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À rayons ouverts, no 75 (printemps 2008)

Table des matières

La vie de BAnQ


Quarante ans de statistiques

par Mireille Laforce, coordonnatrice de la Section du dépôt légal
Direction des acquisitions de la collection patrimoniale

Nées au moment de la création de la Bibliothèque nationale du Québec, les Statistiques de l'édition au Québec auront 40 ans l'automne prochain. Leur première publication, en novembre 1968, a marqué le début d'une tradition. Ces statistiques annuelles, compilées à partir de données recueillies dans le cadre du dépôt légal, permettent de dresser un portrait significatif du monde de l'édition au Québec.

Rappelons que chaque éditeur doit faire parvenir à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) deux exemplaires de chacun des documents qu'il publie. Cela constitue le dépôt légal. Les livres, brochures, journaux, revues et annuels reçus à BAnQ sont comptabilisés; certains aspects liés à leur production sont ensuite analysés.

On trouve dans les Statistiques de l'édition au Québec des tableaux généraux exposant le nombre de titres publiés globalement au Québec, le nombre de titres provenant spécifiquement des maisons d'édition commerciales et ceux des ministères et organismes du gouvernement du Québec. Ces données sont présentées en regroupant les publications par catégories de sujet et comprennent des chiffres relatifs au prix et au tirage moyen des publications. Des aspects plus spécifiques aux livres et aux brochures sont traités dans les Statistiques tels que la langue de publication, la langue originale des traductions, les publications pour jeunes, les manuels scolaires et les coéditions. Du côté des publications en série, le nombre de nouveaux titres, ainsi que les changements de titres, sont entre autres comptabilisés.

Depuis leurs débuts, les Statistiques de l'édition au Québec sont conçues sur la base de normes internationales, notamment la Recommandation révisée concernant la normalisation internationale des statistiques relatives à la production et à la distribution de livres, de journaux et de périodiques de l'UNESCO, ainsi que la norme ISO 9707 Statistiques relatives à la production et à la distribution de livres, de journaux, de périodiques et de publications électroniques. Cette attention portée aux modèles internationaux facilite les comparaisons avec des statistiques semblables provenant d'autres États et régions du monde.

Mais pour arriver à produire des statistiques significatives, BAnQ doit compter sur la collaboration essentielle des éditeurs. En effet, c'est parce que ceux-ci procèdent régulièrement au dépôt légal de leurs publications en y joignant les formulaires exigés que BAnQ peut compiler ces précieuses statistiques. Les formulaires de dépôt légal sont particulièrement nécessaires pour recueillir des données qui ne peuvent, souvent, être connues à partir des publications elles-mêmes, notamment le tirage, le prix de vente des ouvrages, ou encore, pour ce qui est des publications en série, la fréquence de publication.

Une nouvelle année de référence

Changement majeur à signaler à partir de 2003 : l'année de référence de production des statistiques est dorénavant l'année de publication, et non plus l'année de dépôt légal comme c'était le cas auparavant. Cette modification importante permet d'obtenir des données qui se rapprochent davantage du rythme de publication réel des éditeurs québécois. Ce changement amène aussi une mise à jour annuelle des statistiques publiées antérieurement en fonction du dépôt légal tardif de certaines publications. Par ailleurs, l'entrepôt de données de BAnQ dont sont extraits les chiffres publiés permet maintenant de fournir sur demande, dans le respect de certaines conditions (notamment l'anonymat des éditeurs en ce qui concerne certaines données), d'autres statistiques plus précises qu'un chercheur, par exemple, serait intéressé à connaître pour approfondir une problématique particulière. Les publics auxquels s'adressent les Statistiques de l'édition au Québec sont d'ailleurs nombreux : le milieu du livre et de l'imprimé, les organismes gouvernementaux, les journalistes, ainsi que les universitaires et autres chercheurs de différentes provenances qui viennent aussi y puiser des données d'analyse.

Les Statistiques de l'édition au Québec sont une source privilégiée d'analyse du niveau de la vitalité de l'édition imprimée québécoise. Elles sont disponibles pour tous sur le portail de BAnQ, sous l'onglet À propos de BAnQ.

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La cartographie au service de l'art

par Élise Lassonde, bibliothécaire spécialiste de collections
Direction de la recherche et de l'édition

Les visiteurs de la Grande Bibliothèque sont actuellement conviés à un grand voyage dans le temps et dans l'espace. L'exposition Ils ont cartographié l'Amérique retrace la découverte et l'exploration du Nouveau Monde à l'aide de plus de cent cartes géographiques. Les pièces présentées sont non seulement des documents scientifiques exécutés avec rigueur pour consigner le plus exactement possible la réalité des lieux explorés, mais aussi, par leur raffinement remarquable, pratiquement des œuvres d'art. Si l'art et la cartographie se voisinaient jadis sans complexe, on peut se demander s'il en est de même aujourd'hui. Pour le savoir, une incursion dans les collections patrimoniales d'œuvres d'art de Bibliothèque et Archives nationales du Québec est tout indiquée.

Certains artistes visuels contemporains empruntent les codes de la cartographie pour traduire et communiquer leurs déambulations, leurs voyages réels ou imaginaires. Ces outils mnémoniques sont des symboles privilégiés pour traiter des thèmes du voyage, des frontières, de l'espace, de la densité, de la migration, de la quête et de la mémoire collective. Ainsi, la carte géographique vient de façon métaphorique alimenter les réflexions politiques, sociologiques, culturelles et identitaires dans les œuvres visuelles. En se l'appropriant, les artistes lui font perdre ses fonctions usuelles de recension de données géographiques pour accéder à une dimension poétique et allégorique. Les artistes brouillent les frontières et réinventent les distances.

Les œuvres visuelles qui réinterprètent la cartographie héritent de la dualité de ses caractéristiques. D'une part, il s'agit de systèmes graphiques précis au rendu schématique. Certains artistes utilisent cette force graphique de la rigueur cartographique. D'autre part, la somme de renseignements que comportent ces documents inspire des élans baroques de couleurs, de textures et de formes qui se chevauchent. Les œuvres qui déclinent les différents aspects de la cartographie forment donc un corpus très éclectique.

La main de l'artiste trace sur le papier, grave dans le bois ou le métal un trajet unique. Elle offre aux regards des lectures infinies à parcourir dans les méandres et dédales de ces traits.Comme des ponts entre le réel et l'imaginaire, ces manifestations artistiques s'éloignent du lieu physique précis mais conservent un rapport direct avec la géographie. Ces œuvres invitent à se situer dans le temps et dans l'espace et nous obligent à constater la fragilité humaine et l'humilité qu'il convient d'adopter devant l'immensité du territoire. Ces explorations de la problématique de l'identité sont de véritables études de définitions individuelles et sociales.

Les collections de livres d'artistes et d'estampes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) recèlent des œuvres où cette description schématique du territoire est récupérée pour transcrire des explorations au-delà des lieux physiques, sur d'autres terrae incognitae. On y trouve notamment le travail artistique exploitant la cartographie de Jocelyne Aird-Bélanger, Bonnie Baxter, Maria Chronopoulos, René Derouin, Andrée-Anne Dupuis-Bourret, Prina Gagnon, Paula Franzini, Ann McCall, Richard Purdy et Bill Vincent. Ces documents, et bien d'autres, sont conservés au Centre de conservation de BAnQ, au 2275, rue Holt, à Montréal. Une salle de lecture y accueille le public qui souhaite explorer les collections spéciales de BAnQ.

L'exposition Ils ont cartographié l'Amérique se tient à la Grande Bibliothèque jusqu'au 24 août 2008.

Nos partenaires

Catalogue des bibliothèques du Québec. RFN. RDAQ. Les Amis de BAnQ. Fondation de BAnQ.