Roumanie, Suisse), aux États-Unis et ailleurs au Canada (Alberta).

Quelques statistiques

Les campagnes publicitaires sur le Programme de soutien à la recherche que BAnQ mène chaque année touchent environ 1000 professeurs dans les universités québécoises. La publicité atteint également des centaines de chercheurs répartis sur tous les continents, entre autres grâce aux centres d'études québécoises et canadiennes d'universités étrangères.

De 2003 à 2008, 21 étudiants des cycles supérieurs inscrits dans une université québécoise ont obtenu une bourse de recherche alors que 19 projets de chercheurs étrangers ont été soutenus par BAnQ. Parmi les 40 lauréats, une dizaine ont soit publié récemment des articles ou des livres en lien avec leurs travaux sur le Québec, soit réalisé une exposition, soit organisé des colloques, soit présenté des communications ou des séminaires de recherche dans leur pays. Toutes ces présentations contribuent à faire découvrir le Québec à l'étranger.

Des exemples de rayonnement international

Madame Geneviève Chovrelat, boursière du concours destiné aux chercheurs étrangers (2005-2006) et professeure de lettres, a réalisé une exposition relative à Louis Hémon et à son roman Maria Chapdelaine à la bibliothèque de l'Université de Belfort Montbéliard (France), en 2007.

Monsieur Hans-Jürgen Lüsebrink, autre lauréat de ce concours et spécialiste des almanachs canadiens-français, a pour sa part organisé un colloque international (Saarbrücken et Metz) qui a eu lieu l'été dernier. Le chercheur allemand prépare actuellement une exposition liée à ses recherches, que BAnQ sera fière de présenter en 2009.

Une autre lauréate, Madame Mélanie Méthot, professeure d'histoire à l'Université de l'Alberta et boursière du programme en 2006-2007, s'est intéressée aux cas de bigamie relatés dans les archives québécoises. Elle a publié il y a quelques mois un important article dans la revue The History of the Family – An International Quarterly de la maison d'édition néerlandaise Elsevier.

Lauréat la même année et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique – Institut d'études politiques de Bordeaux, Monsieur Jacques Palard a obtenu une bourse de chercheur étranger pour son projet intitulé « Identité et développement économique au Québec – L'énigme de la Beauce ». Depuis, Monsieur Palard a travaillé à la conception et à l'organisation du colloque international Le Québec, « laboratoire » culturel et politique : quel renouvellement depuis la Révolution tranquille?, qui a eu lieu à Paris en juin 2008. On lui doit également des publications portant sur ses intérêts de recherche, tant en France qu'au Québec.

Enfin, Madame Stéphanie Danaux, lauréate d'une bourse de doctorat en 2004, a récemment obtenu son diplôme et a présenté trois séminaires relatifs au livre illustré au Québec à l'Université de Poitiers ainsi qu'au Centre André Chastel – INHA (Paris), en 2007 et en 2008. Elle a aussi publié un article dans une revue savante et participé à des colloques en France et au Québec, dont Passeurs d'histoire(s) – Figures des relations France-Québec en histoire du livre, qui a eu lieu au Centre d'archives de Montréal en juin dernier.

Non seulement tous ces chercheurs dont le rayonnement est international font connaître l'institution et ses collections patrimoniales, mais ils jouent un rôle d'ambassadeur de BAnQ dans leur communauté scientifique en publicisant les avantages de mener des travaux au sein d'une institution nationale de renom.

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Le congé solidaire, ou travailler pendant ses temps libres

Travailler bénévolement au cours de ses vacances ou d'un congé sans solde? Certainement, disent les trois employés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) qui, répondant à l'appel du programme Congé solidaire, ont mené des missions au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

Ce programme permet à des personnes en emploi de réaliser une mission de volontariat de deux à trois semaines dans un pays en développement. Il s'agit d'une façon originale de mettre à contribution son expérience professionnelle.

L'employé offre ses compétences et ses conseils en tant que participant à un programme international, sans compensation financière. Les mandats attribués sont très ciblés et donc réalisables au cours du séjour. À son retour, le participant doit partager son expérience avec ses collègues. L'employeur couvre une partie des coûts en versant une contribution par employé. Le reste est financé par une subvention du gouvernement canadien versée à Uniterra, l'organisme qui coordonne ce programme, chapeauté par le Centre d'étude et de coopération internationale.

BAnQ est fière de participer à ce programme depuis 2007. Voici les témoignages de trois employés de l'institution qui ont consacré leurs vacances à cette expérience enrichissante.

 


 

Mission au Niger

par Tristan Müller, bibliothécaire,
Direction de la référence et du prêt

En mars 2007, j'ai mis les pieds à Niamey, au Niger, investi d'une mission : analyser le fonctionnement de la bibliothèque d'un centre de formation d'enseignants en alphabétisation et émettre des recommandations à propos l'amélioration des services. On sait qu'il existe une corrélation entre le niveau d'instruction et la pauvreté. Le Niger, avec un taux d'alphabétisation qui ne dépasse pas 20 %, est l'un des pays les plus pauvres au monde. Le Centre de formation des cadres en alphabétisation (CFCA) est une institution d'enseignement professionnel qui a pour objectif de former des agents d'alphabétisation. Il joue donc un rôle concret de développement et d'amélioration des conditions de vie de la population du Niger.

Une bibliothèque qui fonctionne bien… avec les moyens qu'elle possède

La bibliothèque soutient les activités du centre de formation en offrant de la documentation aux élèves et en facilitant la mise à jour des connaissances des formateurs. La bibliothèque se trouve dans un bâtiment qui lui est consacré, facilement accessible sur le campus du CFCA.

Comme elle ne dispose pas d'un système informatique, tout est fait manuellement. Le bibliothécaire tient un inventaire papier et un système de jeu de fiches (index auteurs seulement) pour les 4200 documents disponibles en accès indirect. Les 16 places assises de la salle de lecture sont souvent toutes occupées. Il est possible pour les quelque 300 usagers qui fréquentent la bibliothèque d'emprunter les documents. Pour cela, l'emprunteur, sous la supervision du bibliothécaire, doit remplir le registre d'emprunt. Ceux qui rendent leurs livres en retard voient leurs noms affichés publiquement à l'entrée de la bibliothèque et transmis à la directrice du centre.

Bref, le personnel gère bien la bibliothèque et les services s'avèrent efficaces compte tenu des moyens disponibles.

Une bibliothèque qui a de grands besoins… de base

Notons au passage des besoins d'aménagement de base : ampoules grillées, serrure de la porte d'entrée qui ne fonctionne plus, fissures dans les murs et dans le toit, chaises sans dossier, toilette dépourvue d'eau, etc. Les recommandations bibliothéconomiques sont aussi de base : allocation d'un budget d'acquisition pour le renouvellement du fonds documentaire, dont la majorité des documents a été publiée avant 1979, réparation des deux photocopieurs, achat de matériel pour la reliure et la réparation des documents, informatisation de la bibliothèque, etc.

Une expérience fantastique

Mon séjour fut de courte durée, mais les connaissances qu'il m'a permis de transmettre ont aidé la bibliothèque et le centre de formation à s'orienter vers des stratégies de gestion et de développement plus efficaces. Et ce coup de pouce s'est poursuivi après mon retour puisque je continue à communiquer avec le bibliothécaire du Centre de formation des cadres en alphabétisation et qu'Uniterra l'a même fait venir en stage à Montréal en octobre 2007. Au cours de ce séjour, il a visité la Grande Bibliothèque et d'autres bibliothèques.

En plus de permettre de découvrir la réalité et la culture d'un pays en développement et d'apprendre à s'intégrer dans un milieu complètement différent, cette mission donne l'occasion de partager ses compétences. Une telle immersion constitue un puissant outil d'éveil à la réalité d'un monde où la richesse est franchement mal répartie, ce que j'ai d'ailleurs constaté de visu au Niger. C'est donc une expérience fantastique, sur le plan professionnel et personnel.

 


 

Mission au Mali

par Martine Renaud, bibliothécaire
Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

On peut se demander ce que vient faire une bibliothécaire dans un pays en développement où les problèmes de santé et de nutrition sont omniprésents. En effet, pourquoi s'intéresser à l'organisation de l'information quand 54 % de la population du Mali ne sait ni lire ni écrire, quand plus de 35 % des gens éprouvent de la difficulté à se nourrir1? Et pourtant, oui, même dans ce contexte, le spécialiste de l'information peut jouer un rôle utile. C'est en tant que conseillère en gestion documentaire que j'ai eu la chance de passer trois semaines au Mali, du 15 mars au 6 avril dernier, comme volontaire dans le cadre du programme Congé solidaire d'Uniterra.

Le Mali est un des pays les plus vastes d'Afrique de l'Ouest, vaste mais désertique puisque 65 % de son territoire se trouve en zone aride. Indépendant depuis 1960 et démocratique depuis 1992, ce pays est riche d'une population composée de plus d'une dizaine de groupes ethniques cohabitant pacifiquement. Le Mali peine à atteindre l'autosuffisance alimentaire et a besoin d'appui pour se développer et améliorer les conditions de vie de sa population. Des centaines d'ONG œuvrent donc à Bamako, la capitale, principalement dans les domaines de l'agriculture, de la santé et de la nutrition. Toutes ces ONG produisent des documents – souvent exigés par les bailleurs de fonds –, échangent de l'information et se regroupent selon leurs objectifs.

La CAFO, l'un des regroupements d'ONG les plus importants dans le domaine de la promotion du bien-être de la femme, de l'enfant et de la famille, a exprimé le besoin d'être conseillée sur le plan de la gestion documentaire. La masse de documents qu'elle possédait rendait problématiques le repérage de l'information et sa diffusion auprès de ses membres et de ses partenaires. Mon mandat consistait donc à former le personnel de la CAFO et d'une douzaine de ses ONG membres pour qu'il puisse assurer une saine gestion des documents administratifs.

Trois semaines bien remplies

Au cours de la première semaine, j'ai rencontré des représentants de cinq organisations afin de bien comprendre leurs besoins. Durant la deuxième semaine, j'ai élaboré un document abordant les notions de base en gestion documentaire et proposant un plan de classification ainsi qu'un calendrier de conservation pouvant être adapté à chacun des organismes. Ce document a été présenté lors d'une formation donnée à la fin de la semaine, qui a regroupé 17 participants provenant de 12 ONG. Ma troisième semaine a été consacrée à visiter chacun des organismes afin de répondre aux questions suscitées par la formation et de voir de quelle façon les notions apprises pouvaient être mises en pratique.

L'éventail des organismes participants était étonnant, de la toute petite organisation soutenant les mères célibataires qui a ses locaux au fond d'une cour avec poules et moutons à l'organisme intervenant en santé communautaire et disposant de vastes locaux et d'une documentation déjà bien organisée. Mon intervention devait s'adapter à chacun d'eux, allant du classement concret des quelques dossiers existants à l'approbation du classement déjà en place.

L'impact d'une telle démarche est difficile à mesurer. Chacun de ces organismes a ses particularités et ses façons de faire et les besoins sont variables ; mais, globalement, j'aime à croire que plusieurs d'entre eux seront maintenant en mesure de mieux organiser l'information qu'ils détiennent. Cette information est souvent fort importante quand vient le moment de trouver des fonds pour mettre sur pied de nouveaux projets ou encore de recruter de nouveaux partenaires permettant de réaliser ces projets.

La contribution de notre institution et notre engagement personnel sont importants pour les pays en développement. J'invite toutes les personnes intéressées à participer au programme Uniterra sans hésiter, le principal bénéficiaire de cette expérience étant bien sûr le bénévole lui-même!

 


1. CIA, The World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ml.html. Consulté le 9 avril 2008.


 

Mission au «pays des hommes intègres»

par Gaston St-Hilaire, archiviste
Conseil Laval-Laurentides-Lanaudière-Montérégie

En février 2008, dans le cadre du programme Congé solidaire d'Uniterra, j'ai eu la chance de participer à une mission de coopération de trois semaines à Ouagadougou, au Burkina Faso. Surnommé le « pays des hommes intègres », le Burkina Faso est situé en Afrique de l'Ouest. Il est entouré par le Mali et le Niger à l'est, le Bénin au sud-est, le Togo et le Ghana au sud et la Côte d'Ivoire au sud-ouest. Sa capitale, Ouagadougou, est située au centre du pays, dont elle constitue la ville la plus importante avec une population de 1,1 million d'habitants. Familièrement appelée Ouaga, elle est aussi le centre culturel, économique et administratif du pays.

Le projet

À titre de spécialiste en archivistique et en gestion documentaire, ma mission consistait, d'une part, à aider la Coalition burkinabé pour les droits de la femme (CBDF) à concevoir et à implanter un système fonctionnel d'archivage et de gestion de la documentation et, d'autre part, à former un membre de la CBDF afin de permettre le maintien du système après mon départ.

Créée en 2002, la CBDF a pour mission de contribuer à accroître le respect des droits des femmes aux niveaux national et régional en faisant la promotion de l'égalité des rapports hommes-femmes et garçons-filles, de l'élimination des violences faites aux femmes et de leur participation au pouvoir. De plus en plus, le public (étudiants et organismes de la région) a recours à la CBDF pour obtenir de l'information relative aux droits des femmes.

Dès mon arrivée, j'ai pu constater que les documents administratifs de la CBDF n'étaient pas classés et que les rapports, études et imprimés étaient difficilement accessibles. Dans les faits, ceux-ci étaient empilés pêle-mêle dans des boîtes où la poussière s'était accumulée depuis plusieurs années. Il n'y avait aucun classeur pour les documents administratifs et encore moins d'étagères pour les documents de référence. J'ai reçu de la part de la CBDF toute la liberté d'action possible pour corriger la situation. J'ai donc élaboré, dans un délai très court, un plan de classification reflétant l'ensemble des fonctions et des activités de l'organisation, un guide d'implantation du système de classification et un document de référence pour les rapports, études et imprimés. J'ai finalement assuré la formation d'une personne de la CBDF afin qu'elle puisse compléter et poursuivre l'implantation du système de gestion documentaire.

Des découvertes et des souvenirs…

L' Afrique est un continent fascinant, un autre monde! Ce séjour m'a permis de découvrir un pays très différent avec ses us et coutumes particuliers. Ce fut aussi une occasion unique de mesurer ma capacité d'adaptation. Je faisais le trajet à pied, trois fois par jour, pour me rendre à mon lieu de travail; je me souviendrai toujours de mes contacts avec les enfants du quartier. Comme j'entreprenais ce trajet toujours aux mêmes heures de la journée, ceux-ci attendaient mon passage pour venir me saluer et me serrer la main. La dernière journée, je leur ai distribué des bonbons. Il fallait voir le sourire de ces enfants et même des parents, qui se sont mis de la partie, voulant eux aussi des sucreries!

Mon séjour, si court fut-il, a été très révélateur et m'a permis de développer une plus grande ouverture d'esprit. Je pense à l'importance de la famille, au rôle de la femme, au rythme de vie, aux conditions de vie des Africains, à leur nourriture et à leurs traditions. J'ai rencontré des gens formidables. Cette expérience m'a davantage sensibilisé à tout ce qui se passe sur ce continent et a contribué à accroître mon intérêt pour les différents programmes offerts par des organismes voués à la coopération internationale.

Si on vous offre l'occasion de vivre une telle expérience, n'hésitez surtout pas, vous en apprendrez beaucoup sur les autres et sur vous-même.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.