À rayons ouverts, no 76 (été 2008)

Table des matières

Dossier : La coopération internationale à BAnQ


La France et le Québec, des partenaires de cœur

par Jean-René Lassonde, bibliothécaire,
Direction de la Collection nationale et des services spécialisés,
et Michèle Lefebvre, agente de recherche,
Direction de la recherche et de l'édition

En 1760, la Nouvelle-France passe aux mains de la Grande-Bretagne. Les liens ne seront pas pour autant brisés entre la France et son ancienne colonie du Canada. Ni l'issue de la guerre de la Conquête ni les clauses du traité de Paris de 1763 n'empêcheront les échanges commerciaux et culturels de se maintenir officieusement. Nombre de personnages français viendront visiter l'ancienne colonie. De leur côté, déjà à partir du XVIIIe siècle, les Canadiens français vont séjourner en France et en rapporter autant des objets et des œuvres d'art que des livres et surtout des idées.

Il est vrai qu'il faut attendre la mission commerciale dirigée à l'été 1855 par le capitaine de Belvèze pour qu'un navire français armé, La Capricieuse, aborde le port de Québec et donne symboliquement le signal de la reprise officielle des relations entre les deux pays. Peu après, la nomination d'un consul de France à Québec, en 1859, et surtout celle d'Hector Fabre comme agent général pour la Province de Québec à Paris en 1882 permettent d'accentuer les échanges de tous ordres. Cette période coïncide avec la multiplication des études socioculturelles, économiques et politiques réalisées de part et d'autre.

Au début du XXe siècle, le Secrétariat de la Province lance un programme de bourses d'études en France. À la même période, plusieurs chercheurs et professeurs québécois qui ont étudié dans les universités françaises y retournent comme professeurs. Toute cette effervescence se traduit par des publications qui permettent de suivre à la trace le tissage de tous ces liens.

L'intensification des échanges entre la France et le Québec donne un élan à la recherche et nécessite des ressources documentaires : pensons notamment à la fondation de la Maison des étudiants canadiens à la Cité internationale universitaire à Paris en 1926, à l'ouverture de la Maison du Québec à Paris et à la fondation de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française en 1961, à l'entente de coopération France-Québec en éducation et à la création de sa Commission permanente de coopération franco-québécoise en 1965, à la création de l'Office franco-québécois pour la jeunesse en 1968 ainsi qu'à l'augmentation du nombre de centres d'études québécoises pour les chercheurs et universitaires de France.

La naissance du projet sur les relations France-Québec depuis 1760

C'est dans le but de documenter ces liens que la Commission mixte franco-québécoise et le ministère des Relations internationales du Québec soutiennent en 1993 les centres de recherche Lionel-Groulx au Québec et Roland-Mousnier (Paris / Sorbonne), auxquels vont s'associer en 1995 les bibliothèques nationales du Québec et de France, dans leur projet d'inventaire bibliographique sur les relations France-Québec depuis 1760.

L'inventaire bibliographique initial, intégré dans un site Web en 1999, a pour objectif de fournir un outil de recherche privilégié sur les relations franco-québécoises depuis 1760 et de répondre au double mandat de faire connaître ces relations et de rendre accessibles leurs manifestations écrites, tout en encourageant et en soutenant les travaux et les publications sur le sujet.

Cet inventaire recense les documents de toutes natures consacrés à l'un ou l'autre aspect des relations Québec- France : livres et brochures, articles et ouvrages collectifs, rapports, traités, discours, conventions, publications gouvernementales, mémoires et thèses. Le corpus a récemment été élargi aux œuvres sur d'autres supports : estampes, cartes et plans, cartes postales, musique et films, affiches, programmes de spectacles, documents d'archives, gravures et œuvres d'art. En fait, il comprend toute œuvre pouvant traduire les perceptions, sources et influences réciproques.

En 2004, un programme de numérisation de documents relatifs aux relations France-Québec est lancé conjointement par les deux bibliothèques nationales. Il porte sur les imprimés mais s'étend aussi aux œuvres sur d'autres supports et à l'audiovisuel. En plus du programme de numérisation, des hyperliens sont établis dans la base de données avec des documents déjà numérisés par BAnQ et la BnF ainsi que par d'autres institutions. Quatre mille documents numérisés sont disponibles à l'heure actuelle.

La base de données intégrant les descriptions de ces ressources comprend actuellement plus de 50 000 entrées.

Un nouveau site en gestation

Depuis quelques années, seuls deux partenaires du projet demeurent actifs : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et la Bibliothèque nationale de France (BnF). La convention de coopération signée en 2006 par ces deux acteurs prévoit la refonte du site Internet, dont les caractéristiques technologiques et la présentation graphique ne correspondent plus aux normes actuelles.

La réflexion sur le nouveau site a été amorcée au printemps 2007. Les deux partenaires souhaitaient concevoir
un produit facilitant l'ajout régulier non seulement de notices bibliographiques mais aussi de contenus informatifs complémentaires afin d'enrichir sans cesse l'offre aux chercheurs et au grand public. Le produit devait par ailleurs être convivial et attrayant, en plus de permettre des recherches variées et pointues.

La réalisation du nouveau site exigeait des expertises technologiques, bibliothéconomiques, scientifiques et artistiques. Deux grands chantiers ont été ouverts : la conception d'une interface de recherche visant à explorer l'inventaire bibliographique et la rédaction d'une chronique évolutive des relations France-Québec.

Des ressources pour tous

Le nouveau site, qui sera mis en ligne au cours des prochains mois, est à la hauteur des ressources et de l'énergie investies. Son graphisme a été entièrement repensé, à commencer par le logo qui, par sa forme et ses couleurs, évoque la relation dynamique entre la France et le Québec.

Le chercheur aguerri ou le simple curieux bénéficiera de possibilités de recherche variées pour approfondir ses connaissances sur tous les aspects des relations qui unissent la France et le Québec depuis 1760. Dans le cas de l'inventaire bibliographique, elles incluent notamment une recherche dans les notes détaillées fournies par le catalogueur pour une bonne partie des œuvres, une recherche limitée aux documents numérisés ainsi qu'une exploration par listes d'auteurs, de titres, de sujets, de supports et de grands thèmes.

Une section intitulée Chronique ouvre une fenêtre sur les liens de nature politique, économique, culturelle, sociale et intellectuelle qui se sont tissés au fil du temps entre les Québécois et les Français séparés en 1760 par la Conquête. Elle comportera, dans un premier temps, une chronologie originale appuyée par une recherche solide mettant l'accent sur les événements à caractère officiel qui ont eu une influence ou des retombées durables sur les relations France- Québec. On y retrouvera plus de 70 entrées – y compris une quarantaine de vignettes détaillées – qui pourront être découpées en sous-ensembles thématiques.

Tout comme l'inventaire bibliographique qui ne cesse de s'enrichir, la Chronique devrait être bonifiée au fil des ans par des ajouts divers : nouveaux événements, notices d'information sur des personnalités et des organismes, articles sur des sujets se rattachant aux relations franco-québécoises, etc.

Des liens solides

Le projet conjoint de BAnQ et de la BnF sur les relations franco-québécoises témoigne éloquemment de la pérennité et de l'harmonie des liens qui unissent les deux peuples dans toutes les sphères d'activité, y compris la bibliothéconomie… Le site Internet sur les relations France-Québec sera disponible à l'adresse suivante : www.rfq.banq.qc.ca

Ces quelques textes d'information contenus dans la Chronique du site offrent un aperçu de la diversité des relations entre la France et le Québec d'hier à aujourd'hui.
1760
Capitulation de la Nouvelle-France

La capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, complète la conquête de la Nouvelle-France par les troupes britanniques. Faisant suite à la destruction de Louisbourg en 1758 et à la prise de Québec en 1759, à l'issue de la bataille des plaines d'Abraham, cette reddition apparaît presque inévitable.

Épisode colonial majeur de la guerre de Sept Ans où le sort des armes est généralement contraire à la France, la perte du Canada apparaît bien vite irrémédiable. Elle est confirmée par le traité de Paris signé le 10 février 1763, traité qui accorde aux Canadiens 18 mois pour regagner leur mère patrie s'ils le désirent. Peu d'entre eux partent, hormis ceux qui sont directement liés à l'administration coloniale.

Bien que les relations entre l'ancienne métropole et sa colonie paraissent alors définitivement rompues, on constate le maintien de nombreux échanges d'ordre privé ainsi que de certains liens institutionnels. La France demeure aux yeux des Canadiens un centre culturel et religieux important.

1840-1841
Projets d'instituts Vattemare

À l'automne 1840, Alexandre Vattemare, célèbre ventriloque français, arrive au Bas-Canada. Il souhaite y faire la promotion du système international d'échange de doubles d'imprimés et d'objets muséaux qu'il a développé.

Convaincu de l'importance du savoir pour cimenter l'humanité, il propose à Montréal et à Québec la création d'un institut, gratuit et ouvert à tous, réunissant en un même lieu une bibliothèque, une salle de conférence et un musée. Son projet suscite l'enthousiasme général. Certains y voient une façon de rapprocher les classes sociales et les deux communautés canadiennes déchirées par une situation politique explosive ; d'autres mettent plutôt l'accent sur son rôle de soutien dans le domaine de l'éducation populaire.

Les instituts semblent en bonne voie d'être réalisés. Malheureusement, le départ de Vattemare en mars 1841 et le bouleversement des institutions politiques causé par la promulgation de l'Union des deux Canadas contribuent à faire avorter le projet. Les Instituts canadiens, qui naîtront quelques années plus tard, à Québec et à Montréal, seront fortement inspirés des projets d'instituts Vattemare.

1921 et 1923
Trains expositions de la France et du Canada

Après la Première Guerre mondiale, les Canadiens et les Français souhaitent relancer leurs échanges commerciaux. Le sénateur canadien Charles-Philippe Beaubien conçoit alors un projet de foires mobiles dans les deux pays.

La France monte un train exposition qui quitte Montréal et parcourt le Canada d'un océan à l'autre au cours de l'été 1921. On exhibe ainsi dans plus de 50 villes les produits provenant de divers secteurs tels l'industrie, la recherche scientifique, l'agriculture, la mode et l'art. L'événement est couronné par une exposition de six mois au Musée de l'École des hautes études commerciales de Montréal.

Le Canada à son tour sillonne la France et la Belgique à l'été 1923 avec des wagons-automobiles. L'exposition présente les réalisations de l'industrie canadienne. Les sénateurs Beaubien et Raoul Dandurand ainsi que l'ingénieur Alphonse Désilets représentent les Canadiens français.

Ces expositions très populaires ont permis à la France et au Québec d'accroître la variété de leurs exportations.

1934
Fêtes du 400e anniversaire de la découverte du Canada (Mission Jacques Cartier)

En août et septembre 1934, le Comité France-Amérique coordonne une mission d'une ampleur inégalée pour célébrer le 400e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier. Le ministre français des Travaux publics Pierre-Étienne Flandin et l'académicien Henry Bordeaux conduisent plus de 700 délégués au Québec. Ils représentent les institutions et les villes françaises historiquement liées au Canada.

Suivant l'itinéraire de Cartier, les délégués arrivent à Gaspé à bord du Champlain pour assister au dévoilement d'une croix en souvenir de celle que planta le découvreur le 24 juillet 1534. Ils gagnent ensuite Québec et Trois- Rivières où les attendent banquets, cérémonies et discours. À Montréal, enfin, les visiteurs offrent à la ville un buste de Cartier destiné à orner le pont du Havre, qu'on rebaptise pont Jacques-Cartier. Partout où ils passent, on les accueille avec enthousiasme et émotion.

Cette importante mission, qui marque également le 25e anniversaire de la naissance du Comité France-Amérique, ne sera jamais surpassée.

1961
Ouverture de la Maison du Québec à Paris

L'accession de Jean Lesage au poste de premier ministre du Québec en 1960 permet de concrétiser le rêve longtemps caressé par plusieurs de voir la création d'une Maison du Québec à Paris. À l'aube de la Révolution tranquille, la province s'ouvre au monde et se donne les moyens d'enrichir ses relations économiques et culturelles avec la France.

Le ministre des Affaires culturelles, Georges-Émile Lapalme, orchestre le projet et désigne Charles Lussier comme délégué général. L'approbation du gouvernement fédéral et l'accord du gouvernement français, obtenu grâce au président Charles de Gaulle, permettent l'ouverture de la Maison en 1961. Celle-ci est inaugurée le 5 octobre en présence notamment de Jean Lesage et du ministre français de la Culture, André Malraux.

En 1964, le ministère français des Affaires étrangères accorde à la Maison du Québec, devenue Délégation générale, la plupart des privilèges réservés à une ambassade. Ce statut exceptionnel assure au Québec une véritable autonomie dans ses rapports avec la France.

En 2006, on donne à sa bibliothèque, centre de recherche sur le Québec en Europe, le nom d'un grand poète québécois, Gaston Miron.

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BAnQ hors frontières
Une bibliothèque québécoise à Paris

par Claire Séguin, directrice de la Bibliothèque Gaston-Miron

Paris compte plus d'une vingtaine de bibliothèques étrangères. Des nations affirmées comme le Japon, l'Italie, l'Algérie, la Finlande, l'Irlande, une nation émergente comme la Serbie, des nations avec divers statuts comme le Kurdistan, la Wallonie-Bruxelles ou d'autres regroupées comme l'ont fait plusieurs pays arabes partagent un même objectif : mettre à la disposition des publics français, et souvent plus largement européens, des collections témoignant de la richesse de leur culture, de leur société.

Ces bibliothèques hors frontières diffusent avec fierté leur patrimoine documentaire, encourageant le regard de l'autre sur leur parcours.

Une bibliothèque à la Délégation générale du Québec à Paris

La Maison du Québec, qui allait devenir peu après la Délégation générale du Québec à Paris, est inaugurée le 5 octobre 1961. Dès le début, on y trouve un centre de documentation. D'abord à usage interne, celui-ci se voit confier de nouveaux mandats en 1963 et ouvre ses portes au public. À la faveur d'un réel courant de curiosité et d'intérêt pour le Québec, on s'adresse à la Délégation pour repérer des documents sur la littérature, l'histoire et la culture québécoises. Dès lors, le Québec est un objet d'étude et, à ce jour, des chercheurs de plus de 65 pays, dont un très grand nombre en Europe, multiplient les angles d'analyse. À travers une large diversité se dégagent des thèmes comme la spécificité culturelle, la construction et l'évolution de l'identité québécoise, la langue, la littérature migrante, la nordicité, le statut des petites nations sans État.

Avec les années, cette bibliothèque a constitué des collections qui, aujourd'hui, sont assez importantes pour que l'on reconnaisse publiquement qu'il s'agit du centre de documentation sur le Québec le plus riche en Europe. En 2003, en hommage à l'un de ses plus fidèles usagers et défenseurs, la bibliothèque a pris le nom du grand poète québécois Gaston Miron.

En 2008, grâce à une entente entre le ministère des Relations internationales du Québec et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), la Bibliothèque Gaston-Miron peut repenser son avenir et assurer sa pérennité en comptant sur des atouts de taille : un fonds documentaire pertinent et un partenariat gagnant tissé de la claire volonté des deux partenaires de repositionner et de revitaliser la Bibliothèque Gaston-Miron.

Pour soutenir et concrétiser ce projet, BAnQ a ouvert depuis janvier 2008 un poste de bibliothécaire cadre pour une durée de deux ans. Mon mandat, en tant que directrice de la Bibliothèque Gaston-Miron, est de proposer et d'évaluer divers scénarios pour en faire un lieu culturel hybride à la fois vitrine de la vitalité québécoise, lieu de recherche et d'exploration, et point de chute et de rencontre pour un rayonnement européen. La Bibliothèque doit être un lien permanent avec l'actualité intellectuelle et culturelle du Québec, grâce à une offre attractive de documents, de services de prêt et de référence de pointe ainsi que d'actions culturelles diversifiées. Elle doit également consolider son rôle comme centre de recherche solide et crédible pour les québécistes grâce à ses propres collections et à l'enrichissement que permet l'accès privilégié aux ressources et services de BAnQ.

L'objectif est d'assurer une offre similaire aux pratiques que l'on trouve à BAnQ, à plus petite échelle, mais à la hauteur du savoir-faire de cette institution.

Les premiers pas d'un redéploiement

Dans une première phase, le catalogue de la Bibliothèque Gaston-Miron a été transféré sur les serveurs de BAnQ et le traitement documentaire a été arrimé aux normes de l'institution. Prochainement, le site Web de la bibliothèque parisienne sera mis à jour pour témoigner de la démarche de transformation en cours et ses contenus seront enrichis.

Tout comme BAnQ a su rapidement devenir un incontournable et indispensable lieu de diffusion reconnu tant au Québec que dans la Francophonie, la Bibliothèque Gaston-Miron peut s'affirmer comme l'institution culturelle hors Québec par excellence pour assurer, sur place et à distance, une diffusion cohérente et élargie du patrimoine documentaire québécois.

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« Je te donne mon souffle et ma parole »

par Daniel Chouinard, coordonnateur, achats, dons et échanges
Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

Ce vers tiré de l'Ode au Saint-Laurent de Gatien Lapointe pourrait symboliser l'un des moyens employés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour faire la promotion de la culture québécoise auprès de partenaires étrangers. Il s'agit de l'envoi de publications à des bibliothèques souhaitant offrir à leurs usagers un accès à la littérature du Québec. Au cours des dernières années, BAnQ a emprunté cette voie à quelques reprises en s'efforçant de répondre à des besoins bien précis.

ÉGYPTE

Inaugurée en octobre 2002 avec le soutien de l'Unesco et de l'État égyptien, la nouvelle bibliothèque d'Alexandrie, nommée Bibliotheca Alexandrina, a l'ambition de devenir un grand centre culturel méditerranéen, à l'image de l'institution mythique fondée au même endroit au IIIe siècle av. J.-C. et considérée comme la bibliothèque la plus célèbre de l'Antiquité.

Désireuse de voir la littérature québécoise bien représentée dans cette prestigieuse institution, BAnQ a donc pris l'initiative, en décembre 2003, d'y acheminer un ensemble de 131 titres québécois comprenant des ouvrages de littérature jeunesse et de fiction pour les adultes, des essais et des documentaires ainsi que 36 éditions critiques appartenant à la fameuse collection Bibliothèque du Nouveau Monde des Presses de l'Université de Montréal.

CHINE

En juillet 2005, la responsable de la médiathèque de l'Alliance française de Nanjing, bibliothécaire diplômée de l'Université de Montréal, a sollicité BAnQ afin d'obtenir de l'aide pour constituer un fonds documentaire sur le Québec. Elle voulait ainsi répondre aux besoins de certains étudiants chinois qui apprennent le français afin de poursuivre leurs études au Québec ou dans le cadre d'un projet d'immigration. Soulignons que Nanjing (également connue sous le nom de Nankin et dont l'agglomération compte 5,2 millions d'habitants) est un des centres universitaires les plus importants de la Chine.

C'est donc avec une satisfaction toute particulière qu'en janvier 2006, BAnQ a fait don à cette médiathèque d'un lot de 100 livres québécois qui comprenait des ouvrages de fiction, des essais et des documents sur la société et la culture québécoises.

En retour, BAnQ a reçu en avril 2007 un lot de 85 livres en langue chinoise comprenant des traductions d'œuvres québécoises, des ouvrages pour la jeunesse, des œuvres littéraires pour les adultes et des documentaires, un apport particulièrement apprécié au développement de nos collections en langues étrangères.

HAÏTI

À la suite de la visite du ministre de la Culture d'Haïti en novembre 2006, BAnQ a souhaité renforcer sa coopération avec ce pays. Étant donné l'importance de la communauté d'origine haïtienne au Québec, nous avons pensé qu'il serait intéressant d'assembler un échantillon représentatif d'ouvrages publiés au Québec par des auteurs haïtiens ou qui concernent Haïti. En avril 2007, un lot de 90 livres répondant à ces critères a donc été envoyé à la Bibliothèque nationale d'Haïti.

Bien que relativement modestes, ces quelques exemples de coopération avec des institutions documentaires étrangères témoignent d'une réelle volonté de BAnQ d'occuper une place significative sur la scène internationale. C'est aussi une façon tangible de jouer pleinement son rôle de diffusion de la culture québécoise.

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Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.